20.05.2008

Patrick Devidjan provoque un tollé à l'UMP.

En proposant de renoncer à la durée légale du temps de travail, comme le réclame une partie du patronat, le secrétaire général de l'UMP a créé des remous... dans son propre camp. Il a été désavoué par Nicolas Sarkozy et Xavier Bertrand. UN PAVÉ dans la mare ? Plutôt un parpaing !

Exceptionnellement, Patrick Devedjian s'était invité hier au point presse de l'UMP pour plaider le « démantèlement » des 35 heures et la disparition de la durée légale du temps de travail : « Au bout de dix ans de 35 heures, on a droit à une remise de peine non ? » ironisait-il. Ce zèle lui a valu dans la journée un démenti assez rêche de l'Elysée, Nicolas Sarkozy couvrant même son rival à l'UMP, Xavier Bertrand, de lauriers...

A trois jours de la manifestation nationale sur les retraites, le secrétaire général de l'UMP ne pouvait pourtant pas ignorer qu'il déclencherait une véritable tempête : « Je ne suis pas du tout désavoué. Mon rôle à l'UMP, c'est d'être en avant-garde du gouvernement. Je ne suis pas porte-parole du gouvernement et l'UMP n'en est pas une annexe », se défend-il. Et d'ajouter : « Je n'ai pas les mêmes contraintes que Xavier Bertrand. » « On ne va pas défaire d'une main ce qu'on a fait de l'autre » En tout cas, l'annonce a pris de cours le ministre du Travail, qui a peu apprécié cette « avant-garde ». En visite à la même heure à l'usine Renault de Flins, il dressait justement un bilan plutôt flatteur des RTT et de leur rachat par 21,6 % des salariés lorsque la nouvelle est tombée. Du coup, il a mis les points sur les « i » dans un communiqué, indiquant qu'il fallait « garder une durée légale du travail à 35 heures » et précisant qu'une loi permettrait à partir de début 2009 aux entreprises « plus de souplesse », notamment sur les heures supplémentaires. « On ne s'attendait pas à cette sortie de Devedjian. Le ministre l'a appris par l'AFP », confie une source gouvernementale pour qui « il y a eu un gros défaut de coordination »... « On n'est pas fous.

On prépare une loi, on ne va pas se tirer une balle dans le pied », ajoutait-on. « Référez-vous à ce qu'a dit Xavier Bertrand. Comme toujours, il a bien parlé », a tranché sèchement en fin d'après-midi le président de la République. A la question de savoir s'il avait évoqué le sujet avec le président, Patrick Devedjian était le matin resté évasif : « Il prendra position le jour où il l'estimera nécessaire. » Excès de zèle ? « Nicolas pense qu'il faut recréer des clivages idéologiques et qu'il vaut mieux choisir ceux qui divisent nos adversaires, ce qui est le cas des 35 heures, analyse un conseiller. Patrick a donc saisi la balle au bond ! »

 Critiqué pour sa gestion « atone » de l'UMP, Devedjian a en tout cas agité un véritable chiffon rouge devant Xavier Bertrand, également nouveau secrétaire général adjoint de l'UMP, avec lequel il entretient des relations très fraîches. Maladresse ou provocation ? Une chose est sûre, pour l'entourage du ministre du Travail : « On ne va pas défaire d'une main ce qu'on a fait de l'autre. » En clair, remettre en cause la durée légale et tout le système censé redonner du pouvoir d'achat aux salariés. Ségolène Royal, elle, a jugé hier que les 35 heures sont « un acquis important » et exhorté la droite à cesser « de les prendre pour bouc émissaire ».

En effet, la position du secrétaire général de l'UMP, engendre une cacophonie au sein même de l'UMP. Il y a une antinomie certaine patrick Devidjan, le Président de la République et le gouvernement.

Aussi, les militants UMP en on assez de voir que leurs responsables nationaux sont en total désaccord par un manque de communication. Ce n'est pas bon pour notre mouvement au moment où le pays a besoin de stabilité, de lisibilité et de confiance.

Alors, une seule solution changer les responsables en provoquant des élections internes anticipées à l'UMP. Enfin les militants de base voudraient être écoutés et participer à la réflexion et à l'action de notre mouvement,une bonne fois pour toute.

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