26.03.2007

En quittant Beauvau,Nicolas Sarkozy veut abattre une "barrière".

© Reuters 

dimanche 25 mars 2007, mis à jour à 19:44

Le candidat de l'UMP à l'Elysée Nicolas Sarkozy a émis l'espoir dimanche que son départ du ministère de l'Intérieur, lundi, lui permettrait de faire tomber une "barrière" entre lui et les Français.

"A partir de demain, je suis candidat à plein temps et j'ai plus de temps. Peut-être que la barrière du ministre d'Etat sera-t-elle vaincue", a-t-il déclaré lors de l'émission "Le Grand Rendez-vous" d'Europe 1, TV5 Monde et Le Parisien.

"Mes préoccupations ne seront plus pour partie au ministère de l'Intérieur (...) Elles seront totalement, complètement, simplement pour les Français, qui veulent connaître mon projet et peut-être aussi qui je suis", a-t-il ajouté.

Nicolas Sarkozy a estimé que son départ de la Place Beauvau ouvrirait pour lui une "nouvelle étape de la campagne", pendant laquelle il sera "plus libre de dire ce (qu'il) pense, de faire ce (qu'il) souhaite, de prendre (son) temps" et d'aller "à la rencontre" des Français.

Il a cependant fait valoir que le fait d'avoir occupé depuis 2002 les fonctions de ministre des Finances et de ministre de l'Intérieur lui donnait une "spécificité" par rapport aux autres candidats à l'élection présidentielle.

"C'est d'avoir une grande expérience des ministères importants, de ministères régaliens. Et c'est cette expérience que je veux mettre au service des Français", a-t-il dit.

Nicolas Sarkozy a en outre estimé avoir rempli la mission assignée par Jacques Chirac en faisant reculer la délinquance de plus de 9% en cinq ans.

"Le président de la République m'avait confié une mission, la délinquance avait explosé entre 1997 et 2002, près de 18% d'augmentation. Il m'avait dit 'il faut la faire baisser'", a-t-il avancé.

"Cinq années après, elle a baissé de plus de 9%, là où elle avait augmenté de 17,18%, ce n'est quand même pas un résultat négligeable et qui, d'ailleurs, n'est contesté par personne."

Nicolas Sarkozy a assuré que l'un de ses principaux regrets était d'avoir perdu le référendum de 2003 sur la collectivité territoriale unique en Corse. "Je me suis beaucoup investi sur la Corse, j'y suis allé en tant que ministre 27 fois", a-t-il souligné.

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