08.10.2007
Les alliances avec l' Europe de l'Est.

Le chef de l'Etat est décidé désormais à assumer une partie de son histoire pour mieux conduire l'offensive de charme lancée à destination des pays d'Europe de l'Est avant que la France ne préside l'Union européenne (UE) à partir de juin 2008.
"Ce n'est pas une nostalgie, mais il comprend leur sensibilité", insiste-t-on à l'Elysée, où devaient être reçus, lundi 8 octobre, le président polonais Lech Kaczynski et le premier ministre tchèque, Mirek Topolanek.
Cet intérêt pour les pays de l'Est européen n'est pas uniquement "sentimental". A plus d'une semaine du sommet de Lisbonne, où les Vingt-Sept vont se mettre d'accord sur la rédaction d'un traité simplifié, et dans la perspective de la présidence française de l'UE, M. Sarkozy se cherche des alliés au-delà du cercle traditionnel des "amis" de la France. "Si on veut relancer l'Europe, on doit trouver de nouvelles coalitions", explique un conseiller du chef de l'Etat.
"NOUS PROFITONS DES ERREURS DE CHIRAC"
Pour ces nouveaux entrants dans l'UE, aucun discours n'est trop beau. Que ce soit en Hongrie (le 12 septembre) ou en Bulgarie, M. Sarkozy a, à chaque fois, assuré ses interlocuteurs qu'ils ne faisaient pas partie "d'une deuxième division de l'Europe", et qu'"ils n'[étaient] pas là pour faire de la figuration".
Insistant sur leur histoire tragique et "le long chemin" qu'ils ont dû parcourir pour se "libérer des chaînes" du communisme, il leur a assuré, prenant exemple sur la libération des infirmières bulgares :"vous ne serez plus jamais seuls. La France sera toujours à vos côtés".
Le chef de l'Etat bénéficie d'une image pro-américaine plutôt bien perçue dans les pays de l'ancien bloc soviétique. "Nous profitons des erreurs de Chirac", dit-on à l'Elysée.
Depuis 2002, M. Sarkozy a multiplié les visites à Bucarest, Varsovie, Budapest et Sofia, alors que les propos de l'ancien président à l'égard de ces pays, "qui auraient mieux fait de se taire" plutôt que d'afficher leur atlantisme, les avaient vexés.
En 2006, explique un conseiller de M. Sarkozy, celui-ci s'était rendu aux cérémonies d'anniversaire de la grève du chantier naval de Gdansk, en Pologne, "alors que M. Chirac n'avait envoyé personne".
Pour se garantir de nouveaux alliés, M. Sarkozy joue sur un levier : la méfiance des nouveaux entrants à l'encontre de l'Allemagne et de la Russie dont dépend une bonne partie de leurs approvisionnements énergétiques. "Yalta, c'est fini", avait-il assuré devant Vladimir Poutine lors d'un face-à-face entre les deux hommes lors du G8 d'Heilingendam. Une "sortie" qu'il ne manque pas de rappeler à chacun de ses entretiens avec ses hôtes.
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04.10.2007
TESTS ADN ADOPTES PAR LE SENAT.
Le dispositif, voté cette nuit, s’inscrira dans un cadre expérimental d'une durée maximum de 18 mois. Ces analyses génétiques seront réalisées, à la demande du candidat au regroupement familial, « aux frais de l'Etat ».
En commission, le texte litigieux censé pallier à l'absence dans un certain nombre de pays d'un service de l'état civil fiable, avait été supprimé. Le texte amendé par les sénateurs prévoit que pour éviter qu'un chef de famille ne découvre à cette occasion qu'il n'est pas le père biologique de son enfant, le test recherche « une filiation déclarée avec la mère du demandeur ».
« Détestable »pour le PS, équitable pour la droite
Le gouvernement, qui a prévu d'inscrire ce dispositif dans un cadre expérimental d'une durée maximum de 18 mois, a fait adopter un sous-amendement précisant que des analyses génétiques sont réalisées, à la demande du candidat au regroupement familial, « aux frais de l'Etat ».
Bernard Frimat (PS) a estimé que le dispositif voté par le Sénat restait « détestable », tandis que son collègue Pierre-Yves Collombat a dénoncé « une disposition parfaitement inapplicable », « une usine à gaz ». Eliane Assassi (PCF) a résumé l'ensemble du projet de loi à « une déclaration de guerre faite aux étrangers qui sont régulièrement installés sur notre territoire et qui veulent faire venir leur famille en France ».
De son côté, le président du groupe UDF Michel Mercier a jugé que l'amendement sénatorial permettait de faire en sorte que les familles d'immigrés soient « soumises aux mêmes lois que les familles françaises ». Cette disposition sur les tests génétiques avait suscité un tollé, notamment hors de France : le président de la Commission de l'Union africaine (UA), Alpha Oumar Konaré, avait jugé les tests génétiques « inacceptables au niveau éthique, moral et culturel ».
Le projet de loi doit être de nouveau examiné par l'Assemblée nationale, en vue de son adoption définitive.
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03.10.2007
Nicolas Sarkozy va poursuivre sa politique d'ouverture.
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02.10.2007
LE TEST ADN DEBATTU AU SENAT.
Le projet de loi sur l’immigration arrive aujourd’hui devant le Sénat, avec toujours la même controverse autour de l’amendement au projet de loi de Brice Hortefeux qui instaure la possibilité des tests ADN pour les candidats au regroupement familial.
Hier, Amnesty International a demandé aux sénateurs de "confirmer le rejet de cet amendement car "il risque de conduire les services consulaires à mettre systématiquement en doute l’authenticité des documents présentés et à considérer l’absence d’une telle demande comme la reconnaissance implicite d’une demande frauduleuse".
Parmi les opposants au projet, la Conférence des évêques de France (CEF) a, elle aussi, condamné ce texte. Elle a fait savoir hier que "les chrétiens refusent par principe de choisir entre bons et mauvais migrants, entre clandestins et réguliers, entre citoyens pourvus de papiers et d’autres sans papier".
Le 26 septembre déjà, la commission des Lois du Sénat avait retoqué l’amendement. Sa décision doit encore être approuvée par les sénateurs lors de l’examen du texte aujourd'hui.
En cas de rejet pur et simple de l'amendement, il reviendrait à une commission mixte paritaire de départager députés et sénateurs.
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ar Emmanuel Jarry 