31.05.2007

LE TSUNAMI UMP

 

 93b5f9cfd8b969710abdb1b814cc19f2.jpg

Selon une enquête TNS-Sofres-Unilog pour « Le Figaro », RTL et LCI, l'UMP écraserait la gauche aux élections législatives.


VERRA-T-ON une immense vague bleue les 10 et 17 juin ? Avec 42 % des voix et une projection en sièges comprise entre 410 et 430 députés UMP, Nicolas Sarkozy et François Fillon sont bien partis pour gagner leur pari. Sans atteindre le score historique de 1993 (472 députés de droite avaient été élus), le chef de l'État et son premier ministre se retrouveraient, dans cette configuration, avec une chambre « bleu horizon ».


Selon notre baromètre des législatives TNS-Sofres-Unilog, groupe Logica-CMG, le président de la République obtiendrait une très large majorité à l'Assemblée nationale. Plus qu'une confirmation de sa victoire à l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy verrait ainsi valider par les Français sa stratégie « d'ouverture ».


Signe du désarroi que provoque « l'ouverture » chez les électeurs de gauche : c'est chez eux que la démobilisation est la plus forte. La baisse de l'intérêt pour ces élections des 10 et 17 juin est particulièrement sensible chez les électeurs de l'opposition. Tout se passe comme si une partie des sympathisants socialistes avait déjà intériorisé la défaite. Manifestement, l'entrée dans le gouvernement Fillon de personnalités de gauche - à commencer par le très médiatique Bernard Kouchner - a semé le trouble chez les sympathisants socialistes et leurs alliés. Plus globalement, les Français n'ont pas envie de refaire le match de la présidentielle. Comme en 2002 après la réélection de Jacques Chirac, ces élections législatives fonctionnent comme une élection confirmation. À l'époque, 365 députés UMP avaient été élus.


Une confirmation qui prend, selon notre sondage, des allures de raz de marée. La poussée en faveur de l'UMP s'effectue au détriment du MoDem de François Bayrou. La faible notoriété des candidats bayrouistes, qui, pour un grand nombre d'entre eux, se présentent pour la première fois, semble un handicap. Dans cette enquête, on a recueilli les intentions de vote en soumettant aux Français interrogés la liste des candidatures définitives (avec nom des candidats) dans chaque circonscription. Résultat : le MoDem tombe à 10 % et à une fourchette de deux à six élus.


Privé de groupe parlemen­taire à l'Assemblée, François Bayrou pourrait assister parallèlement à la naissance d'un groupe de dissidents UDF ralliés à Nicolas Sarkozy. Selon les projections, le Nouveau Centre (Parti social libéral et européen) fondé par Hervé Morin obtiendrait de 20 à 22 élus. Une humiliation supplémentaire pour le troisième homme de la présidentielle.


Au PS, on espère un sursaut


À gauche, le PS est crédité de 27 %. Un score supérieur à celui de Ségolène Royal au premier tour. Mais la projection se situe entre 101 et 142 sièges, donc légèrement au-dessous du groupe PS sortant, qui compte 149 députés et apparentés. Quelques figures socialistes ont donc du souci à se faire : Arnaud Montebourg (Saône-et-Loire), Jean-Louis Bianco (Alpes-de-Haute-Provence), André Vallini (Isère), Christiane Taubira (Guyane) voire Jack Lang dans le Pas-de-Calais. Au siège du PS, on espère un sursaut. Ségo­lène Royal est arrivée en tête dans 200 circonscriptions. « On travaille à partir de cette base pour maintenir le même nombre de députés », fait-on valoir au PS.


Reste une autre confirmation : la dégringolade du Front national. Avec 4 % d'intentions de vote, le parti de Jean-Marie Le Pen se remarginalise. Il revient à son étiage du début des années 1980.

29.05.2007

La France et l'Italie vont se pencher sur l'union de la Méditerranée.

Monde

 

La France et l'Italie ont décidé de se pencher ensemble sur le projet d'Union de la Méditerranée proposé par Nicolas Sarkozy, annonce le président du conseil italien Romano Prodi lors d'une conférence de presse à l'issue d'un entretien avec le chef de l'Etat français. /Photo prise le 28 mai 2007/REUTERS/Jacky Naegelen - © REUTERS

La France et l'Italie ont décidé de se pencher ensemble sur le projet d'Union de la Méditerranée proposé par Nicolas Sarkozy, annonce le président du conseil italien Romano Prodi.

La France et l'Italie vont proposer une réunion aux sept pays dits "euro-méditerranéens" pour "donner vraiment une signification au niveau opérationnel à la politique de la Méditerranée, qui est prioritaire dans notre action commune", a déclaré le dirigeant italien lors d'une conférence de presse à l'issue d'un entretien avec le chef de l'Etat français.

Les sept pays en question sont, outre la France et l'Italie, l'Espagne, la Grèce, Chypre, Malte et le Portugal.

Pendant sa campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy a proposé une Union méditerranéenne sur le modèle de l'Union européenne, au sein de laquelle la Turquie, qu'il ne souhaite pas voir entrer dans l'Europe, aurait selon lui un rôle "pivot".

"L'idée d'une réunion des sept pays euro-méditerranéens sans se fermer aux autres, en les informant et en laissant la porte ouverte, c'est une idée très forte", a-t-il dit.

Nicolas Sarkozy et Romano Prodi ont cependant pris soin de dire que ce projet d'Union méditerranéenne n'était pas conçu comme une sorte de lot de consolation pour la Turquie.

"Pour moi, Turquie ou pas Turquie, l'Union méditerranéenne est nécessaire", a déclaré le président français. "Ce n'est pas uniquement en réponse à la question de l'adhésion ou pas (de la Turquie), du statut de partenaire privilégié ou du statut d'Etat membre que ça a été posé."

LA QUESTION TURQUE

"Je vous prie de ne pas penser que cette proposition que nous sommes en train de formuler pour une grande politique de la Méditerranée est de quelle que façon que ça soit un échappatoire pour résoudre le problème de nos relations avec la Turquie", a renchéri Romano Prodi à l'adresse de la presse. "C'est autre chose. Je ne souhaite pas que vous fassiez une confusion entre les deux problèmes car on commencerait très mal une grande aventure qui est celle de l'Euro-Méditerranée."

Nicolas Sarkozy, opposé à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne, a réaffirmé qu'il ne souhaitait pas poser dans l'immédiat la question des frontières de l'Europe pour ne pas prendre le risque de faire capoter le conseil européen des 21 et 22 juin à Bruxelles.

"C'est une question qu'on devra affronter un jour ou l'autre tranquillement et qui va bien au delà de la seule Turquie (...) La question des frontières se posera aussi avec l'Ukraine", a déclaré le président français.

"Ma priorité c'est la réussite de la présidence allemande et du conseil européen", a-t-il cependant poursuivi. "Qu'est-ce que nous avons à faire ? Essayer de sortir du blocage institutionnel (de l'UE). Si en plus on posait dès le 21 et 22 juin la question des frontières, ce dont on est sûr c'est qu'on n'aurait pas résolu la question des frontières et qu'on n'aurait pas résolu la question du traité simplifié."

"Pour le reste je n'ignore pas qu'il y a une question de négociation", a-t-il ajouté, en faisant allusion à l'ouverture le 27 juin de nouveaux chapitres dans la négociation d'adhésion de la Turquie. "Le véritable rendez-vous est en décembre 2007 (...) et il y a des discussions en cours de route là-dessus."

Selon son entourage, il se référait au conseil européen de décembre 2007, sous présidence portugaise

27.05.2007

65 °/. des Français satisfaits de Nicolas Sarkozy.

NOUVELOBS.COM | 27.05.2007 | 08:40

Selon un sondage OpinionWay, 67% des Français considèrent que le président de la République a raison de vouloir mener toutes les réformes en même temps.

 

Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy

(c) Reuters

 

 

 

Soixante-cinq pour cent des Français sont satisfaits de Nicolas Sarkozy comme président de la République, tandis que 62% sont satisfaits de la nomination de François Fillon, selon un sondage IFOP pour le Journal du dimanche.
23% sont "très satisfaits" et 42% "plutôt satisfaits" du chef de l'Etat, soit un total de 65% qui fait de Nicolas Sarkozy le président le plus populaire juste après sa prise de fonctions, à l'exception de Charles de Gaulle en 1965 (67% de satisfaits).
Au début de son second mandat, Jacques Chirac avait obtenu 51% de satisfaits.
31% des personnes interrogées sont mécontentes du président Sarkozy (20% "plutôt mécontentes" et 11% "très mécontentes").
30% mécontents de la nomination de Fillon
Quant à François Fillon, 14% sont "très satisfaits" de sa désignation à l'hôtel Matignon, et 48% "plutôt satisfaits", un total de 62% de satisfaits qui le place dans le trio de tête des chefs de gouvernement les plus plébiscités en début de mandat, entre Alain Juppé (63%, en 1995) et Jean-Pierre Raffarin (60%, en 2002).
La nomination du Premier ministre fait 30% de mécontents (21% "plutôt mécontents" et 9% "très mécontentes").
- Sondage auprès d'un échantillon de 1922 personnes interrogées par téléphone à leur domicile, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, et réalisé selon la méthode des quotas du 18 au 26 mai.
Quant à moi, je me satisfait pleinement de l'élection de Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République . Voilà un homme d'Etat qui tiendra ses engagements . "Il dit ce qu'il fait et il fait ce qu'il dit".

23.05.2007

SARKOZY-BARROSO,UN CONSENSUS SIMPLIFIE.

 2da5d5678205740fe73a02edeaea64a0.jpgfigaro.fr

Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a estimé qu'un « consensus » commençait à se former sur l'idée lancée par le président français de remplacer la Constitution par un traité simplifié.

Nicolas Sarkozy veut « tout simplifier ». Lors d’une conférence de presse commune avec le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, le président français a défendu son idée de « traité simplifié », après le « non » des Français au traité sur la Constitution européenne.
"Un rêve lucide"
Il s’agit selon lui de « la seule solution possible » pour relancer la construction européenne, et il estime que cette idée « progresse » parmi les Etats membres. Il a cependant ajouté qu’il existait en France une « marge de manœuvre » pour négocier.
José Manuel Barroso a confirmé cette vision, estimant qu'un « consensus » commençait à se former sur le « traité simplifié ». « Nous ne sommes pas en train de négocier un traité idéal. Nous sommes en train de négocier un traité qui puisse être signé par tous », a souligné Barosso. L’Europe est « un rêve, mais un rêve lucide », a-t-il déclaré.
Désaccord sur la Turquie
Interrogé sur la déclaration du ministre Eric Woerth sur une « pause dans la réduction des déficits », Nicolas Sarkozy a répondu qu’il demandait à « être jugé sur les déficits à la fin de son quinquennat », car ceux-ci ne se réduisent pas « semaine après semaine ». Le président français a en revanche martelé sa détermination à mener l’Europe vers un véritable « gouvernement économique ».
Les deux dirigeants ont affiché une nette complicité au cours de cette conférence de presse. Le devenir des négociations sur l’adhésion de la Turquie est en revanche apparu comme une pomme de discorde. Nicolas Sarkozy a répété son opposition à l’entrée d’Ankara, tandis que José Manuel Barosso a déclaré avoir « une vision différente » de cette question.

21.05.2007

"Le Grenelle de l'Environnement"

 

 80d67e99a6e0f683466dadd469987f1e.jpgReuter

Signataire du pacte écologique de Nicolas Hulot, Nicolas Sarkozy reçoit lundi, avec Alain Juppé, les représentants d’ONG et des experts en environnement. Ces rencontres se dérouleront à l’Elysée, histoire de souligner l’importance donnée par le nouveau président au dossier. Le but est d’établir l'ordre du jour des dossiers prioritaires du "Grenelle de l'environnement" promis par le candidat UMP durant la campagne présidentielle.

Juppé vote nucléaire
Si ce nouveau "Grenelle" ne devrait pas avoir lieu avant l'automne, de grandes orientations peuvent déjà être établies. Dimanche, Alain Juppé a jugé qu'il n'y a pas de solution énergétique en France sans nucléaire. "Il n'y a pas de solution en matière énergétique dans les années qui viennent sans poursuite de l'équipement de la France en centrales électro-nucléaires", a dit le nouveau ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. Alain Juppé s'est donc prononcé pour le développement du programme EPR.

Dans un communiqué, le mouvement écologique "Sortir du nucléaire" a accusé le gouvernement de l'exclure des consultations prévues lundi à l'Elysée. L'organisation, qui rassemble plus de 750 associations écologistes, réclame l'annulation d'un décret autorisant EDF à construire la première centrale nucléaire de type EPR (à eau pressurisée) à Flamanville (Manche). La mise en service est prévue en 2012.

    Publicité

    Le Gouvernement plebiscité

    Selon un sondage TNS Sofres-Unilog pour le Figaro-RTL-LCI, l'UMP devrait bénéficier d'une large majorité à l'Assemblée nationale. Le gouvernement et l'UMP sont plebiscités.

    C'EST l'état de grâce. Fillon à Matignon, l'ouverture, le renouvellement, les nouveaux mini­stères. Tous les choix de Nicolas Sarkozy sont plébiscités par les Français, selon l'enquête TNS-Sofres-Unilog (Logica groupe CMG) pour RTL-Le Figaro-LCI. Conséquence logique : ils promettent au nouveau président une très large majorité, supérieure encore à celle qu'avait obtenue en 2002 l'UMP.
    La nomination de François Fillon satisfait deux Français sur trois (60 % contre 28 %). Elle fait l'unanimité à l'UMP (94 %) et séduit aussi la plupart des électeurs de François Bayrou (67 %) et de Jean-Marie Le Pen (69 %).
    Tous les ministres cités font l'objet d'une même faveur. On retiendra en particulier le sort de Rachida Dati. Inconnue du grand public il y a quelques semaines, c'est la star de la nouvelle équipe. 72 % de satisfaits. 11 % seulement de sans opinion. Surtout, elle est plébiscitée sur tout l'échiquier (56 % des socialistes, 80 % des lepénistes).
    L'« opération » Bernard Kouchner est également un succès. Les électeurs de gauche ne lui en veulent pas d'avoir changé de camp (61 % des électeurs de Royal sont satisfaits de sa nomination) ; ceux de droite l'adoptent d'emblée (86 % de satisfaits à l'UMP).
    Autre pari gagné pour Nicolas Sarkozy, celui de la refonte des contours ministériels. Que le ministère élargi de l'Écologie fasse l'unanimité (94 %), n'est pas une surprise - le ministère est plus approuvé que le ministre (55 % de satisfaits pour Juppé). Mais l'écrasante majorité qui salue la création d'un ministère regroupant notamment l'Immigration et l'Identité nationale vient répondre à la polémique qui a entouré cette décision. 76 % des ouvriers, 52 % des électeurs de la gauche « antilibérale » l'approuvent.
    La reconquête de l'électorat FN
    Comme en 1981 pour Mitterrand et en 2002 pour Chirac, les électeurs semblent disposés à offrir au nouveau président une large majorité. 40 % pour l'UMP, ce serait huit points de plus qu'il y a cinq ans. La reconquête de l'électorat FN se confirmerait (41 % des électeurs de Le Pen voteraient UMP). Le Modem de François Bayrou ferait un beau score en voix (15 %). Mais, en raison du mode de scrutin, l'Assemblée nationale ne comprendrait plus que deux groupes (PS et UMP).
    Enfin, Ségolène Royal part à la conquête du PS avec de bons atouts. Elle devance Dominique Strauss-Kahn de vingt points chez les sympathisants socialistes. Et marginalise l'actuel premier secrétaire, François Hollande, souhaité comme leader par 9 % seulement des sympathisants PS.

    20.05.2007

    Le Président et son gouvernement entrent dans le vif du sujet.

    Nicolas Sarkozy et son gouvernement entrent dans le vif du sujet

    AP | 20.05.2007 | 14:34

    Pas de temps à perdre: désormais opérationnels, Nicolas Sarkozy et son gouvernement vont entrer cette semaine dans le vif du sujet avec la volonté de mettre en oeuvre au pas de charge les réformes promises pendant la campagne.

    De retour, prévu dimanche dans l'après-midi, d'un rapide week-end en famille au fort de Brégançon dans le Var, Nicolas Sarkozy préparera lundi le "Grenelle de l'environnement" pendant que François Fillon réunira à Matignon les responsables de la majorité présidentielle pour lancer la bataille des législatives.

    Dès sa prise de fonction, le nouveau président a concrétisé la "rupture" qu'il entend incarner dans les pratiques politiques de la Ve République: mise en scène à la Kennedy de sa famille mercredi lors de sa cérémonie d'installation, jogging avec son Premier ministre et apparition en short sur le perron de l'Elysée jeudi, nomination d'un gouvernement d'ouverture comptant quatre personnalités classées à gauche.

    Changement de style, mais aussi de pratique institutionnelle par rapport aux années Chirac: désormais, c'est le président qui gouverne, avec un Premier ministre chargé de mettre en oeuvre "scrupuleusement" le projet approuvé le 6 mai par 53,06% des Français, comme l'a expliqué vendredi soir M. Fillon. La gestion en direct du dossier Airbus par le président est l'illustration de cette petite révolution due à la fois au tempérament de Nicolas Sarkozy et à la réforme du quinquennat, qui a encore accentué la présidentialisation du régime.

    Ces changements semblent plaire aux Français: 50% d'entre eux sont satisfaits de la composition du gouvernement Fillon et 22% mécontents, selon un sondage CSA pour "Le Parisien" publié dimanche. Un autre sondage réalisé par OpinionWay pour "Le Journal du dimanche", donne 69% des Français satisfaits de la composition du nouveau gouvernement.

    Profitant de cet état de grâce, Nicolas Sarkozy veut aller très vite et mettre en oeuvre toutes les réformes de son projet en même temps et non pas les unes après les autres comme l'avait fait Jacques Chirac après 2002. Au risque de multiplier les mécontentements dans le pays.

    Cette semaine, le chef de l'Etat, sur tous les fronts, s'occupera à la fois d'environnement et d'Europe. Lundi, il réunira à l'Elysée les organisations non gouvernementales et les experts de l'environnement avec Alain Juppé, ministre d'Etat chargé du Développement durable. Objectif: préparer le "Grenelle de l'environnement" promis pour cet automne, dont doivent sortir des actions concrètes pour lutter contre le changement climatique.

    Nicolas Sarkozy recevra auparavant le président du Parlement européen Hans-Gert Pöttering pour ce qui constitue sa première priorité: la relance de la construction européenne. Dans la perspective du conseil européen décisif des 21 et 22 juin, le nouveau président français propose un "traité simplifié" pour sortir l'Union européenne de l'impasse dans laquelle elle se trouve depuis 2005.

    Mercredi après-midi, il se rendra à Bruxelles pour un déplacement inédit pour un président français au siège de la Commission européenne, où il dînera avec José Manuel Barroso et ses vice-présidents.

    Entre-temps, un déplacement en France devrait avoir lieu mardi, selon son entourage. Car M. Sarkozy ne perd pas de vue les élections législatives des 10 et 17 juin, dont il attend une large majorité pour pouvoir mettre en oeuvre son programme. "Il aura un rôle important" dans ces élections, mais "attend que la campagne démarre" pour s'exprimer, explique-t-on dans son entourage.

    En attendant, c'est François Fillon qui a lancé ce week-end la bataille des législatives dans sa circonscription de la Sarthe, où il est candidat. Le Premier ministre réunira lundi matin à Matignon l'équipe dirigeante de la campagne de la majorité présidentielle, et mardi les parlementaires sortants UMP mais aussi les 24 UDF ralliés à Nicolas Sarkozy. AP

    AP | 20.05.2007 | 14:34

     

     

     

    Pas de temps à perdre: désormais opérationnels, Nicolas Sarkozy et son gouvernement vont entrer cette semaine dans le vif du sujet avec la volonté de mettre en oeuvre au pas de charge les réformes promises pendant la campagne.

    De retour, prévu dimanche dans l'après-midi, d'un rapide week-end en famille au fort de Brégançon dans le Var, Nicolas Sarkozy préparera lundi le "Grenelle de l'environnement" pendant que François Fillon réunira à Matignon les responsables de la majorité présidentielle pour lancer la bataille des législatives.

    Dès sa prise de fonction, le nouveau président a concrétisé la "rupture" qu'il entend incarner dans les pratiques politiques de la Ve République: mise en scène à la Kennedy de sa famille mercredi lors de sa cérémonie d'installation, jogging avec son Premier ministre et apparition en short sur le perron de l'Elysée jeudi, nomination d'un gouvernement d'ouverture comptant quatre personnalités classées à gauche.

    Changement de style, mais aussi de pratique institutionnelle par rapport aux années Chirac: désormais, c'est le président qui gouverne, avec un Premier ministre chargé de mettre en oeuvre "scrupuleusement" le projet approuvé le 6 mai par 53,06% des Français, comme l'a expliqué vendredi soir M. Fillon. La gestion en direct du dossier Airbus par le président est l'illustration de cette petite révolution due à la fois au tempérament de Nicolas Sarkozy et à la réforme du quinquennat, qui a encore accentué la présidentialisation du régime.

    Ces changements semblent plaire aux Français: 50% d'entre eux sont satisfaits de la composition du gouvernement Fillon et 22% mécontents, selon un sondage CSA pour "Le Parisien" publié dimanche. Un autre sondage réalisé par OpinionWay pour "Le Journal du dimanche", donne 69% des Français satisfaits de la composition du nouveau gouvernement.

    Profitant de cet état de grâce, Nicolas Sarkozy veut aller très vite et mettre en oeuvre toutes les réformes de son projet en même temps et non pas les unes après les autres comme l'avait fait Jacques Chirac après 2002. Au risque de multiplier les mécontentements dans le pays.

    Cette semaine, le chef de l'Etat, sur tous les fronts, s'occupera à la fois d'environnement et d'Europe. Lundi, il réunira à l'Elysée les organisations non gouvernementales et les experts de l'environnement avec Alain Juppé, ministre d'Etat chargé du Développement durable. Objectif: préparer le "Grenelle de l'environnement" promis pour cet automne, dont doivent sortir des actions concrètes pour lutter contre le changement climatique.

    Nicolas Sarkozy recevra auparavant le président du Parlement européen Hans-Gert Pöttering pour ce qui constitue sa première priorité: la relance de la construction européenne. Dans la perspective du conseil européen décisif des 21 et 22 juin, le nouveau président français propose un "traité simplifié" pour sortir l'Union européenne de l'impasse dans laquelle elle se trouve depuis 2005.

    Mercredi après-midi, il se rendra à Bruxelles pour un déplacement inédit pour un président français au siège de la Commission européenne, où il dînera avec José Manuel Barroso et ses vice-présidents.

    Entre-temps, un déplacement en France devrait avoir lieu mardi, selon son entourage. Car M. Sarkozy ne perd pas de vue les élections législatives des 10 et 17 juin, dont il attend une large majorité pour pouvoir mettre en oeuvre son programme. "Il aura un rôle important" dans ces élections, mais "attend que la campagne démarre" pour s'exprimer, explique-t-on dans son entourage.

    En attendant, c'est François Fillon qui a lancé ce week-end la bataille des législatives dans sa circonscription de la Sarthe, où il est candidat. Le Premier ministre réunira lundi matin à Matignon l'équipe dirigeante de la campagne de la majorité présidentielle, et mardi les parlementaires sortants UMP mais aussi les 24 UDF ralliés à Nicolas Sarkozy. AP

    19.05.2007

    Une nouvelle équipe gouvernementale d'ouverture et de parité.

     medium_20070517_WWW000000383_15769_1.jpgfigaro.fr

    Si les ministères régaliens ont été confiés à des personnalités d'ouverture, les sarkozystes occupent des postes clés, appelés à mettre en oeuvre les réformes.

    OUVERTURE, parité, intitulés des ministères chamboulés, administrations regroupées, nombre de portefeuilles réduit : Nicolas Sarkozy et François Fillon ont d'emblée imprimé la marque de la « rupture » en composant la première équipe gouvernementale du quinquennat.
    Pendant sa campagne, Nicolas Sarkozy avait promis « l'ouverture et la parité » : il a respecté son engagement. C'est le gouvernement le plus paritaire jamais formé avec huit hommes et sept femmes, hormis les secrétaires d'État. Deux femmes occupent des ministères régaliens (Michèle Alliot-Marie à l'Intérieur, et Rachida Dati à la Justice). La benjamine du gouvernement, Valérie Pécresse, a 39 ans et le doyen, Bernard Kouchner, 67 ans. Ce gouvernement compte seulement deux énarques (Alain Juppé et Valérie Pécresse) et seule l'avocate d'affaires Christine Lagarde vient de la société civile.
    Cinq ministres sortants retrouvent un portefeuille et cinq ministres débarqués par Dominique de Villepin reviennent par la grande porte dont... François Fillon. Bref, un cocktail d'anciens et de nouveaux qui respecte à peu de choses près la répartition géographique même si le Sud-Ouest est le plus représenté (trois ministres) quand le Sud-Est n'en compte aucun. Aucun élu des DOM-TOM n'entre au gouvernement.
    Treize ministres UMP
    Numéro deux du gouvernement, seul ministre d'État, l'ancien premier ministre Alain Juppé dirige un département très vert : Écologie, Développement et Aménagement durables. Un mini-gouvernement à lui seul et surtout un retour sous les projecteurs pour celui qui avait été humilié par sa condamnation dans l'affaire des emplois fictifs du RPR.
    Sur le plan politique, l'UMP constitue l'armature du gouvernement : outre Fillon, treize de ses quinze ministres en viennent. Mais dans le cadre de « l'ouverture », deux ministères régaliens sont confiés à des ministres non UMP : les Affaires étrangères à Bernard Kouchner, l'ex-French doctor qui a bravé sa famille socialiste, et la Défense à Hervé Morin, un lieutenant de François Bayrou rallié à Nicolas Sarkozy entre les deux tours. Deux des quatre secrétaires d'État annoncés viennent de la gauche : Jean-Pierre Jouyet aux Affaires européennes, et le « transfuge » du PS Éric Besson chargé de la Prospective et de l'Évaluation des politiques publiques.
    Si l'on ajoute la nomination de Martin Hirsch, proche de Kouchner, en tant que haut-commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté, le nombre de personnalités issues de la gauche et du centre s'élève à cinq ! De quoi assécher la vague orange de François Bayrou, et asphyxier le PS à moins d'un mois des élections législatives. En attendant, cela fait aussi grincer des dents à l'UMP et parmi les sarkozystes historiques.
    Mais Sarkozy et Fillon ont veillé à nommer des fidèles aux postes qui correspondent aux engagements forts de la campagne. Bras droit du chef de l'État, Brice Hortefeux hérite du nouveau ministère de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Codéveloppement qui prend des « morceaux » de l'Intérieur, des Affaires étrangères, de la Cohésion sociale, de la Justice et même de Bercy. L'ex-porte-parole de la campagne Rachida Dati atterrit à la Justice pour mettre en oeuvre les peines plancher et la réforme de l'ordonnance des mineurs, deux des promesses phares du candidat. L'autre porte-parole, Xavier Bertrand, s'installe à la tête des Affaires sociales avec pour mission de mettre en oeuvre le contrat de travail unique, le service minimum et la réforme des régimes spéciaux. Le trésorier de l'UMP et de la campagne, Éric Woerth, prend en charge les Comptes publics. Xavier Darcos, qui a beaucoup travaillé sur le programme éducatif avec François Fillon, retrouve le ministère de l'Éducation mais comme seul maître à bord, contrairement à 2002 où il avait dû partager la vedette avec Luc Ferry. Enfin, Valérie Pécresse, porte-parole de l'UMP, aura la lourde tâche de mettre en oeuvre la réforme de l'Université, un chantier très difficile.

    17.05.2007

    ELYSEE J+1,nomination,jogging,consultations...

    jeudi 17 mai 2007, mis à jour à 16:41

    Elysée J+1 : nomination, jogging, consultations... Reuters

    medium_2007-05-17T145647Z_01_NOOTR_RTRIDSP_1_OFRTP-FRANCE-SARKOZY-JOURNEE-20070517.jpg

    La présidence de Nicolas Sarkozy sera-t-elle sportive ?

    Ce pourrait être l'un des messages de la journée de jeudi, la première véritablement passée au palais de l'Elysée par le nouveau chef de l'Etat français.

    Moins de trois heures après avoir nommé François Fillon au poste de Premier ministre, Nicolas Sarkozy l'a entraîné dans un jogging dans le bois de Boulogne, à l'heure du déjeuner.

    Un signe parmi d'autres, au lendemain de la passation de pouvoirs avec Jacques Chirac, du nouveau style que le nouveau président de la République semble vouloir imprimer à son mandat.

    Avec François Fillon à Matignon, c'est désormais un duo de quinquagénaires qui est à la tête de l'Etat, un coup de jeune que devrait confirmer la composition du gouvernement, dont l'annonce devrait être faite vendredi.

    Nicolas Sarkozy avait déjà manifesté mercredi cette volonté de donner une image plus dynamique de sa fonction en allant à Berlin quelques heures après son intronisation évoquer avec la chancelière allemande Angela Merkel l'avenir institutionnel de l'Union européenne et le dossier EADS.

    "La politique de la France telle que je la conçois ne sera pas marquée du sceau de l'attentisme, ni en politique intérieure, ni en matière de politique européenne, ni en matière de politique étrangères", a-t-il alors déclaré.

    Rentré dans la nuit, Nicolas Sarkozy n'a pas dormi à l'Elysée mais, selon son entourage, dans l'appartement qu'il loue à Neuilly-sur-Seine, sa ville.

    Il est arrivé à 08h05 (06h05 GMT) à l'Elysée, cinq minutes avant le secrétaire général de la présidence, Claude Guéant, et 25 avant François Fillon, avec qui il a pris le petit-déjeuner.

    François Fillon est reparti à 09h39. Le communiqué annonçant sa nomination à l'Elysée est tombé 11 minutes plus tard. Le nouveau Premier ministre reviendra à 12h50 en short, tee-shirt et chaussures de sport.

    "UNE NOUVELLE VIE"

    Dès les premières heures de la matinée, les collaborateurs du nouveau président ont afflué à l'Elysée, un par un ou par petits groupes - le service de presse de son équipe de campagne, notamment, transféré en bloc à l'Elysée : passage obligé par le bureau du commandant militaire, distribution des bureaux, etc.

    "A chaque époque son organisation", confie le nouveau porte-parole de l'Elysée, David Martinon, à des journalistes. "On va essayer de vous donner le plus d'informations possibles. L'époque n'est plus la même."

    Il admet cependant qu'il y aura "un équilibre subtil à trouver" pour éviter que le nouveau président soit "en permanence sous la pression des médias."

    Tandis que des appariteurs amènent meubles et cartons, certains nouveaux venus, peu familiers des lieux, semblent un peu perdus. D'autres ont de toute évidence déjà eu leur entrée à l'Elysée dans une autre vie, comme la journaliste du magazine Le Point Catherine Pégard, désormais conseillère politique du président, ou l'essayiste Georges-Marc Benamou.

    Il est un des rares à se confier. "Vous pouvez toujours me classer à gauche", dit à des journalistes cet ancien proche du président socialiste François Mitterrand. Prié de dire quelle est la signification de son arrivée dans l'équipe d'un président de la République de droite, il répond : "L'ouverture et l'envie de changement incarnées par Nicolas Sarkozy."

    "C'est une nouvelle vie. J'avais une vie d'écrivain, de scénariste et de journaliste et je vais couper plein de choses pour m'occuper de dossiers que me confiera le président."

    Au retour de son jogging, trempé de sueur, Nicolas Sarkozy est attendu par un premier visiteur : celui qui fut l'un de ses conseillers politiques à l'UMP, Patrick Devedjian.

    L'ancien ministre de l'Industrie repartira vers 15h30, sans dévoiler la teneur de son entretien, alors que la dernière main est mise à la composition du prochain gouvernement. "Je suis toujours satisfait de mes entretiens avec le président", est le seul commentaire que pourront lui arracher les journalistes.

    D'autres rendez-vous suivront, dont l'ex-ministre délégué aux Collectivités territoriales Brice Hortefeux, fidèle parmi les fidèles, dont on ignore toujours s'il sera ou non dans le prochain gouvernement. Ou le ministre sortant du Budget, Jean-François Copé qui, lui, ne paraît pas devoir en être. Ou Bernard Accoyer, président du groupe UMP à l'Assemblée.

    A 16h00 pile, ce sera le tour de l'ex-ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie, qui pourrait hériter d'un ministère de la Sécurité intérieure dans le nouveau gouvernement, de monter les marches du perron de l'Elysée.

    Alors que Nicolas Sarkozy est attendu vendredi à Toulouse pour rencontrer l'intersyndicale d'Airbus,, selon des sources syndicales, le coprésident exécutif d'EADS et président d'Airbus, Louis Gallois, arrive à son tour à l'Elysée en tenue décontractée et au volant d'une 206 Peugeot. Mais pas pour voir le chef de l'Etat, selon l'entourage de ce dernier.

    16.05.2007

    La dernière lettre de Guy Môquet

    16 mai 2007

    medium_34ruebaron.jpg

    La dernière lettre de Guy Môquet lue aux lycéens

    Nicolas Sarkozy avait évoqué de nombreuses fois son souhait de faire lire la lettre écrite par le jeune résistant communiste à ses parents avant son exécution en 1941. « Ma première décision de président de la République sera de demander au futur ministre de l'Education nationale que cette lettre soit lue en début d'année à tous les lycéens de France » a annoncé le président de la République au cours de la cérémonie au Monument de la Cascade du Bois de Boulogne, le mercredi 16 mai.

    « Je n'ai jamais pu lire ou écouter la lettre de Guy Môquet sans en être profondément bouleversé » a déclaré le président Nicolas Sarkozy. « Si j'ai tenu à faire ici ma première commémoration en tant que président », a-t-il expliqué, « c'est parce que je crois qu'il est essentiel d'expliquer à nos enfants ce qu'est un jeune Français, à travers le sacrifice de quelques-uns, l'anonyme grandeur d'un homme qui se donne à cause plus grande que lui. (…) Que les enfants mesurent l'horreur de la guerre et à quelles extrémités barbares elle peut conduire » a-t-il dit.

    La dernière lettre de Guy Môquet :

       "Ma petite maman chérie,

        mon tout petit frère adoré,

        mon petit papa aimé,

       Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c'est d'être courageuse. Je le suis et je veux l'être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j'aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon coeur, c'est que ma mort serve à quelque chose. Je n'ai pas eu le temps d'embrasser Jean. J'ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable je ne peux le faire hélas ! ...

       

     

     

    Toutes les notes