30.04.2007
Nicolas Sarkozy,futur Président de la République.
Le candidat UMP remporterait le second tour avec 52% des voix, selon un sondage TNS-Sofres pour Le Figaro, RTL et LCI.
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23.04.2007
Une France des régions dominée par Nicolas Sarkozy.
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17.04.2007
Nicolas Sarkozy se place sous le patronage du Général De Gaulle.
© Reuters
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lundi 16 avril 2007, mis à jour à 17:17
A six jours du premier tour de l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy s'est placé sous le patronage symbolique du général Charles de Gaulle, fondateur de la Ve République.
Le candidat de l'UMP a effectué un pélerinage à Colombey-les-Deux-Eglises, où est enterré celui qui fut le chef de la France libre pendant la Seconde Guerre mondiale.
"Colombey fait partie de ces lieux multiples de l'histoire de France où l'on sait que la France confrontée à toutes ses tragédies a toujours eu le sursaut de se redresser", a-t-il dit à son arrivée dans cette bourgade de Haute-Marne. "C'est la signification (de mon voyage)."
"Je veux être dans la continuité de l'histoire de la France", a-t-il poursuivi. "Je m'inscris dans cette tradition. Je veux défendre l'identité nationale française et en même temps je veux faire de la politique différemment (...) Il n'y a pas de contradiction. Peut-être que la rupture que j'appelle dans la façon de faire de la politique, c'est retrouver le sens de l'identité nationale française."
Nicolas Sarkozy, qui s'est ensuite recueilli seul, pendant quelques instants, dans le petit cimetière, devant la tombe du général de Gaulle, mort à Colombey le 9 novembre 1970, a rappelé qu'il était venu là il y a 30 ans, à l'âge de 22 ans, alors qu'il venait de s'engager dans le mouvement gaulliste.
"Pour moi, le général de Gaulle incarnait la passion de la France", a-t-il expliqué. "Il incarnait la passion au service de l'intérêt général, l'oubli de soi. Il incarnait la fidélité à ses convictions. Ses valeurs n'ont pas pris une ride."
"Colombey, c'est le témoignage d'une époque où la France ne doutait pas d'elle-même et le général de Gaulle c'est le symbole de l'espérance. Quand tout était perdu, il espérait encore et il a fait espérer des millions de gens", a-t-il ajouté.
"ALLIANCES DE BOUTIQUES"
Nicolas Sarkozy, qui a tour à tour courtisé les déçus de la gauche et les électeurs du Front national tout au long de sa campagne, a dénoncé les "petites combinaisons" de ses rivaux.
Il faisait allusion aux appels du pied du candidat de l'UDF, François Bayrou, à la gauche et aux déclarations de personnalités socialistes, comme les anciens ministres Michel Rocard et Bernard Kouchner, en faveur d'une alliance entre la gauche et le centre que le président de l'UDF affirme incarner.
"Je veux parler à l'ensemble des Français au moment où il y a tant de déclarations, de tentatives d'alliance de partis, d'alliances de boutiques, ce que le général de Gaulle avait toujours refusé", a déclaré Nicolas Sarkozy.
Le général de Gaulle avait fustigé en son temps ceux qui font cuire "leur petite soupe" dans "leur petite cuisine", sur "leur petit réchaud".
"Moi je veux dire aux Français que je me présente à eux (...) avec confiance parce que je parle à tous les Français sans exception", a insisté le candidat de l'UMP.
Après sa visite au cimetière, il a traversé le village à pied pour gagner la Boisserie, demeure du général de Gaulle.
Puis il s'est rendu au pied de l'immense croix de Lorraine dressée sur une colline voisine de Colombey à la mémoire du chef de la France Libre.
Bien que donné en tête de tous les sondages sur les intentions de vote au premier tour depuis plus de deux mois, Nicolas Sarkozy affirme n'être "sûr de rien" dans une interview publiée lundi par le journal gratuit "20 minutes".
Le candidat de l'UMP réitère discours après discours, ces derniers jours, sa volonté d'aller chercher les électeurs "un par un", notamment pour empêcher Jean-Marie Le Pen d'accéder au second tour comme en 2002. La bataille du 22 avril valait bien, semble-t-il, un détour par Colombey-les-Deux-Eglises.
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10.04.2007
NICOLAS SARKOZY CREUSE L' ECART.
Dimanche 08 Avril 2007
Les sujets qui fâchent ne sont pas évoqués. Pas un mot, par exemple, sur la manifestation la veille à Lyon, qui a contraint le candidat à annuler une étape de son itinéraire, prétextant un improbable retard d'avion. Rien non plus sur la plainte - finalement jugée irrecevable - à propos de son appartement de Neuilly. Rien toujours sur l'interview parue dans Philosophie Magazine, dans laquelle Nicolas Sarkozy se déclare enclin "à penser qu'on naît pédophile" et s'interroge sur la "fragilité génétique" des jeunes qui se suicident chaque année. Des propos vivement condamnés par Mgr Vingt-Trois qui a jugé "grave l'idée que l'on ne peut pas changer le cours de l'existence".
Le responsable de la presse : "Pas de confidences, hein ?"
Rachida Dati reste silencieuse, sauf pour dire que la "dalle d'Argenteuil n'est pas un ring pour des matches de boxe". Accoudés au balcon du second étage, des conseillers observent la scène en retenant leur souffle. Tout est sous contrôle mais l'atmosphère est si lourde qu'une simple allumette suffirait à tout embraser. Fort heureusement, les questions s'épuisent. Xavier Bertrand, attendu pour une émission de radio, en profite pour s'éclipser. Devant les journalistes qui tentent d'engager une conversation avec ceux qui restent, Franck Louvrier, le responsable du service de presse, prévient, faussement jovial : "Pas de confidences, hein ?" A peine si l'ex-UDF Christian Blanc, passé par là, a le temps de dire qu'il est "tranquille" "confiant", bien qu'il ne ressente "pas franchement de grand élan chez les Français". Déjà survient l'ordre de la dispersion. "Venez ce soir à la Mutualité, il y aura une surprise !"
La surprise, ce fut, non pas Simone Veil, dont la présence à cette réunion publique consacrée aux femmes avait été annoncée depuis plusieurs jours, mais la déclaration du candidat UMP à l'adresse de celle dont les Français aiment tant "le courage, la droiture et la morale" : "Je vous aime. Le pire, c'est que c'est vrai !", lui lança en pleine tribune un Sarkozy en veine de "complicité affectueuse" qui, aussitôt, ajouta : "Ce que j'aime le plus chez Simone Veil, c'est son caractère... Son caractère est inégalable." Et de laisser entendre qu'il aurait des "tas d'anecdotes" à raconter pour illustrer ses propos.
Sourire de l'intéressée, que certains photographes crurent apercevoir tirer, furtivement, un bout de langue en direction du candidat UMP. Lequel se garda bien, ce soir-là, de remettre sur le tapis son ministère de l'Immigration et de l'Identite nationale. "Elle a dit son désaccord. A quoi bon en rajouter ?", explique un membre du staff de campagne qui trouve "normal et sain" que chacun "puisse s'expliquer franchement. Simone a son idée. Nicolas la sienne. Mais c'est lui, le candidat."
"Pas la peine d'en rajouter." A quinze jours du premier tour, la "stratégie à droite toute" de Nicolas Sarkozy semble arrêtée, et tant pis si les polémiques fusent. Tant pis aussi pour ceux qui, comme François Bayrou, crient au "dérapage lourd de conséquences". Chez Sarkozy, on est déterminé à maintenir le cap. Au moins jusqu'au 22 avril.
+ 3,5% d'intentions de vote pour Sarkozy
D'autant que les Français semblent s'y retrouver, si l'on en croit les dernières enquêtes d'opinion. Le sondage Ifop-JDD, que nous publions ci-dessus, ne fait d'ailleurs pas exception à la règle. Avec un score de 29,5% au premier tour (trois points et demi de plus qu'il y a quinze jours), Nicolas Sarkozy caracole loin devant Ségolène Royal (22%) et François Bayrou (19 %). Au second tour, le même Sarkozy l'emporterait par 54% contre 46% à Royal, creusant ainsi encore la différence. Les 22 et 23 mars, l'écart était de quatre points (52%, contre 48%). Comme le relève drôlement Patrick Devedjian "jusqu'ici, tout va bien. Ségolène Royal s'effrite. Quant à Le Pen, il en est à son véritable étiage. Seul Bayrou, peut-être... Mais Bayrou, c'est Hugues Aufray chantant 'Si tous les gars du monde pouvaient se donner la main'. Et quand la guitare s'arrête"... Devedjian veut croire que le charme du centriste n'opérera pas au-delà du 22 avril. "Son électorat traditionnel ne retrouvera plus les meubles de la maison. Quant à celui du centre gauche, il votera utile." Devedjian croit d'ailleurs savoir qu'au soir du premier tour, plusieurs députés UDF rallieront "sans états d'âme" Nicolas Sarkozy. "Ils ne sont pas fous. Ils ont des sièges à sauver à l'Assemblée nationale. L'isolement, ça a assez duré."
Une analyse partagée par le ministre Hervé Mariton, que le discours de Lyon, jeudi, et la lecture d'Ensemble inclinent à une indulgence nouvelle à l'égard de Sarkozy : "La famille de droite peut se rassembler autour de lui. Le principe de réalité jouera."
Pour autant, pas de triomphalisme. "Sarkozy a intérêt à ne pas trop en faire. A ne pas donner prise", résumait, hier, l'ancien chabaniste Pierre Charon. Comme s'il l'entendait, Nicolas Sarkozy, au même moment dans une librairie de Saint-Rémy-de-Provence où il faisait une signature publique de son livre, déclarait : "Il faut que chacun garde son calme et se consacre à ses projets. Il y a beaucoup de nervosité chez François Bayrou et Ségolène Royal. Mais ce n'est pas en attaquant les autres qu'on progresse dans les sondages."
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05.04.2007
Nicolas Sarkozy toujours en tête au premier tour.
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Ségolène Royal perd trois points dans les intentions de vote au premier tour de l'élection présidentielle et avec 24% se trouve 5,5 points derrière Nicolas Sarkozy qui gagne 1,5 point (29,5%), selon un sondage BVA Orange pour la presse régionale.
François Bayrou recule lui aussi, de deux points, à 18% dans cette enquête hebdomadaire réalisée les 2 et 3 avril.
La baisse de Ségolène Royal est nette chez les jeunes (-14 points), les employés (-13) et les sympathisants des Verts (-24), note Jérôme Sainte-Marie, directeur de BVA-Opinion.
Le score de la candidate socialiste subit "l'effet d'une campagne erratique, qui trouble l'électorat potentiel de la gauche par son obstination à revenir sur des thèmes où celle-ci se contredit et se divise", ajoute-t-il.
Derrière les trois candidats de tête, Jean-Marie Le Pen est crédité de 12% des intentions de vote et est stable.
Parmi les "petits" candidats, Olivier Besancenot arrive en tête avec 4% (-0,5 point) devant Arlette Laguiller 3% ) puis, à égalité, Marie-George Buffet 2,5% (+0,5) et Philippe de Villiers 2,5% (+1,5), et José Bové 2% (+1), Dominique Voynet 1% ), Frédéric Nihous 1% et Gérard Schivardi 0,5%.
Au second tour, Nicolas Sarkozy l'emporterait avec 54% des suffrages contre 46% à Ségolène Royal, à comparer à un résultat de 51-49 en faveur du candidat de l'UMP lors de la précédente enquête effectuée les 26 et 27 mars.
Ce sondage a été réalisé par téléphone auprès d'un échantillon de 955 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
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