13.03.2008

PROJET D'UNION DE LA MEDITERRANEE.

Méditerranée - Sarkozy plaide à Bruxelles pour son projet d'Union AFP- Eric Feferberg Sarkozy sur le perron de l'Elysée en février 2008 Après le compromis trouvé avec Angela Merkel, il présente, ce jeudi, son projet d'Union pour la Méditerranée aux 26 partenaires européens de la France. Son discours est à suivre en direct depuis Bruxelles à partir de 13 heures sur LCI.fr. -

Le 12/03/2008 - 18h28 Nicolas Sarkozy, soucieux de désamorcer un désaccord inquiétant entre Paris et Berlin, avait déjà dû faire des concessions à Angela Merkel sur son projet d'Union méditerranéenne. Il va lui falloir à présent convaincre les autres pays européens. Il va pouvoir présenter son projet toujours controversé lors du sommet de l'UE qui se tient ce jeudi. Son discours est à suivre en direct à partir de 13 heures sur LCI.fr. "Nous sommes d'accord pour que ce soit un projet de l'Union européenne", avait souligné la semaine dernière la dirigeante allemande, soucieuse d'éviter une initiative qui laisserait une partie de l'Europe de côté, pendant que le chef de l'Etat français évoquait une "Union pour la Méditerranée que nous voulons tous les deux et qui n'exclura personne".

Ce terme "d'Union pour la Méditerranée" est d'ailleurs destiné à prendre le relais du "processus de Barcelone", lancé en 1995 par l'UE pour se rapprocher de ses voisins du sud, ont souligné Paris et Berlin dans un document préparé à l'attention de leurs 25 partenaires de l'UE. Ce texte, diffusé mercredi, était la première version écrite du compromis trouvé la semaine, et la première proposition formelle à être présentée aux autres pays de l'UE sur ce sujet. Mise en garde contre les risques de division Mais l'accord entre Paris et Berlin risque de faire sortir du bois d'autres pays européens méfiants, qui se "cachaient" jusqu'ici derrière l'opposition publique d'Angela Merkel.

Comme la Grèce ou la Slovaquie, la Slovénie, qui préside l'UE jusqu'en juin, est réservée. Elle a réaffirmé mercredi son scepticisme, soulignant que Nicolas Sarkozy aurait la possibilité "de présenter cette union" mais "qu'il n'y aurait pas de débat proprement dit" au sommet de Bruxelles.

Le dîner de ce jeudi, première discussion à 27 sur ce projet, permettra en tout cas de clarifier la position des Etats membres, près d'un an après le lancement de cette idée par Nicolas Sarkozy. Idée interprétée alors comme une volonté française de promouvoir une alternative à l'entrée de la Turquie dans l'UE, à laquelle Nicolas Sarkozy s'est toujours opposé. Si le projet ne risque a priori pas d'enterrement en bonne et due forme, il risque en revanche de se voir encore revu à la baisse. Mais pour Michael Emerson, du Centre for european policy studies, il pourrait aussi être l'occasion de "revitaliser les politiques actuelles de l'UE" dans le domaine de la coopération avec les pays du sud de la Méditerranée, actuellement frappées de "léthargie".

Depuis son lancement en 1995, le processus de Barcelone n'a pas vraiment permis d'avancées spectaculaires. Il bute notamment sur l'opposition entre Israël et les pays arabes. Une opposition qui pourrait être dépassée par une Union faite de projets concrets, comme la dépollution de la Méditerranée. Mais certains Etats s'interrogent sur le financement de ces projets. Or sans l'accord unanime des Etats membres, aucun fonds européen ne pourra être utilisé.

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