28.07.2008

Les pistes du gouverment pour l'adoption.

Nadine Morano, secrétaire d'Etat à la Famille, et Rama Yade, aux Droits de l'Homme présenteront le 21 août des mesures pour faciliter l'adoption en France et à l'étranger. Elles en dévoilent déjà l'essentiel. A l'étranger, créer des «Peace Corps» à la française : Dans un entretien au Parisien/Aujourd'hui en France, la secrétaire d'Etat chargée des Affaires étrangères et des Droits de l'Homme, Rama Yade annonce la création, dans le domaine de l'adoption internationale, d'un réseau de volontaires semblable à celui des «Peace Corps». Cette agence américaine créée en 1961 aux Etats-Unis par le président Kennedy est composée de volontaires pour des missions humanitaires d'une durée de 27 mois. AFP

Les jeunes Français volontaires dépendront du Quai d'Orsay et seront présents dans 74 pays où l'on peut adopter. Leur tâche ? Faciliter l'adoption par les familles françaises en faisant le lien avec les autorités locales. Rama Yade a d'ores et déjà annoncé qu'une première mission de ce type allait partir pour Phnom Penh, au Cambodge, dès le mois d'août. Les jeunes resteront sur place pendant deux ans. «Ce projet sera étendu à quatre nouveaux pays à partir d'octobre, et une vingtaine à partir de 2009 parmi les 74 où la France adopte», a souligné la secrétaire d'Etat.

Interrogée sur le recrutement des volontaires, Rama Yade a annoncé qu'elle allait signer «une convention avec l'Association des volontaires du progrès, une association laïque française qui fait du volontariat international depuis quarante-cinq ans». Par ailleurs, elle a précisé que le projet serait financé «à la fois par le ministère des Affaires étrangères et européennes, par des entreprises privées et», espère-t-elle, par «les collectivités territoriales». Une conférence des contributeurs, présidée par l'auteur d'un rapport sur l'adoption remis à l'Elysée en mars, Jean-Marie Colombani, aura lieu à la rentrée. Elle devrait permettre de mettre en commun financements publics et privés. En France, augmenter le nombre d'enfants adoptables : «Je souhaite que les procédures d'agrément soient mieux encadrées. Aujourd'hui en France, 25.000 familles sont dotées d'un agrément, pour moins de 4.000 enfants adoptés en 2006» indique Nadine Morano dans un entretien à La Croix.

 Principale piste : permettre l'adoption de plus d'enfants en France. «En 2006, sur 23.000 enfants placés après décision d'un juge, on a dénombré seulement 219 demandes de déclarations judiciaires d'abandon, soit moins de 1% d'enfants adoptables» dit-elle. «Pour cela, il doit être envisagé de modifier l'article 350 du code civil (qui définit le délaissement)» ajoute-t-elle tout en soulignant qu'il «n'est pas question de lancer une procédure d'abandon quand le délaissement n'est pas avéré». «Il n'y aura aucune automaticité» ajoute-t-elle, en notant qu'»un tiers des sans abris ont connu l'aide sociale à l'enfance». Nadine Morano souligne également qu'elle travaille «sur l'hypothèse» d'accorder «une compensation financière pour les familles adoptant une fratrie».

14.07.2008

Le Présdient de la République est fier de son armée.

"Les armées ont fait un défilé remarquable", s'est réjoui le chef de l'Etat sur les Champs-Elysées alors qu'un climat tendu pèse sur ses relations avec les militaires. Répétition du défilé du 14-Juillet (Reuters)

Le président Nicolas Sarkozy s'est dit lundi 14 juillet sur France 2 "très fier" du défilé du 14 juillet et "très fier de l'armée française", à l'issue de la parade militaire sur les Champs-Elysées. "Je suis très fier de ce défilé, très fier de l'armée française, c'était une fête populaire avec des dizaines et des dizaines de milliers de Français", a déclaré le chef de l'Etat.

"Les armées ont fait un défilé remarquable", s'est-il réjoui. "Tous nos invités européens et méditerranéens étaient heureux", selon Nicolas Sarkozy, qui s'est dit "heureux surtout qu'on mette à l'honneur les Nations unies", car "les Nations unies, c'est la paix et la paix, c'est la prospérité". "Pas de vague à l'âme" "Il n'y a pas de vague à l'âme dans les armées françaises", a-t-il assuré à l'issue du défilé du 14-Juillet sur les Champs-Elysées. Ce défilé intervenait sur fond de polémique avec la présence dans la tribune officielle du Syrien Bachar el-Assad et dans un climat tendu par les restructurations de la carte militaire et les propos présidentiels après le drame de Carcassonne.

"Les soldats français ne sont pas du genre à avoir du vague à l'âme", a affirmé le chef de l'Etat, interrogé sur TF1. "Ils ont parfaitement compris la nécessité de moderniser nos forces armées". Fautes individuelles Et "ils savent aussi que quand il y a des fautes individuelles ou collectives, leur chef doit les sanctionner", a déclaré Nicolas Sarkozy. "Cela ne remet pas en cause la confiance que j'ai dans l'ensemble de nos armées". Mais "quand il y a une faute, je dois assumer mes responsabilités". Pour le reste, "les armées auront les moyens nécessaires", a promis Nicolas Sarkozy. "Il faut une armée pour le XXIe siècle. C'est ce qu'on est en train de préparer" et "ils l'ont compris, on travaille main dans la main".

03.07.2008

Ingrid Betancourt libérée.

 

Ingrid Betancourt a été libérée par les forces armées colombiennes,son calvaire est enfin terminé .

Ingrid Betancourt a annoncé qu'elle allait se rendre en France dès ce jeudi et rencontrer le président Nicolas Sarkozy pour le remercier de ses efforts pour obtenir sa libération après plus de six ans aux mains des FARC.

La Franco-Colombienne a précisé qu'elle repartirait pour la France aussitôt après avoir retrouvé ses enfants en Colombie.

L'ancienne candidate à la présidence colombienne a déclaré qu'elle était restée en vie probablement grâce aux efforts déployés en France pour sa libération. Un avion de la République française a décollé dans la nuit de mercredi à jeudi pour Bogota avec le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner et la famille d'Ingrid Betancourt.

01.07.2008

La France prend la Présidence de l'Union Européenne.

C'est le jour J. La France prend ce mardi matin la présidence de l'Union européenne dans une atmosphère de crise qui contrarie l'ambition affichée de Nicolas Sarkozy de s'attaquer d'urgence à des sujets concrets pour rapprocher l'Europe de ses citoyens. Malgré les limites imposées à son action par la gestion du non irlandais au traité de Lisbonne , Paris compte sur quatre priorités : énergie et climat, pacte pour l'immigration, relance de la défense européenne et agriculture - pour imprimer sa marque durant son semestre de présidence qui succède à celui de la Slovénie. Soucieux de répondre à l'inquiétude des Français sur leur pouvoir d'achat, il devrait également lancer une nouvelle tentative en vue d'un plafonnement européen de la TVA sur le pétrole.

 

Quitte à heurter certains pays, à l'image de l'Allemagne, fermement opposés à une telle initiative . Mais la crise institutionnelle provoquée par la victoire du non au référendum en Irlande risque de fragiliser quelque peu la présidence française. Elle a d'ores et déjà fait voler en éclats l'espoir de Nicolas Sarkozy d'installer à la fin de l'année les nouvelles institutions prévues par le traité, dont le "président de l'UE".

 

 Le dernier sommet de Bruxelles n'ayant pas permis de trouver une solution, la présidence française va devoir consacrer une part importante de ses intentions à "remettre les 27 sur les rails", a souligné le secrétaire d'État aux Affaires européennes Jean-Pierre Jouyet, qui sera un homme-clé de cette présidence ( lire son portrait ). Nicolas Sarkozy se rendra en Irlande dès le 11 juillet pour, selon Jouyet, "se faire un sentiment sur le malaise et les interrogations des Irlandais". Et il est acquis que la crise institutionnelle dominera le prochain sommet européen d'octobre. D'ici là, le chef de l'État tentera d'obtenir la poursuite de la ratification du traité, en faisant le forcing auprès de Tchèques hésitants tout en évitant de donner l'impression d'isoler ou de contraindre Dublin.

 

La France compte surtout sur le lancement en grande pompe de l'Union pour la Méditerranée Si la France insiste sur sa volonté de ne pas imposer ses vues, le "pact e pour l'immigration" qu'elle pense pouvoir faire adopter par les 27 est largement inspiré de sa propre politique pour une immigration qui se veut à la fois maîtrisée et "choisie". Paris a aussi pour objectif de trouver un accord politique sur le paquet énergie-climat destiné à limiter les émissions de CO2, qualifié de "très ambitieux". Selon un récent sondage, 63 % des Français estiment que l'environnement doit être la priorité de la présidence française de l'UE. Le président de la République a promis en outre une "relance" de l'Europe de la défense "quel que soit l'avenir du traité de Lisbonne". Il veut également jeter les bases d'une nouvelle politique agricole commune (PAC), sujet traditionnel de conflits entre Européens. Pour donner de l'éclat à sa présidence, la France compte surtout sur le lancement en grande pompe de l'Union pour la Méditerranée (UPM) le 13 juillet à Paris.

 

Les dirigeants de 43 pays européens et riverains de la Méditerranée ont été conviés. Ce projet phare du chef de l'État, qui va au-delà des 27 membres de l'UE, est sans doute celui qui lui est le plus cher. À la demande pressante de Berlin, Paris a dû accepter d'associer au projet tous ses partenaires de l'UE alors qu'il était dans un premier temps destiné aux seuls États riverains, dans l'espoir de dynamiser un "processus de Barcelone" qui n'a pas tenu ses promesses. Le Premier ministre israélien Ehud Olmert et le président syrien Bachar al-Assad devraient être tous deux présents à Paris le 13 juillet . Nicolas Sarkozy en espère une percée diplomatique qui replacerait la France et l'Europe au coeur de la scène proche-orientale, même si un tête-à-tête Olmert-Assad semble pour l'heure difficile.

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