20.05.2007
Le Président et son gouvernement entrent dans le vif du sujet.
Nicolas Sarkozy et son gouvernement entrent dans le vif du sujet
AP | 20.05.2007 | 14:34
Pas de temps à perdre: désormais opérationnels, Nicolas Sarkozy et son gouvernement vont entrer cette semaine dans le vif du sujet avec la volonté de mettre en oeuvre au pas de charge les réformes promises pendant la campagne.
De retour, prévu dimanche dans l'après-midi, d'un rapide week-end en famille au fort de Brégançon dans le Var, Nicolas Sarkozy préparera lundi le "Grenelle de l'environnement" pendant que François Fillon réunira à Matignon les responsables de la majorité présidentielle pour lancer la bataille des législatives.
Dès sa prise de fonction, le nouveau président a concrétisé la "rupture" qu'il entend incarner dans les pratiques politiques de la Ve République: mise en scène à la Kennedy de sa famille mercredi lors de sa cérémonie d'installation, jogging avec son Premier ministre et apparition en short sur le perron de l'Elysée jeudi, nomination d'un gouvernement d'ouverture comptant quatre personnalités classées à gauche.
Changement de style, mais aussi de pratique institutionnelle par rapport aux années Chirac: désormais, c'est le président qui gouverne, avec un Premier ministre chargé de mettre en oeuvre "scrupuleusement" le projet approuvé le 6 mai par 53,06% des Français, comme l'a expliqué vendredi soir M. Fillon. La gestion en direct du dossier Airbus par le président est l'illustration de cette petite révolution due à la fois au tempérament de Nicolas Sarkozy et à la réforme du quinquennat, qui a encore accentué la présidentialisation du régime.
Ces changements semblent plaire aux Français: 50% d'entre eux sont satisfaits de la composition du gouvernement Fillon et 22% mécontents, selon un sondage CSA pour "Le Parisien" publié dimanche. Un autre sondage réalisé par OpinionWay pour "Le Journal du dimanche", donne 69% des Français satisfaits de la composition du nouveau gouvernement.
Profitant de cet état de grâce, Nicolas Sarkozy veut aller très vite et mettre en oeuvre toutes les réformes de son projet en même temps et non pas les unes après les autres comme l'avait fait Jacques Chirac après 2002. Au risque de multiplier les mécontentements dans le pays.
Cette semaine, le chef de l'Etat, sur tous les fronts, s'occupera à la fois d'environnement et d'Europe. Lundi, il réunira à l'Elysée les organisations non gouvernementales et les experts de l'environnement avec Alain Juppé, ministre d'Etat chargé du Développement durable. Objectif: préparer le "Grenelle de l'environnement" promis pour cet automne, dont doivent sortir des actions concrètes pour lutter contre le changement climatique.
Nicolas Sarkozy recevra auparavant le président du Parlement européen Hans-Gert Pöttering pour ce qui constitue sa première priorité: la relance de la construction européenne. Dans la perspective du conseil européen décisif des 21 et 22 juin, le nouveau président français propose un "traité simplifié" pour sortir l'Union européenne de l'impasse dans laquelle elle se trouve depuis 2005.
Mercredi après-midi, il se rendra à Bruxelles pour un déplacement inédit pour un président français au siège de la Commission européenne, où il dînera avec José Manuel Barroso et ses vice-présidents.
Entre-temps, un déplacement en France devrait avoir lieu mardi, selon son entourage. Car M. Sarkozy ne perd pas de vue les élections législatives des 10 et 17 juin, dont il attend une large majorité pour pouvoir mettre en oeuvre son programme. "Il aura un rôle important" dans ces élections, mais "attend que la campagne démarre" pour s'exprimer, explique-t-on dans son entourage.
En attendant, c'est François Fillon qui a lancé ce week-end la bataille des législatives dans sa circonscription de la Sarthe, où il est candidat. Le Premier ministre réunira lundi matin à Matignon l'équipe dirigeante de la campagne de la majorité présidentielle, et mardi les parlementaires sortants UMP mais aussi les 24 UDF ralliés à Nicolas Sarkozy. AP
AP | 20.05.2007 | 14:34
Pas de temps à perdre: désormais opérationnels, Nicolas Sarkozy et son gouvernement vont entrer cette semaine dans le vif du sujet avec la volonté de mettre en oeuvre au pas de charge les réformes promises pendant la campagne.
De retour, prévu dimanche dans l'après-midi, d'un rapide week-end en famille au fort de Brégançon dans le Var, Nicolas Sarkozy préparera lundi le "Grenelle de l'environnement" pendant que François Fillon réunira à Matignon les responsables de la majorité présidentielle pour lancer la bataille des législatives.
Dès sa prise de fonction, le nouveau président a concrétisé la "rupture" qu'il entend incarner dans les pratiques politiques de la Ve République: mise en scène à la Kennedy de sa famille mercredi lors de sa cérémonie d'installation, jogging avec son Premier ministre et apparition en short sur le perron de l'Elysée jeudi, nomination d'un gouvernement d'ouverture comptant quatre personnalités classées à gauche.
Changement de style, mais aussi de pratique institutionnelle par rapport aux années Chirac: désormais, c'est le président qui gouverne, avec un Premier ministre chargé de mettre en oeuvre "scrupuleusement" le projet approuvé le 6 mai par 53,06% des Français, comme l'a expliqué vendredi soir M. Fillon. La gestion en direct du dossier Airbus par le président est l'illustration de cette petite révolution due à la fois au tempérament de Nicolas Sarkozy et à la réforme du quinquennat, qui a encore accentué la présidentialisation du régime.
Ces changements semblent plaire aux Français: 50% d'entre eux sont satisfaits de la composition du gouvernement Fillon et 22% mécontents, selon un sondage CSA pour "Le Parisien" publié dimanche. Un autre sondage réalisé par OpinionWay pour "Le Journal du dimanche", donne 69% des Français satisfaits de la composition du nouveau gouvernement.
Profitant de cet état de grâce, Nicolas Sarkozy veut aller très vite et mettre en oeuvre toutes les réformes de son projet en même temps et non pas les unes après les autres comme l'avait fait Jacques Chirac après 2002. Au risque de multiplier les mécontentements dans le pays.
Cette semaine, le chef de l'Etat, sur tous les fronts, s'occupera à la fois d'environnement et d'Europe. Lundi, il réunira à l'Elysée les organisations non gouvernementales et les experts de l'environnement avec Alain Juppé, ministre d'Etat chargé du Développement durable. Objectif: préparer le "Grenelle de l'environnement" promis pour cet automne, dont doivent sortir des actions concrètes pour lutter contre le changement climatique.
Nicolas Sarkozy recevra auparavant le président du Parlement européen Hans-Gert Pöttering pour ce qui constitue sa première priorité: la relance de la construction européenne. Dans la perspective du conseil européen décisif des 21 et 22 juin, le nouveau président français propose un "traité simplifié" pour sortir l'Union européenne de l'impasse dans laquelle elle se trouve depuis 2005.
Mercredi après-midi, il se rendra à Bruxelles pour un déplacement inédit pour un président français au siège de la Commission européenne, où il dînera avec José Manuel Barroso et ses vice-présidents.
Entre-temps, un déplacement en France devrait avoir lieu mardi, selon son entourage. Car M. Sarkozy ne perd pas de vue les élections législatives des 10 et 17 juin, dont il attend une large majorité pour pouvoir mettre en oeuvre son programme. "Il aura un rôle important" dans ces élections, mais "attend que la campagne démarre" pour s'exprimer, explique-t-on dans son entourage.
En attendant, c'est François Fillon qui a lancé ce week-end la bataille des législatives dans sa circonscription de la Sarthe, où il est candidat. Le Premier ministre réunira lundi matin à Matignon l'équipe dirigeante de la campagne de la majorité présidentielle, et mardi les parlementaires sortants UMP mais aussi les 24 UDF ralliés à Nicolas Sarkozy. AP
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