07.12.2008
Le plan Sarkozy largement approuvé.
Sondage : le plan Sarkozy largement approuvé -
61 % des Français estiment que le plan de relance annoncé jeudi par le chef de l'État va permettre d'amortir les effets de la crise économique en France. Si l'opinion va devoir patienter quelques mois avant de mesurer concrètement l'efficacité du plan de relance, elle estime d'ores et déjà que ce plan de 26 milliards d'euros va permettre d'amortir le choc économique à venir. C'est le principal enseignement du sondage OpinionWay pour Le Figaro et LCI.
Ainsi, 61 % des personnes interrogées pensent que les mesures annoncées jeudi à Douai «sont de nature à limiter les effets de la crise en France». Parmi eux, 7 % se disent «tout à fait» convaincus et 54 % «plutôt» convaincus. À l'inverse, seulement 38 % pensent que la relance n'aura «pas» ou «plutôt pas» d'effets sur la crise en France. Le premier pari de Nicolas Sarkozy, celui de redonner confiance aux Français pour éviter que l'économie ne se fige complètement, est donc en voie d'être gagné.
Dès son annonce, le plan de relance a pourtant été vivement critiqué par l'opposition et les syndicats. C'est «un plan pour rien», a ironisé jeudi la nouvelle première secrétaire du PS, Martine Aubry, tandis que Ségolène Royal a dénoncé «des mesurettes qui ne sont pas à la hauteur du problème». Quant à François Bayrou, il s'est dit «pas très optimiste sur l'issue de ce plan». Force est de constater que ces critiques n'ont pas fait mouche. Car les jugements positifs portés sur le plan de relance dépassent très largement les rangs de l'électorat de l'UMP. 66 % des électeurs de François Bayrou estiment que les mesures vont permettre de limiter les effets de la crise en France.
Au sein de l'électorat de Ségolène Royal, près d'un sondé sur deux - 44 % - pense que la relance aura un effet amortisseur. Prises individuellement, les mesures sont largement approuvées. Elles recueillent entre 94 % et 61 % d'opinions favorables. En haut du podium, la revalorisation du minimum vieillesse (94 % d'opinions favorables), la création de 70 000 logements supplémentaires (87 %), les 4 milliards d'investissements dans les infrastructures et le doublement du prêt à taux zéro (84 %).
Les avis sont plus nuancés sur la prime à la casse de 1 000 euros (66 % d'avis favorables), le fonds d'aide à la restructuration de la filière automobile de 300 millions (61 %) et surtout la prime de 200 euros qui sera versée en avril aux bénéficiaires du RSA (61 %). «Beaucoup de sondés assimilent cette prime à de l'assistanat, relève Bruno Jeanbart, le directeur des études politiques d'OpinionWay. Le gouvernement va devoir encore communiquer pour faire comprendre à l'opinion publique la philosophie du RSA.»
Le volontarisme du chef de l'État plaît aux Français .Plus largement, la philosophie du plan qui soutient l'investissement et non directement la consommation est globalement bien accueillie : 50 % approuvent la priorité donnée à l'investissement tandis que 29 % estiment que ce choix «va plutôt dans le mauvais sens». De quoi laisser perplexes bon nombre d'économistes qui estiment que l'accent aurait dû être davantage mis sur la consommation. Comme lors de la précédente enquête OpinionWay, le volontarisme et le dynamisme de Nicolas Sarkozy continuent à plaire aux Français. Trois mois après le début de la crise, 56 % d'entre eux estiment que le chef de l'État gère «très bien» et «assez bien» la crise. «
Le chef de l'État continue à tirer profit de cette période très compliquée puisqu'il enregistre des scores sur sa gestion de la crise toujours supérieurs à sa côte de popularité», comme le souligne Bruno Jeanbart. Nicolas Sarkozy l'a bien compris et ne cesse de répéter que «ne rien faire serait pire».
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03.12.2008
Le travail le dimanche,un sujet polémique.
Les réunions entre députés UMP n'auront finalement pas permis de trouver un compromis mardi sur la question du travail dominical. Malgré tous ses efforts, le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale Jean-François Copé n'aura pas obtenu l'accord tant espéré sur la proposition de loi du député Richard Mallié.
"Je voterai contre dans la mesure où on a pas obtenu grand-chose", explique l'un des chefs de file des "anti", le député UMP Marc Le Fur, qui a signé avec plus d'une cinquantaine de ses homologues non pas une mais deux tribunes sur la question. "Les gens pour seront cependant très largement majoritaires." Le ministre de la Défense et président du Nouveau Centre - dont certains députés ont signé les deux tribunes - Hervé Morin a indiqué mercredi que chaque parlementaire de son parti voterait "en fonction de sa conscience".
Preuve de confiance de la majorité, même si aucun compromis n'a été trouvé, la discussion dans l'hémicycle a été officiellement programmée mardi pour le 11 décembre. "C'est parce que les choses ont bien avancé la semaine dernière que, lorsque le gouvernement m'a consulté sur l'opportunité de l'inscrire, j'ai dit que je pensais que les conditions étaient réunies pour le faire. On a beaucoup débattu. Après, arrive le moment où il faut décider", a précisé Jean-François Copé à l'issue de la réunion du matin du groupe UMP. Selon plusieurs participants, il a fait amende honorable en reconnaissant avoir "mal mesuré" l'ampleur des divergences sur cette "question de société", qui n'oppose pas "les archaïques et les modernes". Des excuses qui font suite à l'annonce prématurée d'un "large accord", il y a deux semaines.
"Il y a une maladresse parce que ce n'est pas le travail du dimanche" qui est au coeur de cette proposition, a d'ailleurs insisté le président du groupe, Bernard Accoyer mardi soir sur France 2. "Au contraire, le texte commence par réaffirmer le principe du repos dominical", le reste, "ce sont des dérogations pour l'ouverture dans quatre grosses agglomérations de certains types de commerce, hors alimentation", a-t-il détaillé. Le repos du dimanche "primordial" pour 84 % de Français "Le texte est extrêmement restreint, on est arrivés à un stade d'équilibre sur un texte qui est d'abord technique et règle des problèmes précis, a renchérit Jean-François Copé. Ce n'est pas un texte philosophique, sur les valeurs."
Le proposition de loi Mallié devrait autoriser, sous certaines conditions (accord du maire...), l'ouverture des magasins le dimanche dans les zones touristiques et les agglomérations de plus d'un million d'habitants (Paris, Lyon, Marseille, Lille). C'est justement ce dernier point qui pose problème. "Nous souhaitions que le texte se limite aux situations de fait - Marseille et Paris - sans en créer d'autres, explique Marc Le Fur. Si le texte est adopté, le débat ne sera pas clos et sera renvoyé aux agglomérations." La réaffirmation du principe du repos dominical et l'interdiction de l'ouverture, "le dimanche après-midi", des grandes surfaces "comportant des commerces de produits alimentaires" n'auront pas non plus satisfait les "anti".
Ils auront pu se sentir conforter dans leur position par un sondage Ipsos/CFTC/Famille chrétienne/RCF/Radio Notre Dame, qui révèle mardi qu'une majorité de Français (84 %) considèrent comme "primordial et important" que le dimanche reste le jour de repos commun à la plupart des salariés. Sur la question du volontariat prévu dans le projet de loi, 63 % des sondés ne croient pas "qu'ils auront la possibilité de refuser de travailler le dimanche si l'employeur leur demande de venir ce jour-là", contre 35 % estimant le contraire.
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18.11.2008
Un plan de développement pour les énergies renouvelables.
Le plan pour le développement de la part des énergies renouvelables dans la consommation française de Jean-Louis Borloo, qui prévoit le doublement de la production d’énergies renouvelables en 12 ans, concerne en particulier la filière géothermie et pompes à chaleur Grenelle Environnement, comment réussir la transition énergétique en France ?
Le ministre Jean-Louis Borloo, a présenté le 17 novembre 2008, dans le cadre la Semaine des Energies Renouvelables, le plan national de la France pour le développement des énergies renouvelables, avec notamment le développement de la filière géothermie et pompes à chaleur . Ce plan énergies renouvelables à l'horizon 2020, a pour objectif d’atteindre les objectifs fixés par le Grenelle Environnement d’octobre 2007, et donc d’avoir au moins 23% la part des énergies renouvelables dans la consommation globale d’énergie à l’horizon 2020.
Ce plan pour le développement de la part des énergies renouvelables dans la consommation française, qui prévoit le doublement de la production d’énergies renouvelables en 12 ans, comprend 50 mesures, qui concernent l’ensemble des filières renouvelables dont la géothermie et les pompes à chaleur. Jean-Louis Borloo a déclaré qu’il souhaitait « l’accélération du déploiement des pompes à chaleur et relance à grande échelle de la géothermie en Ile-de-France et dans d’autres régions françaises » Les objectifs de chaque filière seront précisés à l’occasion de l’adoption, en 2009, de la nouvelle programmation pluriannuelle des investissements (PPI) dans la production d’énergie. Focus sur la filière Géothermie et pompes à chaleur. Jean-Louis Borloo a déclaré qu’il souhaitait « l’accélération du déploiement des pompes à chaleur et relance à grande échelle de la géothermie en Ile-de-France et dans d’autres régions françaises ».
Le dispositif du crédit d’impôt a permis de dynamiser le marché des pompes à chaleur, avec une croissance de 50% entre 2006 et 2007. Avec plus de 160 000 pompes à chaleur vendues en 2007, la France est aujourd’hui le premier marché européen. La géothermie est également utilisée pour produire de la chaleur à basse et moyenne température. C’est notamment le cas pour les nappes aquifères profondes situées en Ile-de-France. Les 34 opérations réalisées depuis les années 1980 et qui sont encore en fonctionnement assurent le chauffage de plus de 150 000 équivalent-logements. Un programme de recherche, né d'un accord de coopération franco-allemand signé en 1987, est actuellement mené à Soultz-sous-Forêts en Alsace. 15 laboratoires de recherche sont impliqués dans ce programme, ainsi que plusieurs centaines d’entreprises sous-traitantes. Les trois forages à 5 000 m de profondeur ont représenté un coût de l’ordre de 115 M€.
Ce projet est actuellement le plus avancé au monde en termes de résultats acquis dans le domaine de la géothermie électrique. Un premier groupe turboalternateur de 1,5 MW a été installé en juin 2008, permettant l’injection des premiers kWh sur le réseau électrique. La France dispose aujourd’hui d’une installation de production à Bouillante en Guadeloupe de 16 MW. Une troisième tranche est d’ores et déjà envisagée sur ce site, ainsi qu’un projet régional avec la Dominique (projet GéoCaraïbes). Par ailleurs, des études de prospection sont lancées depuis 2000 sur des sites analogues à la Martinique et à la Réunion. Le comité opérationnel « énergies renouvelables » du Grenelle Environnement a proposé une multiplication par 6 de la géothermie et des pompes à chaleur à l’horizon 2020, soit une contribution de 2 millions de tonnes équivalent pétrole représentant 10% de l’augmentation de la production d’énergie renouvelable (20 Mtep) à cet horizon.
Les objectifs restants à confirmer à l’occasion de l’adoption de la nouvelle PPI : Situation en 2006 : 0.4 Mtep et 75 000 foyers équipés de pompes à chaleur - Objectif pour 2020 : 2.4 Mtep (production multipliée par 6) et 2 millions de foyers équipés de pompes à chaleur. Pompes à chaleur : Afin de consolider la dynamique actuelle dans le domaine des pompes à chaleur, l’Etat maintiendra un haut niveau de soutien à l’installation de ces équipements dans l’habitat, l’objectif étant d’équiper 2 millions de foyers d’ici 2020. La recherche se poursuivra dans ce domaine. Il s’agit d’améliorer la connaissance des formations superficielles, notamment dans les zones urbaines et périurbaines, de développer la connaissance des performances et de l’impact sur les milieux des différents types d’échangeurs souterrains.
En particulier, le BRGM exploitera à Orléans une plate forme expérimentale sur les pompes à chaleur géothermales et leurs échangeurs souterrains . Les pompes à chaleur géothermales dans l’habitat collectif, le tertiaire, l’industrie et l’agriculture seront éligibles à des financements du « fonds chaleur renouvelable ». Relance à grande échelle de la géothermie à basse et moyenne température : La mise en place du « fonds chaleur renouvelable » va permettre une relance à grande échelle de la géothermie en Ile-de-France, mais également dans d’autres régions comme l’Alsace, l’Aquitaine, Midi-Pyrénées, la région Centre. Dès 2009, plusieurs grands projets pourront être financés : les réseaux de chaleur de la Courneuve, de Clichy-sous-Bois, de Saint Cloud et de Val Maubuée, auxquels s’ajoutent les bâtiments d’Aéroports de Paris à Orly. Une dizaine d’autres projets sont à l’étude pour les années suivantes.
En Alsace, un projet utilisant la technologie utilisée par le pilote de Soultz-sous-Forêts a été étudié en vue d’alimenter en chaleur l’usine de l’entreprise Roquette. Ce projet pourra être financé par le fonds chaleur renouvelable. Production d’électricité à partir de géothermie : Un programme pluriannuel d’accompagnement scientifique de l’exploitation permettra de valoriser au mieux les acquis scientifiques du pilote de Soultz-sous-Forêts en Alsace. Afin d’accompagner les projets en matière de géothermie profonde utilisant les technologies développées à Soultz-sous-Forêts, le ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire va mettre à l’étude une révision du tarif d’achat de l’électricité pour cette technologie.
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