25.04.2008

Nicolas Sarkozy assume ses responsabilités.

Nicolas Sarkozy. Le cap est maintenu Tout en reconnaissant la « déception » des Français et ses propres « erreurs », un an après son élection, Nicolas Sarkozy a affiché, hier soir, sa volonté de tenir le cap de la réforme. Voici les principaux points évoqués hier soir par Nicolas Sarkozy. Attentes des Français. « Qu’il y ait de la déception, qu’il y ait des attentes, qu’il y ait des problèmes, qu’il y ait des difficultés, non seulement je le sais, je l’entends mais je m’y étais préparé ». « Depuis 20-25 ans, la France était endormie.

Le monde change, le monde a changé et la France, quels que soient les efforts méritoires des gouvernements de gauche comme de droite, ne s’est pas adaptée au même rythme que les autres ». Réformes. « Sans doute je n’ai pas assez expliqué, sans doute moi-même j’ai fait des erreurs ». Prix. « Les prix ont davantage augmenté en France » que dans la plupart des autres pays d’Europe. « Pas seulement à cause de la hausse des matières premières » mais « parce qu’il n’y a pas assez de concurrence ». Un texte sera présenté en juin « qui va permettre la négociabilité entre les founisseurs et les grandes surfaces ». François Fillon. « C’est un bon Premier ministre et on travaille main dans la main ».

« Je n’ai pas fait cette émission pour annoncer que j’allais en changer ». Sans-papiers. « Il n’y aura pas de régularisation globale parce que la régularisation globale conduit à la catastrophe ». « Il y a 22 % de chômeurs chez les immigrés réguliers ». Vote des étrangers. Nicolas Sarkozy s’est dit favorable « à titre intellectuel » au vote des étrangers non européens aux élections locales « sur la base de la réciprocité », mais avoue n’avoir « pas de majorité pour faire passer » cette mesure. Postes d’enseignants. « Je maintiens les réformes qui permettront les réductions de postes ». Tibet. « J’ai été choqué par ce qui s’est passé au Tibet et je l’ai dit au président chinois ». Afghanistan. « Nous sommes en Afghanistan aux côtés des Afghans ». « Si on laisse tomber l’Afghanistan, le Pakistan tombera comme un château de cartes ». Economique et social : d'abord le travail

Que ce soit sur le pouvoir d’achat, le RSA, « qui se fera », le financement des retraites ou l’indemnisation des chômeurs, Nicolas Sarkozy a insisté sur la valeur travail. « Le problème de la France, c’est qu’on ne travaille pas assez », a martelé Nicolas Sarkozy, qui a critiqué une nouvelle fois les 35 heures. Il a ainsi défendu ses principales réformes, comme la défiscalisation des « heures sup’ », traduction du « travailler plus pour gagner plus ». « Ça marche », a-t-il assuré. 41 ans de cotisation Le Président a aussi confirmé le passage à 41 ans de cotisation pour la retraite, en déclarant que les retraites seraient financées en « travaillant et en cotisant plus longtemps ».

Il a refusé l’hypothèse de diminuer les retraites ou d’augmenter les cotisations, car cela « alourdirait » encore la pression pesant sur les salaires. « Mon travail, c’est de prendre des décisions difficiles, je suis là pour assumer avec un minimum de courage ce qui aurait dû être fait et ne l’a pas été », a-t-il ajouté. Devoirs des chômeurs Le chef de l’Etat a aussi évoqué « le scandale de la mise en retraite de ce qu’on appelle les seniors ». « J’ai demandé que dorénavant on puisse cumuler sa retraite liquidée avec le salaire d’un emploi, parce que nous avons besoin que davantage de Français travaillent », a-t-il dit. Il a aussi confirmé son intention d’interdire les mises à la retraite d’office à 65 ans. Nicolas Sarkozy a également annoncé qu’un salarié au chômage sera à l’avenir « obligé d’accepter un emploi représentant 95 % de son salaire au bout de trois mois de chômage ». « Il n’y a pas de société où l’on a des droits sans avoir des devoirs », a exposé le chef de l’Etat. « Il y a 500.000 offres d’emploi pas satisfaites avec 1,9 million de chômeurs, l’immense majorité des chômeurs essayent de trouver un emploi, mais certains ne veulent pas se mettre au travail, c’est une minorité qui choque », a ajouté le Président.

Le RSA généralisé Nicolas Sarkozy a aussi déclaré qu’il ne renonçait pas au Revenu de solidarité active (RSA) et affirmé qu’il voulait le généraliser. Le RSA se fera l’année prochaine, « en maîtrisant les coûts » et pour « un ou 1,5 milliard d’euros ». Selon le Président, ce projet serait en partie financé par un redéploiement de la prime pour l’emploi. Un prochain texte sur l’intéressement Concernant l ’ intéressement , l e Premier ministre déposera un texte dans les 15 jours . Ce sera « un projet de société » , a souligné Nicolas Sarkozy .

« Il faut qu ’ un tiers des profits aille aux salariés, un tiers à l ’ investissement, un tiers aux actionnaires » , a martelé le chef de l ’ Etat. L'homme qui veut bien faire « Tout est rentré dans l’ordre ». Le chef de l’Etat a évité d’évoquer, hier soir, sa vie privée pour mieux se concentrer sur les préoccupations des Français. La leçon des derniers mois a été tirée quant au style largement décrié de sa présidence. Les questions politiciennes sur sa relation douce-amère avec son Premier ministre ont également été prestement évacuées. Tout comme la mise en orbite d’un rival de François Fillon en la personne de Xavier Bertrand. En revanche, les erreurs de jeunesse de certains membres du gouvernement ne seront plus pardonnées. Qu’on se le dise, l’indulgence à l’égard des débutants appartient au passé. Sur le fond, l’exercice auquel se voyait confronté Nicolas Sarkozy n’était guère aisé. Du moins sur la politique économique.

 En l’occurrence, le Président s’est contenté de rappeler les fondamentaux de sa campagne, concédant au passage une grave erreur de communication sur le paquet fiscal. Parce que les prix ont augmenté en France plus que partout ailleurs, que les salaires sont trop bas et les charges trop fortes, le mécontentement est patent. Mais au-delà de ce constat, le discours présidentiel patine, parce qu’il n’a pas les moyens d’une politique vigoureuse face à un environnement mondial défavorable. Le chef de l’Etat a rappelé le nombre important de réformes engagées (55) qui, à l’en croire, devraient créer une dynamique de changement, compte tenu de leurs imbrications.

Toutefois, hormis l’augmentation du nombre d’heures supplémentaires, la baisse du chômage et la généralisation annoncée du RSA, aucune annonce miracle n’apparaît de nature à inverser rapidement la tendance. La fermeté sur les clandestins avec un refus persistant de toute culpabilisation, une volonté de tenir sur la suppression de postes dans l’enseignement et un souci de conciliation avec la Chine : loin des grands principes, Nicolas Sarkozy continue à vouloir bien faire dans les limites du possible. Quitte à porter durablement le poids d’une opinion hostile.

10.04.2008

Kosciusko-Morizet sème le trouble».

Selon,le Ministre d'Etat ,Jean-Louis Borloo :"Rien ne s'est dit.Rien ne s'est passé". L'incident est clos. Nathalie [Kosciusko-Morizet] a craqué. Elle va mieux . Évidemmment, je vais continuer de travailler avec elle." Après les excuses publiques présentées mercredi par NKM , sa secrétaire d'État à l'Écologie, qui l'avait accusé, selon des propos rapportés par Le Monde , de se livrer "à un concours de lâcheté et d'inélégance" avec le président du groupe UMP à l'Assemblée, Jean-François Copé .

Jean-Louis Borloo a passé l'éponge jeudi matin sur RTL. Le ministre d'État à l'Écologie, à l'Énergie et au Développement durable a donc décidé de jouer la carte de l'apaisement et de la solidarité gouvernementale. "Ce sont des moments de tension. Elle s'est excusée. Vous savez, il y a parfois des moments où c'est difficile quand on est membre du gouvernement, des moments pas amusants", a-t-il reconnu. En réponse à ceux qui ont pu reprocher à NKM d'être trop proche des anti-OGM et son embrassade avec José Bové, Jean-Louis Borloo a simplement lâché, sans exprimer d'opinion sur la question, "chacun a sa sensibilité".