22.02.2008
Nicolas Sarkozy a inauguré l'Historial "Charles De Gaulle "
Nicolas Sarkozy a inauguré l'Historial Charles de Gaulle NOUVELOBS.COM | 22.02.2008 | Situé au coeur du musée de l'Armée, à l'Hôtel national des Invalides à Paris, il privilégie des dispositifs audiovisuels interactifs pour "donner à voir et à comprendre" l'homme du 18 juin 1940. Le portrait officiel de Charles de Gaulle, président de 1959 à 1969 Nicolas Sarkozy a inauguré vendredi matin 22 février l'Historial Charles de Gaulle, situé au cœur du musée de l'Armée aux Invalides à Paris. Après avoir dévoilé une plaque commémorative, le chef de l'Etat a visité au pas de charge l'Historial, qui retrace sur 2.500m2 l'itinéraire du et fondateur de la Ve République, de sa naissance le 22 novembre 1890 à Lille à sa mort le 9 novembre 1970 à Colombey-les-Deux-Eglises.
Il était accompagné par l'ancien président Jacques Chirac, qui avait lancé le projet en 2002. Etaient également présents le fils du général, Philippe de Gaulle, mais aussi Charles Pasqua, Jean-Louis Debré, Jean-Pierre Raffarin, Françoise de Panafieu, ou encore les ministres Hervé Morin (Défense), Rachida Dati (Justice) et Michèle Alliot-Marie (Intérieur). "Le gaullisme n'a jamais été une idéologie" Intervenant dans la cour des Invalides devant quelques centaines de jeunes, Nicolas Sarkozy a rendu hommage au général de Gaulle, en tentant de se placer dans son héritage.
"Le gaullisme n'a jamais été une idéologie", a-t-il souligné. "Nul ne sait ce que dirait ou ce que ferait aujourd'hui le général de Gaulle, nul ne peut faire parler les morts, et ce mort-là moins qu'un autre, parce qu'il fut toujours de son vivant là où personne ne l'attendait". Il a été "le premier à comprendre la nécessité d'ouverture pour rassembler les Français", avec "l'union nationale" de tous les partis en 1944, a-t-il notamment estimé. Par ailleurs, "on dit qu'il est anti-américain" mais "il a toujours placé la France dans le camp de la liberté". De même, "le général de Gaulle n'est pas un conservateur (...) A aucun moment il n'a cessé de regarder vers l'avenir".
Evoquant les événements de Mai 68, Nicolas Sarkozy s'en est pris à ceux "qui ne pouvaient pas supporter d'avoir perdu les élections (et) jouent (alors) la carte de l'insurrection populaire". "On se souvient de la révolte de cette jeunesse qui a tout, qui ne sait pas encore ce qu'est le chômage des jeunes et qui monte sur les barricades pour réclamer le droit d'aimer sans contrainte et de jouir sans entraves", a-t-il ajouté. "Elle ne sait pas exprimer autrement son malaise face à une société qui ne peut plus lui apporter que des réponses matérielles".
Nicolas Sarkozy a aussi dénoncé "tous ceux auxquels (...) dans les syndicats, dans les partis, dans la presse, dans les milieux intellectuels, le général de Gaulle a toujours paru illégitime parce qu'il leur a arraché un pouvoir qu'ils avaient pris l'habitude de se partager". Il "n'a jamais craint de dresser contre lui tout au long de sa vie tous les conservatismes, tous les corporatismes, tous les clientélismes", a-t-il estimé.
L'Historial s'appuie sur un très important patrimoine visuel et sonore: Charles de Gaulle est le premier chef d'Etat français dont le parcours a été entièrement photographié, filmé, enregistré. Quelque 400 documents, dont de nombreuses images d'archives de l'Institut national de l'audiovisuel (INA), près de 20 heures de commentaires audio diffusés sur des casques légers distribués à l'entrée, éclairent ainsi la vie et l'action de Charles de Gaulle. (avec AP)
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08.02.2008
Nicolas Sarkozy présente son plan banlieues.
Nicolas Sarlozy a présenté aujourd'hui vendredi son plan Espoir Banlieue, axé sur l’insertion par le travail, la lutte contre l’échec scolaire et le désenclavement. Nicolas Sarkozy a également promis des renforts de police. En plus Dans les banlieues : Fadela Amara veut créer 45.000 emplois en 3 ans Nicolas Sarkozy a présenté vendredi son plan baptisé « Espoir Banlieue », une de ses principales promesses de campagne. Initialement cette présentation aurait dû être faite depuis Vaux-en-Velin, aux côtés de la secrétaire d’Etat à la ville, Fadela Amara. Mais cette dernière s’est rendue seule dans le Rhône, le 22 janvier, se contentant d’en présenter les grandes lignes au risque d’accentuer l’impression d’impréparation. Surtout, la secrétaire d’Etat s’est vu publiquement désavouée par sa ministre de tutelle, Christine Boutin, qui a déclaré ne pas croire en un « énième plan banlieue ». Le plan Espoir Banlieue revendiqué par Nicolas Sarkozy s’ajoute en effet à une longue liste. Depuis le lancement du programme « Habitat et vie sociale », en 1977, ou la création de la politique de Développement social des quartiers (DSQ) et des zones d’éducation prioritaires (ZEP) en 1981, la politique de la ville en France a compté pas moins de 13 plans successifs. Quelle est donc la spécificité de celui présenté par l’actuel locataire de l’Elysée ? Le chef de l’Etat a souhaité un plan d’action concentré sur une centaine de quartiers prioritaires, autour de trois axes : l’insertion par le travail, la lutte contre l’échec scolaire et le désenclavement. Depuis l’Elysée, vendredi, Nicolas Sarkozy a d’abord annoncé un toilettage du pilotage de la politique de la ville. Un conseil interministériel sera créé sous l’autorité du premier ministre, et devra être « le lieu de suivi des décisions ». Le chef de l’Etat a également appelé à « clarifier la chaîne des responsabilités ». Il s’est engagé à ce qu’un représentant de l’Etat soit présent dans chaque quartier visé et a promis de conduire avec les élus locaux une réflexion sur la répartition des dotations aux collectivités. Nicolas Sarkozy s’est fait le chantre de la promotion de la diversité. A ce titre, il a rappelé avoir confié à l’ancienne garde des Sceaux, Simone Veil, la mission d’inscrire la garantie de ce principe dans le préambule de la Constitution. Le chef de l’Etat a également appelé la fonction publique à faire des propositions pour permettre la diversité, « à tous les niveaux ». L’ancien ministre de l’intérieur a aussi abordé la question de la sécurité. Nicolas Sarkozy a annoncé le déploiement de 4000 policiers supplémentaires dans les banlieues d’ici trois ans, plaidant pour « une police au plus près des habitants des quartiers ». Telle sera la mission des 200 unités territoriales de quartier nouvellement créées par l’actuelle locataire de la place Beauvau, Michèle Alliot-Marie. Le chef de l’Etat a également promis de donner une nouvelle impulsion aux Groupes d’interventions régionaux, chargés de débusquer l’économie souterraine. « Il y a dans ces quartiers un sang neuf pour la France ». Pour ne pas le laisser dépérir, Nicolas Sarkozy a promis l’insertion par le travail. Le chef de l’Etat a ainsi annoncé la création d’un nouveau dispositif, baptisé « contrat autonomie », pour accompagner vers l’emploi dans les trois prochaines années plus de « 100.000 jeunes ». « Chaque jeune qui le voudra aura ce contrat qui débouchera sur une formation, sur un contrat d’apprentissage ou sur un emploi », a-t-il affirmé. Le chef de l’Etat entend également favoriser la création d’entreprises dans les banlieues. Pour permettre le désenclavement, Nicolas Sarkozy a promis que l’Etat allait « se réengager » pour aider les collectivités à construire les infrastructures de transport nécessaire. Le chef de l’Etat compte sur 500 millions d’euros provisionnés à ces fins par le Grenelle de l’environnement. « Dès 2008 », a-t-il annoncé, l’Etat mettra la main la poche pour ouvrir des lignes de bus pour rallier les quartiers les plus isolés. Nicolas Sarkozy a demandé à sa ministre du logement, Christine Boutin, de lui présenter « un plan complet en faveur de l’accession sociale à la propriété » en banlieue. Le chef de l’Etat s’est également à conclure « un nouveau pacte social » avec les bailleurs sociaux, pour garantir la qualité de leurs prestations. Enfin, pour lutter contre l’échec scolaire, Nicolas Sarkozy a souhaité que les jeunes sortis sans diplôme du système « soient accueillis par une école de la deuxième chance ». Le chef de l’Etat n’a pas craint de décréter cette proposition « priorité » de son quinquennat. Il s’agit donc de généraliser ces établissements qui ne sont actuellement qu’une petite poignée par académies, en leur permettant de bénéficier de la taxe d’apprentissage. En matière de mixité, Nicolas Sarkozy a eu des mots très durs contre la carte scolaire, qui doit être supprimée à la rentrée 2008. Sur ce point, le plan Espoir Banlieue prévoit de développer l’hébergement des meilleurs élèves dans les internats d’excellence. Pour ouvrir les portes des grandes écoles, « les 5% des élèves les plus méritants » de tous les établissements devront être acceptés en classe préparatoire.
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