31.01.2007

NICOLAS SARKOZY CONTRE UN DEUXIEME PORTE-AVIONS

Le candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy envisage d'enterrer le projet d'un second porte-avions • Une construction pourtant défendue par le président de la République Jacques Chirac •
Par Jean-Dominique Merchet
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Nicolas Sarkozy est prêt à enterrer le projet d’un second porte-avions, s’il est élu à l’Elysée. Dans un entretien à la revue Défense, publiée par l’Association des auditeurs de l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN), le candidat de l’UMP affirme que « dans l’absolu, un deuxième porte-avions peut paraître nécessaire ». Une manière pour lui de dire que dans la pratique il n'est pas indispensable.

Difficile donc de le dire en ces termes, sauf à s’opposer franchement à un projet défendu par le président de la République et le gouvernement auquel il appartient. « La décision de se lancer dans la construction (d’un nouveau porte-avions) doit s’apprécier relativement aux marges de manœuvre dont nous pouvons disposer et à la lumière des arbitrages capacitaires », ajoute Nicolas Sarkozy. En la matière, le candidat de l’UMP « ne croit pas que l’immobilisme soit une option raisonnable » et plaide pour « quelques ajustements ».
Le deuxième porte-avions en fera-t-il les frais ? « Je n’ai pas aujourd’hui tous les éléments pour me prononcer sur ce point », glisse Nicolas Sarkozy.

La France envisage de construire un porte-avions en coopération avec les Britanniques qui souhaitent en acquérir deux pour la Royal Navy. Nicolas Sarkozy estime que la France « s’est greffée » sur le programme britannique et que le maintien de cette coopération « ne peut pas être le critère de décision le plus déterminant » pour « l’approfondissement » des liens avec Londres, qu’il appelle de ses vœux. C’est également une manière diplomatique de préparer Londres à un éventuel retrait français.

Le besoin d’un second porte-avions s’explique par les longues périodes d’indisponibilité du Charles-de-Gaulle. En particulier à cause des contraintes liées à la maintenance de sa propulsion nucléaire. Ainsi, le Charles-de-Gaulle restera immobilisé à quai pendant dix-huit mois, à partir de juin prochain. Au moment même où Nicolas Sarkozy rêve de s’installer à l’Elysée.

22.01.2007

L'ABBE PIERRE,UN HOMME BIENFAITEUR.

Les obsèques de l'abbé Pierre auront lieu en fin de semaine "dans la plus stricte intimité", a annoncé Martin Hirsch
- L'abbé Pierre, fondateur de la communauté d'Emmaüs - F2 -
L'abbé Pierre, fondateur de la communauté d'Emmaüs - F2
Il sera inhumé dans le cimetière de la communauté d'Esteville, en Seine-Maritime, a précisé le président d'Emmaüs-France.

Le fondateur des compagnons d'Emmaüs, est mort ce matin à l'âge de 94 ans à Paris. Célèbre pour ses grands coups de gueule et classé parmi les personnalités préférées des Français, toute sa vie il avait défendu les plus démunis.

Des hommages prévus à Paris
Le cercueil de l'abbé sera exposé dans la chapelle de l'hôpital du Val-de-Grâce, où il est décédé, sans doute à partir de mercredi, et les gens qui le souhaitent pourront lui rendre hommage, a indiqué Martin Hirsch lors d'une conférence de presse.

Par ailleurs, "un grand temps de rassemblement sera organisé à Paris, avant les obsèques", a-t-il déclaré.

L'abbé Pierre avait été admis le 14 janvier au Val-de-Grâce où il était soigné pour une infection pulmonaire. L'abbé Pierre, qui faisait fréquemment des contrôles de santé en raison de son grand âge, devait juste faire un bilan au Val-de-Grâce. Mais son admission avait été avancée du fait d'une "petite infection", qui a dégénéré.

Engagé dès son plus jeune âge aux côtés des plus pauvres, l'abbé Pierre, ancien résistant, s'était rendu célèbre dès 1954 avec son célèbre appel radiophonique en faveur des mal logés.

Il avait fondé en 1953 la communauté Emmaüs.

Il était arrivé 17 fois en tête du sondage Ifop/Journal du Dimanche sur le Top des 50 personnalités préférées des Français entre 1989 et 2003. Il avait demandé en 2004 de ne plus figurer dans ce sondage, pour que "des plus jeunes occupent cette première place".

L'abbé Pierre parlait souvent de la mort, ces dernières années, qu'il disait appeler de ses voeux: "La mort (...) j'en ai envie. Toute ma vie, j'ai souhaité mourir", disait-il, affirmant que, pour lui, c'était "comme sortir de l'ombre pour entrer dans la lumière".

NICOLAS SARKOZY VEUT REDUIRE LA FISCALITE SUR LE TRAVAIL.

© Reuters 

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lundi 22 janvier 2007, mis à jour à 07:25

Nicolas Sarkozy veut réduire la fiscalité sur le travail; il estime que la pression fiscale " trop elevée " en France explique le retard de croissance de la France depuis quinze par rapport aux meilleurs pays, déclare le candidat à l'élection présidentielle.  

Dans un entretien que publiera le quotidien Le Monde dans son édition du

lundi 22 janvier datée du mardi 23, il propose que "95% des Français soient exonérés des droits de succession" tout en assurant qu'il ne supprimera pas l'impôt de solidarité sur le fortune (ISF) s'il est élu.

"Notre premier grand problème est celui du pouvoir d'achat. Pourquoi avons-nous, depuis quinze ans, un taux de croissance inférieur de 1% à celui des meilleurs des pays libres ? Parce que les salaires sont trop bas, les charges trop lourdes, la pression fiscale trop élevée", estime Nicolas Sarkozy.

"Il faut que les Français en aient pour leur argent. On peut leur donner des prestations meilleures en dépensant moins. Si on réduit de quatre points nos prélèvements obligatoires, on rend 68 milliards d'euros aux Français : 2.000 euros rendus aux Français par foyer et par an, y compris les retraités, et 4.900 euros par foyer si on s'en tient à la France qui travaille", ajoute-t-il.

Pour arriver à ce résultat, Nicolas Sarkozy entend réduire la "fiscalité qui pèse sur le travail" en proposant que "les entreprises ne payent pas de cotisations sur les heures supplémentaires (...) et que le salarié ne paie pas d'impôt sur le revenu supplémentaire qu'il perçoit".

"Un salarié rémunéré au Smic qui fera quatre heures supplémentaires par semaine augmentera son revenu de près de 2.000 euros par an. C'est un double bonus. Et l'Etat y trouvera son compte car lorsque les salariés ont plus de pouvoir d'achat, ils consomment davantage et les recettes de TVA augmentent", ajoute le candidat UMP.

FAVORISER L'ACCES A LA PROPRIETE

Au delà de la fiscalité sur le travail, Nicolas Sarkozy réaffirme ses projet de réforme en matière de succession, souhaitant que 95% des Français soient exonérés des droits de succession.

"La vie est mal faite : quand on est plus âgé, on a moins de besoins et plus de revenus. Quand on est jeune, on a beaucoup de besoins et peu de revenus (...) Le problème de la France, c'est qu'on hérite trop tard", dit-il.

Interrogé sur les difficultés d'accès à la propriété dans l'immobilier, Nicolas Sarkozy propose la déduction de "100% des intérêts d'emprunt contracté pour l'acquisition de son impôt sur le revenu".

Le candidat UMP a assuré qu'il n'y aurait pas de suppression de l'ISF s'il est élu, estimant qu'il est "normal que ceux qui ont les plus gros patrimoines paient davantage", tout en proposant un "bouclier fiscal à 50% en intégrant la contribution sociale généralisée et la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS)".

Il ajoute ne pas être en faveur de stock-options réservées à un "petit groupe de cadres dirigeants. Je suis tenté par l'idée des plans de stock options pour tous ou pour personne".

Je partage en tous points la politique fiscale de notre candidat Nicolas Sarkozy.

18.01.2007

NICOLAS SARKOZY EN TETE : ça se confirme.

Sarkozy en tête : ça se confirme
Crédit Photo : LCI 
Nicolas Sarkozy en déplacement au Mont-Saint-Michel, le 15 janvier 2007

- le 18/01/2007 - 09h06

 Avec 9°/. des voix,François Bayrou resterait derrière Jean Marie Le Pen

 qui est crédité de 15 °/. des voix.

Nicolas Sarkozy l'emporterait sur Ségolène Royal par 52 °/. des voix

 contre 48 °/.,au second tour de la Présidentielle.  

 

Selon un sondage CSA pour Le Parisien-Aujourd'hui en France paru ce jeudi, Nicolas Sarkozy reste en tête du deuxième tour. Il l'emporterait sur Ségolène Royal par 52% des voix contre 48%. Toutefois, 26% des personnes interrogées déclarent vouloir s'abstenir, voter blanc ou nul à ce second tour. Au premier, le président de l'UMP arrive en tête des intentions de vote avec 30%, devançant d'un point la candidate socialiste (29%).

 

Dans ce sondage, François Bayrou, avec 9% des voix, reste derrière Jean-Marie Le Pen, crédité lui de 15% des intentions de vote. Tous les autres candidats sont sous la barre des 5%: Olivier Besancenot (LCR) à 4%, la PCF Marie-George Buffet (3%), à égalité avec Philippe de Villiers (MPF) et Arlette Laguiller (LO).

 

Dominique Voynet (Verts), à 2%, ne devance que Nicolas Dupont-Aignan qui vient de quitter l'UMP (1%) et deux autres candidats crédités de 0,5 point: Gérard Schivardi, soutenu par le parti des Travailleurs et Frédéric Nihous (CPNT).

Sondage réalisé le 17 janvier par téléphone auprès de 845 personnes âgées de 18 ans et plus inscrites sur les listes électorales (méthode des quotas).

Mme Royal chute de 10 points selon un sondage BVA.

2007: Royal chute de 10 points

Publié le 17/01 à 18:18
Le potentiel de vote en faveur de la candidate PS Ségolène Royal chute de dix points avec 58% contre 68% fin novembre
- Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal - F2 -
Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal - F2

Son adversaire UMP Nicolas Sarkozy baisse également mais dans des proportions plus limitées (56% contre 58%), précise cette étude BVA-Orange réalisée les 15 et 16 janvier.

Désormais, le potentiel de vote en faveur de la candidate socialiste n'est plus que de deux points supérieur à celui du candidat UMP, au lieu de dix en novembre, souligne BVA.

Pour BVA, cet impact du candidat de l'UMP est lié à "la réussite" de la cérémonie d'investiture du 14 janvier, qui semble avoir effacé les dissensions apparues entre le Premier ministre Dominique de Villepin et certains parlementaires.

En effet, 34% des Français considèrent que l'UMP est aujourd'hui le parti le plus uni derrière son candidat, alors que 28% désignent le Parti socialiste.

Nicolas Hulot apparaît comme le meilleurs candidat (69%) pour défendre les idées écologistes à la présidentielle, devant Dominique Voynet et José Bové, crédités de 8% chacun.

Les chances de notre candidat Nicolas Sarkozy se précisent pour la victoire, mais soyons prudents toutefois,car nous devons restés unis à l'UMP pour faire gagner la France.

15.01.2007

Le discret mais coûteux programme économique de la candidate socialiste Ségolène Royal.

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Débat 2007 chiffre à 22 milliards d'euros les premières propositions économiques de la candidate socialiste.

SES PROPOSITIONS sont discrètes et peu nombreuses. Mais elles sont déjà coûteuses. Le site Débat 2007 a mis en ligne hier le chiffrage de diverses mesures proposées par Ségolène Royal lors d'un discours prononcé à Strasbourg le 20 décembre dernier et la présentation de ses voeux le 4 janvier. Le résultat est spectaculaire : les onze principales propositions de la candidate socialiste recensées par Débat 2007 coûteraient, à elles seules près de 21,7 milliards d'euros... Deux d'entre elles en représentent plus de la moitié : la création de 500  000 « emplois tremplins » et la mise en place d'un « revenu de solidarité active ».
Les régions dirigées par la gauche s'étaient engagées à créer 100  000 emplois tremplins - semblables aux anciens emplois-jeunes - avant 2007. Elles en ont créé seulement 50 000 jusqu'à présent, pour un coût de 16 000 euros par individu. « Porter ce chiffre à 500 000 signifie en créer 450 000 de plus, ce qui représente 7,2 milliards par an la cinquième année », expliquent les experts de Débat 2007. Mais par prudence, les chiffreurs ont réduit leur estimation aux alentours de 6 milliards. Même chose s'agissant du revenu de solidarité active - un revenu complémentaire réservé aux travailleurs pauvres - prôné par la commission Hirsch, dans un rapport remis en 2004 : une idée reprise par Ségolène Royal lors de son discours à Strasbourg, où Martin Hirsch venait de la précéder à la tribune. Ce dernier ayant lui-même évalué son coût entre 4 et 8 milliards, Débat 2007 a retenu la fourchette médiane, 6 milliards, « faute d'indications plus précises ».
Des estimations prudentes
Pour les autres mesures de la candidate socialiste, les chiffreurs ont également adopté une fourchette d'estimation plutôt prudente. Exemple, la proposition d'un prêt gratuit de 10 000 euros offert aux jeunes pour se lancer dans la vie. Lancée par Dominique Strauss-Kahn lors des primaires du PS, cette idée a été reprise de manière plus restrictive par Ségolène Royal, qui propose seulement le non-remboursement des intérêts, les 10 000 euros versés restant dûs. La mesure coûterait tout de même 2,1 milliards aux finances publiques, à supposer que le taux de défaillance des remboursements se limite à 20 %, « hypothèse basse », selon Débat 2007. ( Le Figaro ).

Nicolas Sarkozy se pose en rassembleur.

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Nicolas Sarkozy a déclaré vouloir être "le président d'une France réunie" lors d'un congrès-plébiscite de l'UMP, Porte de Versailles à Paris ce dimanche, et s'est présenté en rassembleur des Français.

Des dizaines de milliers d'adhérents de l'UMP - 80000 à 100000 selon l'entourage du ministre de l'Intérieur, chiffre impossible à vérifier - l'ont écouté prononcer son premier discours de candidat après sa désignation officielle. Seul candidat à l'investiture de l'UMP, il a recueilli 98,1% des suffrages exprimés par environ les deux-tiers des adhérents du parti.

"Ensemble, tout devient possible"
Au moment où il est monté sur le podium, le ministre a dévoilé son slogan de campagne  "Ensemble, tout devient possible" , sur fond de paysage verdoyant, comme sur son affiche.

"J'ai le devoir de me tourner vers tous les Français, quel que soit leur parcours, les Français de droite mais aussi les Français de gauche (...)" a déclamé le ministre dans un discours de plus de 80 minutes. Ou encore, "l'unité de la France je veux la faire par l'action. Cette unité je veux qu'elle soit comme une renaissance."

Unité avec la  chiraquie
Nicolas Sarkozy a voulu faire de cette réunion à grand spectacle, avec podium surélevé sur fond d'écrans tricolores, une démonstration de force et d'unité derrière sa candidature. A 97 jours du premier tour de l'élection présidentielle, il s'est efforcé de panser les cicatrices laissées dans la majorité par sa course à l'investiture de l'UMP.

"La France nous regarde", a-t-il lancé à son arrivée dans le hall qui accueille chaque année le Salon de l'Agriculture, et où le président Jacques Chirac avait lancé le RPR, ancêtre de l'UMP, en 1974 et présenté son programme présidentiel en 1995.

"Je vous demande de faire un triomphe à tous ceux qui viendront ici, parce que tous ceux qui viendront ici j'en aurai besoin", a-t-il ajouté à l'adresse des participants. La quasi-totalité des ministres, y compris les plus "chiraquiens", étaient d'ailleurs présents, ainsi que le président de l'Assemblée nationale, Jean-Louis Debré, fidèle parmi les fidèles du chef de l'Etat. L'appel de Nicolas Sarkozy était surtout destiné à prévenir un éventuel chahut lors de la venue de Dominique de Villepin, qui a refusé de participer au vote des adhérents.

Avertissement inutile tant la visite du Premier ministre a été rapide et discrète: dix minutes de bain de foule dans une partie reculée du hall, 20 minutes dans la loge de Nicolas Sarkozy, visite éclair aux parlementaires. Son arrivée n'a fait l'objet d'aucune annonce et aucune image de sa visite n'a été diffusée sur les écrans géants répartis dans le hall. "Il n'y a pas eu une seule fausse note", s'est félicité le député "villepiniste" Georges Tron. Nicolas Sarkozy s'est pour sa part dit "très heureux de cette visite".

"J'ai changé"
Au-delà de la démonstration de force, Nicolas Sarkozy s'est efforcé de convaincre ceux que son ambition et sa soif de pouvoir inquiètent qu'il avait "changé".

Il a ainsi tenté d'humaniser son image de hussard de la politique, plus libéral que social et plus "atlantiste" qu'européen, accusé de "caporalisme" par ceux que sa main mise sur le parti majoritaire irrite et toujours considéré avec suspicion par les fidèles du président Jacques Chirac.

"J'ai changé parce que les épreuves de la vie m'ont changé", a-t-il déclaré. "On ne peut pas partager la souffrance de celui qui connaît un échec professionnel ou une déchirure personnelle si on n'a pas souffert soi-même. J'ai connu l'échec et j'ai dû le surmonter."

"J'ai changé parce que le pouvoir m'a changé, parce qu'il m'a fait ressentir l'écrasante responsabilité morale de la politique", a-t-il ajouté. "J'ai changé parce qu'on change forcément quand on est confronté à l'angoisse de l'ouvrier qui a peur que son usine ferme."

Sarkozy donne des gages
Au fil de son discours, Nicolas Sarkozy a donné plusieurs gages de son "changement". L'un des plus spectaculaires est le ton nouveau avec lequel il a évoqué l'intervention militaire des Etats-Unis en Irak et la position de la France à ce sujet.

"Je veux rendre hommage à Jacques Chirac, qui a fait honneur à la France quand il s'est opposé à la guerre en Irak, qui était une faute", a déclaré celui qui dénonçait encore en septembre, lors d'un voyage contesté à Washington, l'"arrogance" de la diplomatie française.  "Je veux d'une France qui parle toujours à l'Amérique comme une amie, qui lui dit toujours la vérité et qui sait lui dire 'non' quand elle a tort", a-t-il souligné.

Dans son discours d'investiture, le président de l'UMP a dit vouloir une "démocratie irréprochable" et repris les principales propositions distillées ses derniers mois au fil de ses discours en province et des conventions thématiques du parti.

Alors que la candidate socialiste Ségolène Royal et son conjoint, le premier secrétaire du PS, François Hollande, s'opposent sur une augmentation des impôts en cas de victoire de la gauche, il a prôné une baisse de la pression fiscale. "Je veux que l'Etat soit contraint de laisser à chacun au moins la moitié de ce qu'il a gagné. Je veux un bouclier fiscal à 50%" (au lieu de 60% actuellement), a-t-il dit.

Fils d'un immigrant hongrois et d'une descendante de juifs de Salonique, il a revendiqué sa filiation avec les héros de la France Libre et les grandes figures du gaullisme : "Ils m'ont enseigné, à moi, petit Français au sang mêlé, l'amour de la France et la fierté d'être français."

13.01.2007

De bonnes nouvelles avant le congrés de l'UMP

 

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© Reuters 

samedi 13 janvier 2007, mis à jour à 09:25

L'UMP engrange les bonnes nouvelles avant son congrès- .

L'UMP a engrangé vendredi les bonnes nouvelles à l'avant-veille du congrès qui intronisera son candidat à l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy.

Le Premier ministre Dominique de Villepin, que l'on disait hésitant, a fait savoir vendredi soir qu'il ferait bien un saut dimanche au parc d'exposition de la Porte de Versailles.

Quelques instants plus tard, la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, annonçait sur France 2 son ralliement à la candidature du président de l'UMP.

Quant à l'entourage de Nicolas Sarkozy, il annonçait au même moment que la barre des 60.000 participants inscrits avait été franchie, un conseiller du ministère de l'Intérieur allant même jusqu'à dire : "On ne sera pas loin de 100.000."

Selon l'UMP, plus de 650 journalistes dont près de 200 étrangers et 27 équipes de télévision étrangères, couvriront ce congrès-plébiscite, couronnement d'une consultation des adhérents du parti sans suspense, puisque le ministre de l'Intérieur est le seul prétendant à l'investiture en lice.

"Dominique de Villepin se rendra au congrès de l'UMP dimanche 14 janvier vers 11h00. Le Premier ministre et Nicolas Sarkozy ont eu à ce sujet un échange téléphonique amical ce soir même", a annoncé sobrement Matignon, sans autre précision.

Selon l'entourage du ministre de l'Intérieur, celui-ci a eu en fait plusieurs conversations téléphoniques avec Dominique de Villepin.

On ignore si le Premier ministre, auquel les députés sarkozystes ont réservé une bronca mardi, lors d'une réunion à l'Assemblée nationale restera ou non pour écouter le discours du président de l'UMP, en début d'après-midi.

Il n'est en tout cas pas prévu que le Premier ministre, qui a annoncé dimanche dernier qu'il ne participerait pas au vote d'investiture de Nicolas Sarkozy, prenne la parole à la tribune.

Michèle Alliot-Marie figurera, elle, parmi les orateurs, avec des dirigeants de l'UMP comme Pierre Méhaignerie, François Fillon et Jean-Claude Gaudin, les ex-Premiers ministres Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin et Edouard Balladur, et le nouveau président du groupe parlementaire européen PPE-DE Joseph Daul.

L'EXCEPTION DUPONT-AIGNAN

"Dans la situation telle qu'elle est (...) je m'engage aux côtés de Nicolas Sarkozy", a déclaré la ministre de la Défense, qui a justifié ce "choix volontaire et enthousiaste" par la nécessité de faire face aux "risques" socialiste et extrémiste.

Sa décision de ne pas se présenter hors de l'UMP après avoir renoncé à solliciter l'investiture du parti n'est pas vraiment une surprise. Nicolas Sarkozy ne l'a pas moins saluée aussitôt comme une "bonne nouvelle".

Ils avaient eu un entretien dans l'après-midi au siège de l'UMP. Michèle Alliot-Marie s'est réjouie que le président de l'UMP se soit montré "sensible" à ses préoccupations et ait fait siennes "un certain nombre de (ses) propositions".

Nicolas Sarkozy a pour sa part assuré qu'elle aurait "une place de tout premier plan" dans sa campagne et que ça se verrait dans l'organigramme de son équipe.

Selon l'entourage du ministre de l'Intérieur, celui-ci a d'autre part téléphoné au ministre délégué à l'Enseignement supérieur et à la Recherche François Goulard, très critique à l'égard de Nicolas Sarkozy ces derniers mois, mais qui a annoncé mercredi qu'il voterait malgré tout pour ce dernier dans le cadre de la consultation interne au parti.

Nicolas Sarkozy souhaitait "le remercier", a précisé un proche du président de l'UMP, qui a également appelé le député "villepiniste" Georges Tron.

Le député UMP souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, qui a pour sa part choisi d'être candidat en dehors du parti, a quant à lui annoncé que le ministre de l'Intérieur lui avait refusé le droit de s'exprimer lors du congrès de dimanche.

Il a précisé dans un communiqué que Nicolas Sarkozy lui avait notifié son refus lors d'un rendez-vous au ministère de l'Intérieur et qu'il s'exprimerait donc "devant la presse" samedi à 15h00, à son QG de campagne, près de l'Assemblée.

Cela ne devrait guère troubler la démonstration de force que Nicolas Sarkozy entend faire de son intronisation, au moment où le divorce entre la candidate socialiste Ségolène Royal et son conjoint, le premier secrétaire du PS François Hollande, sur la question fiscale, ouvre une brèche aux attaques de la droite./EJ

12.01.2007

Dominique de Villepin délimite ses "frontières".

 
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Jeudi 11 janvier 2007, mis à jour à 20:43

Dominique de Villepin délimite ses "frontières" Reuters.

Dominique de Villepin a "l'ambition de faire gagner" l'UMP, mais il continue de marquer sa différence face à Nicolas Sarkozy, au risque d'entraver sa campagne, en dévoilant dans Les Echos un programme économique et social à cinq ans peu consensuel sur la question des retraites.

A cent jours de l'élection présidentielle et à deux jours du congrès d'investiture de l'UMP, le Premier ministre manifeste ainsi sa "liberté" dans le débat électoral et partant, cultive l'ambiguïté sur ses intentions.

Cible d'une bronca des députés "sarkozystes" pour avoir annoncé qu'il ne participerait pas au vote de désignation du candidat de l'UMP, Dominique de Villepin dit simplement "souhaiter" se rendre dimanche au congrès, avec cette mise en garde voilée : "le rassemblement doit se faire dans le respect de chacun".

"Je suis Premier ministre de Jacques Chirac. Chacun peut donc comprendre que je ne me prononce pas avant qu'il ait fait part de sa décision", répète-t-il dans une interview à paraître vendredi dans le quotidien économique.

"J'ai l'ambition de faire gagner notre famille politique. C'est pour cela que je me bats. C'est pour cela que je fais des propositions", assure-t-il.

"Dans cinq ans, suivant que l'on aura fait confiance aux uns ou aux autres, nous n'aurons pas le même pays", souligne-t-il, refusant de se "battre avec les mots" lorsqu'on lui demande s'il adhère à la "rupture" prônée par le président de l'UMP.

"Le projet de l'UMP est un bon projet. (...) A nous désormais de l'enrichir pour gagner en 2007".

A l'instar de Jacques Chirac dans ses voeux, Dominique de Villepin dessine "la prochaine frontière d'ici cinq ans" pour l'emploi, la compétitivité des entreprises, les finances publiques, les retraites.

"IL FAUDRA TRAVAILLER PLUS LONGTEMPS"

8,2% de taux chômage en juin, 6% en 2012, terme du prochain quinquennat: tels sont les objectifs du chef du gouvernement pour qui "la réponse au chômage est dans le pragmatisme, pas dans l'idéologie".

Il défend de nouveau l'instauration d'une "flexi-sécurité" à la française, la fusion entre l'ANPE et l'Unedic, deux projets critiqués par les syndicats, une réforme des allocations chômage, qui doivent être selon lui mieux plafonnées et mieux contrôlées.

L'autre "défi immédiat" pour Dominique de Villepin concerne la compétitivité des entreprises.

"Il faut un environnement fiscal et administratif plus simple et plus stable", souligne-t-il, préconisant de diviser par deux d'ici cinq ans les taxes pesant sur les entreprises.

S'agissant des finances publiques, le Premier ministre défend l'objectif d'un retour à l'équilibre en 2010 et non en 2012, comme le propose l'UMP dans son programme législatif afin de conserver des marges de manoeuvres pour des réformes.

"Il est important de garder ce cap, car une fois qu'on ouvre une brèche, on sait ce qui arrive", affirme-t-il.

Sur le dossier explosif des retraites, le Premier ministre, qui a reçu jeudi le rapport du Conseil d'orientation des retraites, recommande d'aborder la question des régimes spéciaux "au cas par cas et dans la concertation" lors du rendez-vous d'étape de 2008 sur l'évaluation de la réforme Fillon (2003).

"Si nous voulons garantir la pérennité des retraites, soyons clairs avec les Français : il faudra travailler plus longtemps", juge-t-il, excluant un relèvement de la CSG.

"Sur le chômage, sur la croissance, sur la lutte contre les inégalités et les discriminations, notre pays a fait des progrès. Je m'en réjouis pour la France, mais tout l'enjeu aujourd'hui est d'aller plus loin", résume le Premier ministre, qui, officiellement, ne songe pas à l'Elysée.

09.01.2007

La gravitude de Ségolène Royal

La gravitude de Ségolène Royal :

Comme François Mitterrand était allé en Chine en février 1981, juste avant sa victoire historique de mai 1981, Mademoiselle Royal s’est dit que ce serait de bon augure d’y aller faire un tour aussi.


Ségolène Royal en Chine

Et puis en fait, elle n’avait pas trop le choix, un voyage à Washington n’étant pas vraiment envisageable vu que la candidate démocrate présidentielle pour 2008, Hillary Clinton, refuse de la rencontrer. Convenez-en, ça aurait fait désordre.

Remarquez, en Chine, ce n’est pas vraiment mieux : le président Hu Jintao a refusé de la recevoir. Il faut reconnaître que c’est un peu normal. Rappelons que, lors de la visite officielle en France du président Hu Jintao en 2004, elle avait boycotté sa visite à l’Assemblée nationale pour protester contre le non-respect des droits de l’homme en Chine. Comme ce sujet n’a pas vraiment évolué depuis trois ans, il a dû se dire que ce n’était pas la peine de la recevoir, même si elle a déclaré qu’elle ne venait pas à Pékin « en donneuse de leçons ». C’est vrai que les leçons de Marie-Ségolène, le président de la Chine peut survivre sans.

Et puis rappelons aussi qu’elle ne vient pas en Chine à l’invitation du gouvernement chinois, mais à l’invitation du Parti communiste chinois. Nuance...

Donc, comme le gouvernement n’a pas vraiment envie de la voir, elle fait du tourisme aux frais du militant socialiste de base.

En visite touristique sur la Grande Muraille avant d’aller arpenter la Cité interdite, elle a pensé que ce serait bien de sortir une phrase définitive, vous savez, genre Napoléon qui déclare : « Du haut de ces pyramides, quarante siècles vous contemplent. » Un truc qui marque, quoi, dont on va s’en souvenir après... Alors, elle s’est bien creusé la tête, et voici ce qu’elle a trouvé (accrochez-vous, ça va faire mal !) :

« Comme le disent les Chinois, qui n’est pas venu à la Grande muraille n’est pas un brave. Mais qui vient acquiert la bravitude. »

Dans sa volonté de branchitude, Mademoiselle Royal a donc préféré parler de bravitude au lieu de courage, et la gravitude de cette déclaration ne nous laisse présager rien de bon sur la couragitude de son action si d’aventure elle est élue à la présidencitude de la République française ...

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