30.11.2006

NICOLAS SARKOZY CANDIDAT A LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE

Le président de l'UMP annonce sa candidature dans une interview publiée ce matin dans la presse régionale. Il s'expliquera ce soir sur France 2.

La course à l'Élysée de Nicolas Sarkozy a officiellement démarré. Son ambition est de « créer une nouvelle relation avec les Français, qui repose sur deux mots : confiance et respect », dit-il dans un entretien publié ce matin,par plusieurs journaux de province. Il veut faire de notre pays « celui où tout peut devenir possible », « pour tout le monde ». « Qu'on ne compte pas sur moi pour tenir un discours qui ne soit pas fidèle aux valeurs de la droite et du centre, prévient-il. J'aime mon pays, je crois aux vertus du travail, du mérite, de la récompense et de l'effort. Mais je ne suis pas un conservateur car je crois au mouvement ». Et de préciser à l'intention de Ségolène Royal : « L'ordre n'est acceptable que s'il est en mouvement. L'ordre juste, c'est juste de l'ordre. »

«Rompre n'est pas la crise»

Nicolas Sarkozy répond aussi à ses amis - ou adversaires - de droite rétifs au concept de « rupture » : « A ceux qui voudraient m'appeler à la continuité, je pose la question : êtes-vous sûrs d'être en harmonie avec les Français ? ». « Rompre n'est pas la crise », ajoute-t-il, en affirmant : « Je veux la rupture tranquille ». Y compris avec Jacques Chirac, à propos duquel il soutient que chacun peut « être fidèle à son histoire, fier de son bilan, et proposer pour les cinq années à venir un autre chemin ».

Concernant la date de son départ du gouvernement, qui fait débat jusque chez ses proches, le ministre de l'Intérieur explique : « Il est trop tôt pour répondre, parce que ma famille politique n'a pas encore décidé de me soutenir. En tout état de cause, je ne serai plus ministre au moment de l'élection : en cela, je serai le premier à m'imposer cette règle contraignante. »

Dominique de Villepin n'a pas la réponse à la question dont il estimait hier matin qu'il revenait au ministre-candidat de la trancher. Peut-être Nicolas Sarkozy précisera-t-il ses intentions ce soir, sur France 2, dans « A vous de juger ». Grâce à une succession de tables rondes, le chef de l'UMP aura en tout cas l'occasion de développer son programme dans quatre domaines qu'il juge prioritaires : le pouvoir d'achat, l'éducation, la sécurité et l'immigration. Invités à interroger Nicolas Sarkozy sur ses projets en matière de droit du travail, les principaux leaders syndicaux ont décliné l'offre. En revanche, un artiste concerné par l'immigration - probablement Enrico Macias - devrait l'interpeller sur ce sujet.

Une méthode sage

Du moins si tout se passe comme prévu par le candidat désormais déclaré. Ce qui n'a pas été le cas hier. Selon le « plan média » des stratèges sarkozystes, la primeur de l'entrée en campagne de leur champion devait être réservée à la presse régionale. C'est Jean-Pierre Caillard, PDG du quotidien auvergnat La Montagne, qui a suggéré l'idée à Brice Hortefeux, élu du département et bras droit de Nicolas Sarkozy.

29.11.2006

NICOLAS SARKOZY A PROMIS UNE SURPRISE.

Notre Ministre de l'Intérieur à promis une surprise pour l'annonce de sa candidature:

PARIS (Reuters) - Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a promis à plus de 300 parlementaires UMP une "surprise" pour l'annonce de sa candidature à l'élection présidentielle de 2007, qui devrait intervenir jeudi.

Les parlementaires étaient invités au ministère de l'Intérieur pour un buffet à l'occasion de l'examen par le Parlement de sa loi sur la prévention de la délinquance.

Mais selon les participants interrogés à la sortie, le président de l'UMP leur a surtout parlé de sa détermination à briguer la présidence de la République.

"Il a indiqué que probablement il annoncerait un certain nombre de choses jeudi", a déclaré Eric Woerth, trésorier de l'UMP. "Mais peut-être qu'on ne s'attend pas à la forme."

"Pour jeudi, il a promis une surprise", a renchéri le député Dominique Paillé. "Il a laissé entendre que ça pourrait être jeudi mais il a dit, vous verrez, il y aura une surprise", a confirmé un autre député, proche du ministre de l'Intérieur.

Nicolas Sarkozy est l'invité jeudi soir de l'émission "A vous de juger" sur France 2. Mais plusieurs participants ont laissé entendre qu'il pourrait confirmer avant cette émission ce que, au demeurant, tout le monde sait déjà.

"La façon dont il le fera illustrera beaucoup le message qu'il veut faire passer aux Français", a déclaré le jeune député Laurent Wauquiez, également proche du président de l'UMP. "Il tient à ce que ça ne soit pas un scénario écrit à l'avance mais un scénario de rencontre directe avec les Français."

Selon Laurent Wauquiez et d'autres parlementaires UMP, ce pourrait être à l'occasion d'un déplacement avant l'émission "A vous de juger".

Nicolas Sarkozy fait aujourd'hui figure de candidat "naturel" de l'UMP mais ce statut lui est contesté par le Premier ministre Dominique de Villepin, la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie et les fidèles du président Jacques Chirac.

Les éventuels candidats à l'investiture de l'UMP autres que Nicolas Sarkozy ont jusqu'au 31 décembre pour se déclarer et les militants du parti seront invités à désigner leur candidat le 14 janvier.

Selon Dominique Paillé, le ministre de l'Intérieur "a précisé sous un tonnerre d'applaudissements qu'il ne pouvait pas être imaginable qu'il y ait des candidats UMP en dehors de l'UMP

26.11.2006

SARKOZY SE POSE EN RASSEMBLEUR


Présidentielle: Sarkozy pose en rassembleur de l'UMP .medium_reunionp_stetienne.jpg


VERSAILLES-- Nicolas Sarkozy a promis samedi dans une quasi-déclaration de candidature devant les adhérents de l'UMP qu'il "rassemblerait tout le monde" dans sa future campagne présidentielle sans "céder aux provocations".
"Ce que vous attendez de moi c'est que je rassemble tout le monde. Ce que vous attendez de moi, c'est que je ne déçoive pas. C'est que dans les cinq mois qui viennent vous soyez à nouveau fiers de la France, notre patrie et notre nation", a lancé le bientôt candidat déclaré devant un millier de militants UMP réunis à Versailles (Yvelines) à l'occasion de l'opération "48 heures" du parti.
Cette opération organisée ce week-end dans toutes les fédérations était destinée à promouvoir le projet législatif du parti et à contrer le congrès d'investiture de la candidate socialiste Ségolène Royal, qui se tiendra dimanche.
"Je sais que de grandes responsabilités pèsent sur mes épaules. Je dis à chacun de mes amis dans cette salle, quelle que fut mon histoire dans le passé, j'essaierai d'être à la hauteur de cette responsabilité", a promis M. Sarkozy. Il s'exprimait notamment devant les ministres chiraquiens Henri Cuq et Gérard Larcher, la présidente du Forum des républicains sociaux Christine Boutin, Valérie Pécresse, porte-parole de l'UMP, et le député apparenté UDF Christian Blanc, tous élus des Yvelines. Seul baron local de l'UMP absent, le président du conseil général Pierre Bédier, autre chiraquien, avait rédigé un message lu par M. Larcher.
Le président de l'UMP s'est engagé à "prendre en compte l'histoire", les "conditions propres" et la "susceptibilité" de chacun de ses amis. "J'essaierai un jour le moment venu de faire de toutes ses différences la magie du rassemblement", a-t-il promis.
"Je sais parfaitement bien que je n'ai pas le droit de céder aux provocations, que moins qu'un autre, je n'ai le droit de répondre", a ajouté le président de l'UMP dans une allusion aux attaques des chiraquiens contre lui. "Il m'arrive même parfois de recevoir des messages et j'ai choisi de ne pas les entendre", a-t-il ironisé.
"Je ne sais pas ce que le mot adversaire veut dire dans ma famille politique. Je n'ai que des amis", a résumé M. Sarkozy.
"Si d'autres se trompent d'adversaire, moi je ne me tromperai pas d'adversaire", a-t-il également lancé dans une allusion au président de l'UDF François Bayrou.
La période de dépôt des candidatures en vue du vote des adhérents de l'UMP sur le candidat soutenu par le parti à l'élection présidentielle s'est ouverte jeudi et sera close le 31 décembre. Les résultats du vote seront annoncés lors d'un congrès le 14 janvier.
Incontestable favori, Nicolas Sarkozy, dont la candidature n'est un secret pour personne, a fait savoir jeudi soir sur TF1 qu'il ferait sa déclaration officielle la semaine prochaine. Le ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie annoncera pour sa part sa décision avant le 31 décembre.
Le président de l'UMP a défendu la procédure de désignation du candidat arrêtée mercredi soir par le bureau politique de l'UMP, alors que le Premier ministre Dominique de Villepin entretient l'ambiguïté sur une éventuelle candidature sans le soutien du parti.
"Une candidature à l'extérieur de la famille, c'est parfaitement le contraire de ce que nous avons voulu" lors de la fondation en 2002 de l'UMP, a estimé M. Sarkozy.
Il a de nouveau invité tous ceux qui veulent "incarner une alternative" à l'intérieur du parti à se présenter. Le ministre de l'Emploi Jean-Louis Borloo, qu'il avait cité jeudi parmi les candidats possibles, a déjà répondu négativement à son appel.
Au passage, Nicolas Sarkozy a annoncé que le cap des 300.000 adhérents qu'il s'était fixé pour le vote sur la candidature présidentielle avait été dépassé ce samedi.

25.11.2006

BORLOO N'ENVISAGE PAS D'ËTRE CANDIDAT

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Borloo n'envisage pas d'être candidat pour le moment pour 2007 .

Le ministre de l'Emploi et co-président du Parti radical Jean-Louis Borloo n'envisage pas pour le moment d'être candidat à l'élection présidentielle de 2007, ni à l'intérieur de l'UMP, ni hors de l'UMP.

"J'ai envie de dire ma vérité. Est-ce qu'il faut que ça prenne la forme d'une candidature ? Ce n'est pas le sentiment du jour", a-t-il déclaré à Reuters mardi soir, de Bayonne, où il était en déplacement.

"On verra le 16 décembre, puis en février", a-t-il cependant ajouté en faisant allusion au calendrier arrêté mercredi dernier par le Comité exécutif du Parti radical, parti associé à l'UMP.

Le Parti radical tiendra congrès le 16 décembre et validera alors le "contrat républicain" qu'il souhaite proposer.

Ce contrat républicain "sera ensuite à débattre avec la ou le candidat désigné par l'UMP et on fera le point au premier trimestre, mi-février-début mars", a précisé Jean-Louis Borloo.

Le bureau politique de l'UMP a pour sa part décidé mercredi soir de reporter au 31 décembre, au lieu du début du mois, la date limite de dépôt des candidatures à l'investiture du parti présidé par Nicolas Sarkozy pour l'élection de 2007.

L'UMP doit choisir le candidat auquel elle apportera son soutien lors d'un congrès prévu le 16 janvier, après un débat interne et un vote des adhérents.

Le ministre de l'Intérieur, qui fait aujourd'hui figure de candidat "naturel" de l'UMP, a déclaré jeudi soir sur TF1 qu'il officialiserait sa candidature la semaine prochaine.

Il a invité les dirigeants du parti éventuellement désireux d'en faire autant à se faire connaître d'ici le 31 décembre.

Nicolas Sarkozy a cité le Premier ministre Dominique de Villepin, la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie et Jean-Louis Borloo, que deux dirigeants du Parti radical ont invité vendredi à sauter le pas.

SOLLICITATION:

"Nous demandons à Jean-Louis Borloo de porter (la) voie radicale comme candidat au sein de ce débat crucial pour l'élection présidentielle", écrivent dans un communiqué l'autre co-président du parti, André Rossinot, et le sénateur-maire de Saint-Etienne, Michel Thiollière.

Le ministre de l'Emploi s'est dit "flatté" et "sensible" à cette "sollicitation" mais a estimé que les décisions du bureau politique de l'UMP ne devaient en rien changer le calendrier du Parti radical et ses propres décisions.

Prié de dire si cela signifiait qu'il ne serait pas candidat à la candidature sous la bannière de l'UMP, il a répondu : "La position adoptée mercredi de manière unanime par le Comité exécutif du Parti radical était celle-là."

"Je ne vois pas de motif à modifier le calendrier", a-t-il souligné. "Mais on se voit le 16 décembre, on tranchera ce point définitivement le 16."

"Est-ce que le fait que l'UMP se soit décalée au 31 décembre peut vouloir dire que nous pouvons changer d'avis le 16 ? Je n'en ai pas le sentiment", a-t-il cependant ajouté.

Interrogé sur l'éventualité d'une candidature hors de l'UMP, il a répondu que le Parti radical, "formation politique centenaire", souhaitait certes que le pays "s'engage fortement sur des points particuliers" mais ne s'inscrivait pas dans une "logique de casting" présidentiel.

"On ne peut pas tout exclure mais, franchement, on n'est pas dans ce rôle-là pour l'instant", a-t-il déclaré.

"Mais on verra le 16 décembre, puis en février", a répété Jean-Louis Borloo.

22.11.2006

Villipin réaffirme son opposition à la descrimination positive

Villepin réaffirme son opposition à la discrimination positive



 Dominique de Villepin a réaffirmé aujourd'hui mercredi son opposition à la discrimination positive proposée par Nicolas Sarkozy, "un chemin sans issue (...) dans un pays aussi attaché au mérite et à l'égalité".
"Je l'ai dit, je ne crois pas à la discrimination positive. C'est peut-être un raccourci pour répondre à une attente dont nous sommes tous d'accord pour dire qu'elle urgente. Mais c'est un chemin sans issue, en particulier dans un pays aussi attaché au mérite et à l'égalité", a déclaré le Premier ministre devant le congrès des maires.
"Alors poursuivons sans relâche la lutte contre les discriminations, sachons faire une place dans nos partis politiques à d'autres tempéraments, à d'autres histoires, à d'autres façons d'aborder la politique. Nous y gagnerons tous, et les Français au premier chef", a ajouté M. de Villepin.
"C'est probablement un chemin plus long, plus exigeant. Mais le résultat, j'en suis convaincu, sera plus solide, durable et accepté par tous", a conclu le Premier ministre.
La discrimination positive est l'un des nombreux sujets de désaccord entre les proches de Jacques Chirac et ceux de Nicolas Sarkozy. Michèle Alliot-Marie avait elle aussi exprimé publiquement son désaccord avec cette proposition jeudi dernier devant le conseil national de l'UMP.

VILLEPIN VERRA SEUL LES DEPUTES UMP.

Villepin verra les députés UMP seul
Crédit Photo : TF1-LCI 
Dominique de Villepin le 16 novembre 2006, lors du Conseil national de l’UMP censé valider le programme législatif du parti

Nicolas Sarkozy a précisé qu'il ne participerait pas à la "rencontre informelle" initialement prévue entre lui, Villepin, Alliot-Marie et des députés UMP.

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La très grande majorité des parlementaires UMP ne supporte plus les fortes tensions réapparues depuis ce week-end au sein de la majorité. Ainsi, Dominique de Villepin et plusieurs députés vont participer "très prochainement" à une "réunion de conciliation". L'annonce a été faite mardi en milieu de journée par le président de groupe Bernard Accoyer. Nicolas Sarkozy a fait savoir dans l'après-midi qu'il ne participerait pas à cette réunion. 

Dans la matinée, la réunion de bureau des députés UMP avait été houleuse, selon plusieurs participants. En revanche, celle du groupe a été particulièrement glaciale pour le Premier ministre qui y a assisté durant un quart d'heure.

"Ca suffit !" Tel est le message qu'ont voulu adresser au chef du gouvernement et son fidèle ministre François Goulard les députés UMP. Certains parlementaires sarkozystes, très énervés par l'attitude de Dominique de Villepin ces derniers jours, ont menacé de ne pas voter un prochain projet de loi. Le premier vice-président du groupe, Jean Leonetti, les a mis en garde, expliquant que cela risquait "de casser la majorité". Il a observé que "la cohésion du groupe était la force de la majorité".

Sarkozy plébiscité par les sympathisants UMP

A l'issue de la réunion, le sarkozyste Bernard Deflesselles a déploré que le conseil national de l'UMP de jeudi dernier ait été "gâché, parce que les médias ont repris un couac qui n'a pas lieu d'être". Michèle Alliot-Marie avait alors été sifflée pour avoir critiqué certaines positions du président de l'UMP.

"Il y a eu aussi des déclarations ministérielles intempestives, une en particulier, de François Goulard, qui nous explique que la parole n'a pas été libre au conseil national, ce qui est complètement faux". "Il critique le projet du parti qui a été adopté à 92%. Il faut que ça cesse (...) Maintenant ça suffit", a-t-il ajouté. Et d'affirmer que Nicolas Sarkozy était "très serein, les sondages montrant qu'il était plébiscité à droite".

Après une période plutôt calme, la journée de dimanche avait mis le feu aux poudres à l'UMP. Dominique de Villepin avait affirmé que "rien n'était joué" pour la désignation du candidat UMP à la présidentielle, tandis que le ministre François Goulard avait jugé Nicolas Sarkozy "incapable d'admettre un avis différent du sien" dans une interview au vitriol dans Le Parisien. 

21.11.2006

LE PROJET SARKOZY SUR LA DELINQUANCE A L'ASSEMBLEE NATIONALE

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 France:
10:47 Volkswagen va arrêter la production de la Golf à Bruxelles    09:49 Le traité Iter, réacteur expérimental thermonucléaire, a été signé à l'Elysée    08:43 France: croissance nulle du PIB confirmée au 3e trimestre (Insee)    08:38 L'Irak et la Syrie ont renoué leurs relations diplomatiques    08:19 Dans une lettre à Sarkozy, Alliot-Marie appelle à un "débat libre" à l'UMP   
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Délinquance: le projet Sarkozy à l'Assemblée.


Les députés entament cet après-midi,21/11/O6 le projet de loi sur la prévention de la délinquance de Nicolas Sarkozy.

- Jeune délinquant présumé devant la justice - France 2 -
Adopté en première lecture le 21 septembre par le Sénat, ce texte prévoit de durcir les sanctions contre les mineurs délinquants et les multirécidivistes. Il instaure une "présentation immédiate" en justice des jeunes délinquants et comporte un volet santé mentale.

En outre, il fait du maire le "pivot" de la prévention de la délinquance.

A cinq mois du premier tour de la présidentielle, les débats doivent permettre à la gauche de se confronter au probable candidat UMP à l'élection présidentielle. Le chef de file du PS à l'Assemblée, Jean-Marc Ayrault, a d'ores et déjà dénoncé les "dangers" du texte de Nicolas Sarkozy.

Des réserves au sein même de la majorité
Au sein de l'UMP, l'ensemble du projet Sarkozy ne recueille pas l'unanimité. Ainsi, le principe de peine-plancher pour mineurs et récidivistes, prôné par les sarkozystes, a été finalement écarté suite à l'opposition du Premier ministre Dominique de Villepin et du garde des Sceaux Pascal Clément.

Les échanges acerbes entre Michèle Alliot-Marie et Nicolas Sarkozy sur les jeunes, lors du conseil national de l'UMP jeudi, ont illustré également les tensions sur ce texte, débattu à l'Assemblée un an après la crise des banlieues de novembre 2005.

La gauche affûte ses armes
Trois motions de procédure, deux du PS et une du PCF, doivent être défendues par l'opposition, alors que plusieurs centaines d'amendements ont été déposées.

Comme pour montrer la détermination du groupe PS, Jean-Marc Ayrault doit être l'orateur principal. Pour le groupe communiste, la bataille doit être conduite par Michel Vaxès et Patrick Braouezec.

Quinze séances, du 21 au 29 novembre, sont prévues pour l'examen du projet de loi, qui doit faire l'objet d'un vote solennel le 5 décembre.

Les grandes lignes du projet de loi

Le projet de loi Sarkozy, débattu en pleine pré-campagne électorale et en pleines élections professionnelles dans la police, a pour principe général de durcir les possibilités de répression contre les mineurs délinquants par une réforme de l'ordonnance de 1945.

Il instaure notamment une mesure qui rendrait exceptionnelle "l'excuse de minorité", qui est actuellement la rêgle à partir de 16 ans.

Les mesures répressives, telles que la détentions, le contrôle judiciaire, sont favorisées, une procédure de comparution immédiate pour mineurs de 16 ans est instaurée, tandis que les sanctions éducatives sont durcies par rapport aux admonestations.

A la suite de récentes affaires très médiatisées, l'introduction d'un nouveau délit réprimant les embuscades contre les policiers a été décidée, mais la création de peines dites "planchers" (sanctions minimales que les juges seraient tenues de prononcer en cas de récidive) voulue par Nicolas Sarkozy, est pour l'instant repoussée, face aux vétos de Matignon et de la Chancellerie.

Par ailleurs, une partie du projet de loi réforme la loi de 1990 sur l'internement psychiatrique, qui étend les prérogatives des maires et durcit les conditions de sortie, doit être ôtée du projet, à la suite de protestations des milieux médicaux.

17.11.2006

PASSE D'ARMES ENTRE SARKOZY ET ALLIOT-MARIE SUR LES JEUNES

Passe d'armes entre Sarkozy et Alliot-Marie sur les jeunes

.

 

 Lors du Conseil national de l'UMP mercredi,la ministre de la Défense

a reproché à son camp d'avoir trop souvent braqué les jeunes.

Les deux prétendants à la présidentielle se sont également

opposés sur la discrimination positive .

 

 

 

C'est un Conseil national de l'UMP mouvementé qui a débuté mercredi matin, alors que élus étaient réunis pour valider le projet et les investitures pour 2007 . La ministre de la Défense, qui laisse planer le doute sur sa candidature, s'est prononcé "contre la discrimination positive" défendue par Sarkozy. Elle lui reproche de faire "passer l'appartenance à une communauté avant la prise en considération des besoins de la personne". La ministre de la Défense a aussi critiqué ceux qui ont "braqué" la jeunesse. "Trop souvent, nous avons laissé s'insinuer l'idée qu'un jeune était un délinquant en puissance ou en devenir. Nous devons écouter la jeunesse et lui rendre confiance en la politique", a-t-elle lancé alors que des sifflements se faisaient entendre.

"Ne pas confondre les jeunes et le jeunisme"

Peu après, le président de l'UMP a répondu à la ministre de la Défense : "je ne confond pas la place faite aux jeunes et le jeunisme, quand un jeune se comporte comme un délinquant. Ce n'est pas parce qu'un délinquant est jeune qu'il en est moins délinquant". Quant à la discrimination positive : "C'est bien beau de continuer à aligner les discours sur l'égalité des chances en total décalage avec la réalité". Nicolas Sarkozy s'était auparavant dit favorable à deux idées de Michèle Alliot-Marie : organiser des "conférences de la cohésion sociale" et mettre sur pied, avec lui, une convention de l'UMP sur la défense, qui aurait lieu en janvier.

Debré et Ollier au secours

Après ce duel, le président de l'Assemblée Jean-Louis Debré et le député Patrick Ollier ont pris la défense de la ministre de la Défense. Jean-Louis Debré a dit avoir quitté sa ville d'Evreux pour rejoindre le Conseil de l'UMP après avoir "entendu à la radio" que Michèle Alliot-Marie y avait été victime de sifflets "organisés", ce qui "n'est pas acceptable". "Quand on veut rassembler, il y a des choses qui ne se font pas", a-t-il estimé. Quant à Patrick Ollier, il a expliqué la démarche de Michèle Alliot-Marie : elle "souhaite le débat à l'intérieur du parti, c'est pour ça qu'elle était venue dire sa différence". Nicolas Sarkozy avait affirmé peu avant : "La division et les règlements de compte ont conduit aux défaites que l'on connaît". Patrick Ollier a jugé "la manière dont le président de l'UMP lui a répondu pour le moins discourtoise".

 

14.11.2006

LES CANDIDATS A LA PRESIDENTIELLE VONT PLANCHER SUR LES PRISONS

Etes vous prêt aujourd'hui à vous engager pour réformer les prisons ? 
Voilà la question qui va être posée, aujourd'hui, aux candidats à
l'élection présidentielle par les instigateurs des récents états généraux
 de la condition pénitentiaire (1), au terme d'une journée de débats
organisée à la Maison de la radio. Une sorte de charte de deux pages
rédigée par Robert Badinter leur sera remise ; ils auront quinze jours
pour se prononcer et leurs réponses seront rendues publiques le 7
décembre.
Outre cette «déclaration d'engagement» qui énumère une douzaine de
principes directeurs de la réforme pénitentiaire souhaitée, les
destinataires se verront remettre ce qui constitue le terreau des
propositions : les cahiers de doléance issus de la vaste consultation
 lancée, avant l'été, sous l'égide de l'Observatoire international des
prisons (OIP) auprès de tous les acteurs du monde carcéral et
notamment des détenus qui se sont exprimés en masse (2). Le tout
sera également envoyé au Premier ministre et aux présidents des
 deux Chambres.
Constat. De l'analyse des questionnaires épluchés par BVA, les auteurs
 tirent un constat : «Le statu quo n'est pas acceptable car l'insatisfaction
concerne tous les pans du monde carcéral et touche l'ensemble de ceux qui y
vivent et y travaillent. D'autre part, les attentes qui se sont exprimées
 rejoignent les exigences posées par les instances de protection des droits
de l'homme.» Chacune de leurs préconisations renvoie d'ailleurs aux
nombreux rapports publiés ces dernières années, tant par les
députés et sénateurs français, que par de hauts magistrats comme
 Guy Canivet, premier président de la Cour de cassation, ou par des
instances internationales (Conseil de l'Europe...).
Pourquoi cette abondante littérature n'a-t-elle pas encore débouché
sur une réforme d'envergure ? Dans son questionnaire, un médecin
de prison avance cette explication : «Le plus gros des obstacles vient
 sans doute de la représentation de la prison que se fait une majorité de
personnes : un lieu où on doit souffrir pour expier ! Cela justifie les locaux
 sordides, l'indifférence et le mépris.» Il faut en finir avec ce genre
d'idées et les atermoiements, estiment les signataires des états
généraux, qui listent toute une série de mesures applicables très
rapidement (limitation drastique du recours à la fouille corporelle,
affectation du détenu dans une prison proche de sa famille...)
Horizon. Pour les dispositions réalisables à l'horizon d'une
législature (cellules individuelles, multiplication des placements à
l'extérieur...), les auteurs prônent un travail collectif. Une réforme
d'ampleur «ne saurait être laissée aux bons soins du seul ministère de
 la Justice, écrivent-ils. Cette tâche devrait être confiée à une mission
interministérielle, conduite par une personnalité incontestable et
 incontestée, et constituée de représentants de tous les ministères
 concernés
mais aussi de personnalités qualifiées de la société civile.» 
Les propositions issues des états généraux sont classées selon
quatre grands thèmes : respect des droits ; temps passé en prison
; soins médicaux et psychiatriques ; préparation à la sortie.
 Le détenu reste un humain dont les droits fondamentaux doivent
être respectés ; l'incarcération n'est «que» la privation de la liberté
d'aller et de venir, rappellent les tenants de la réforme. Or, dans
les faits, «la personne incarcérée n'est plus considérée comme
 responsable, c'est le paradoxe», soulignait un intervenant en prison,
lors de la consultation. «On crée une situation de passivité et
d'assistanat où toute initiative du détenu est mise à mal.» 
Dans ce registre, les cahiers de doléance reprennent l'une des
 revendications majeures des prisonniers : que les conditions de
 vie dans les centres de détention qui hébergent des
condamnés à des peines moyennes ou longues (portes des
cellules ouvertes, accès au téléphone...) soient appliquées dans
les maisons d'arrêt. Mais il préconise aussi la mise en place
d'un organe de contrôle extérieur, l'encellulement individuel, le
 droit pour un détenu d'assister à la fouille de sa cellule,
 l'installation de sanitaires qui préservent l'intimité, l'accès à un
 revenu minimum, la suppression de la fouille corporelle intégrale.
Dans leur rapport de 2000, les sénateurs stipulaient d'ailleurs :
 «Les fouilles à corps doivent être au maximum réduites, le recours
aux investigations corporelles internes devant être prohibé, sauf cas
exceptionnel motivé par un impératif de sécurité.» 
Mission. Au chapitre «temps passé en prison», les rédacteurs
 rappellent la mission de réinsertion de l'administration pénitentiaire,
 inscrite dans la loi. Ils insistent sur les mesures qui préservent
les liens des détenus avec leurs familles et celles qui débouchent
 sur une formation professionnelle. En matière de soins,
 ils réclament la prise en compte du nombre croissant de détenus
 souffrant de graves troubles psychiatriques (paranoïa, psychoses
hallucinatoires chroniques, agoraphobies...) et leur transfert
systématique à hôpital.
En matière de préparation à la sortie, ils constatent l'échec du
dispositif prévu par la loi Perben 2 qu'ils attribuent à «la complexité
 de la procédure», mais aussi à la difficulté de préparer des projets de
 sortie «par manque de moyens en termes d'emploi, de formation,
d'hébergement, d'accès aux droits (carte d'identité, titre de séjour...)
et/ou aux dispositifs de soins». D'où l'idée d'éviter les détentions
 provisoires, et de prévoir qu'à leur sortie, les détenus puissent
bénéficier de toutes les aides auxquelles ils peuvent prétendre.
Je profite de ce débat pour évoquer mes propositions,notamment
pour une réforme totale des Prisons Françaises  ?  ( paru dans mon
blog en date du 3O O9 2OO6 pour un " nouveau système pénitentiaire")
 

Un nouveau système pénitentiaire

De nouvelles maisons de détention : 

Une proposition toute simple,étendre le financement des établissements pénitentiaires à des sociétés d'investissements privés.Le contribuable ne serait pas du tout concerné dans la construction de nouvelles prisons fonctionnelles et humaines.  La nouveauté figure dans la location des lieux de détention. En effet, le locataire aurait la charge d'un loyer mensuel,le temps de sa détention. La contribution se ferait par un emploi fourni par l'administration pénitentiaire,soit à l'intérieur ou à l'extérieur des maisons de détention,suivant le degré et la durée de la peine . Dans le cas d'un refus de cette offre, le détenu allongerait sa peine dans le durée de ses impayés.

Cela me paraît une bonne formule, et une possible réinsertion dans la catégorie de l'emploi occupé avec un suivi continu,pour éviter à l'intéressé  de tomber dans l'oisiveté,mère de tous les vices comme disait Voltaire.

REFORMER LE SYTEME CARCERAL FRANCAIS: Prenons modèle sur la Suède où les prisons sont plus humaines qu'en France et championne des peines alternatives: deux tiers des detenus purgent leur peine en semi-liberté.

En Suède,les prisons sont divisées en trois niveau ( semi-ouverte,moyenne et haute sécurité ). Toutes proposent des cellules individuelles, des acivités sportives et professionnelles, des programmes d'éducation, des thérapies comportementales ( violences,toximanie ). Sans parler des appartements et des chambres pour visites familiales, unités de vie avec cuisine, des douches quotidiennes, de la nourriture saine et une hygienne irréprochable.

La société suèdoise prône le traitement plutôt que la punition. La prison n'est choisie qu'en dernière option. Avec 5OOO condamnés dégtenus pour 13OOO qui sont hors établissement, la Suède est championne des mesures alternatives à l'emprisonnement ( travail d'intérêt général, période de probation ou bracelet électronique ) . Des sanctions choisies au cas par cas, selon les risques et les besoins .

En France,se limite t'on à flatter l'électeur dans le sens du poil en déclarant que le tout répressif est la solution,ou a t'on le courage de trouver des solutions pérennes qui font appel à l'intelligence ?

Réinsérer les détenus est la priorité absoulue d'un système carcéral qui, en leur préparant un avenir, garantit celui de notre société. La prison doit être le lieu où l'ont engte de redonner des valeurs et des repères à des hommes et des femmes qui souvent n'en ont pas.  Il faut favoriser la réinsertion :

-Obligation de proposer une activité professionnelle aux détenus avec un vrai statut ou contrat de travail rénuméré l'équivalent du SMIC . Ce salaire servirait à régler le loyer,l'intendance et permettre au dédommagement des victimes. Un exemple de travail utile : nous sommes dans l'ère des bio-carburants,pourquoi n'utiliserions nous pas des détenus pour cultiver des champs de betteraves, de maïs,cannes à sucres,etc... ? Une réinsertion assurée pour la production de nouveaux carburants,une alternative en partie aux énergies fossiles.. C'est une idée !

-Interdiction de libération sèches qui ne peuvent que favoriser la récidive.- Renforcement du suivi socio-éducatif des détenus libérés avec la création de postes de conseillers d'insertion et de probation.

Je propose la construction de nouvelles prisons modèles et dignes pour ne plus être le mouton noir de l'Europe,notamment des organisations humanitaires, de l'Obervatoire international des Prisons,du Comité pour la Pévention et la Torture du Conseil de l'Europe qui a multiplié des rapports accablants envers notre système carcéral.

Les prisons modèles seraient crées sur des fonds émanant d'investisseurs privés sous le contrôle de l'Etat. Ces nouvelles maisons de détention avec des parloirs familiaux permettraient à certains détenus condamnés à de longues peines de recevoir leur proche dans leur intimité.

Cette formule ne coûterait rien aux contribuables. En effet, les détenus locataires en activité obligatoire rénumérés au SMIC verseraient un loyer à ces organismes.

Nous ne pouvons plus accepter cette acceptaion séculaire de nos prisons indignes et montrer du courage politique pour en finir avec cette honte nationale.

Par ailleurs, face à l'insuffisance de nos moyens, il faut créer des postes d'éducateurs , des postes de juges et de psychiatres pour renforcer le suivi médical, social et judiciaire, en prison et durant la libération conditionnelle.

La construction de Centres Spécialisés pour mineurs est une bonne chose,pour permettre une prise en charge éducative intense afin que la prison ne soit plus l'école du crime. Pour faciliter la réinsertion de ces adolescents les centres fermés doivent prévoir une scolarisation de 2Ohoo d'enseignement par semaine et un nombre d'heures consacrées à l'éducation de nos valeurs fondamentales et sportives. Une formation d'apprentissage serait aussi de bon aloi.

Il faut que ces jeunes ayant pour la plupart perdu tout repères, retrouve la voie de la sagesse et du respect.

11.11.2006

CHIRAC ET UN POILU DE 1O7 ANS SOUS L'ARC DE TRIOMPHE

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Sous un ciel pluvieux de circonstance et selon un rituel immuable, le chef de l'Etat é présidé aujourd'hui samedi 11 Novembre  à Paris, sous l'arc de Triomphe, la cérémonie nationale du 88e anniversaire de l'armistice du 11 novembre 1918. L'un des quatre derniers poilus français encore en vie, René Riffaud, 107 ans, était présent, au premier rang des officiels, face à la flamme du soldat inconnu.

Autour de lui, étaient présents ses proches et notamment son arrière-arrière-petite-fille. Jacques Chirac s'est penché vers lui et l'a salué "avec amitié, affection et respect". Ce a quoi René Riffaud a répondu : "Vous représentez le monde pour nous".

"Vous n'avez pas froid ?", a demandé le chef de l'Etat tout ajoutant "vous en avez vu d'autres" et en espérerant "le voir encore longtemps comme ça dans cette forme". Et René Riffaud d'ajouter : "Ca fait chaud au coeur". Le benjamin des quatre survivants des combattants de la Grande guerre portait casquette de tweed et chaud manteau beige à col de fourrure. Le doyen des poilus survivants, Maurice Floquet, est mort dans la nuit de jeudi à vendredi.

Nous devons humblement et chaleureusement rendre hommage

 à ces hommes véritables symboles historiques qui se sont battus

 pour la défense de nos libertés.

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