07.12.2008
Le plan Sarkozy largement approuvé.
Sondage : le plan Sarkozy largement approuvé -
61 % des Français estiment que le plan de relance annoncé jeudi par le chef de l'État va permettre d'amortir les effets de la crise économique en France. Si l'opinion va devoir patienter quelques mois avant de mesurer concrètement l'efficacité du plan de relance, elle estime d'ores et déjà que ce plan de 26 milliards d'euros va permettre d'amortir le choc économique à venir. C'est le principal enseignement du sondage OpinionWay pour Le Figaro et LCI.
Ainsi, 61 % des personnes interrogées pensent que les mesures annoncées jeudi à Douai «sont de nature à limiter les effets de la crise en France». Parmi eux, 7 % se disent «tout à fait» convaincus et 54 % «plutôt» convaincus. À l'inverse, seulement 38 % pensent que la relance n'aura «pas» ou «plutôt pas» d'effets sur la crise en France. Le premier pari de Nicolas Sarkozy, celui de redonner confiance aux Français pour éviter que l'économie ne se fige complètement, est donc en voie d'être gagné.
Dès son annonce, le plan de relance a pourtant été vivement critiqué par l'opposition et les syndicats. C'est «un plan pour rien», a ironisé jeudi la nouvelle première secrétaire du PS, Martine Aubry, tandis que Ségolène Royal a dénoncé «des mesurettes qui ne sont pas à la hauteur du problème». Quant à François Bayrou, il s'est dit «pas très optimiste sur l'issue de ce plan». Force est de constater que ces critiques n'ont pas fait mouche. Car les jugements positifs portés sur le plan de relance dépassent très largement les rangs de l'électorat de l'UMP. 66 % des électeurs de François Bayrou estiment que les mesures vont permettre de limiter les effets de la crise en France.
Au sein de l'électorat de Ségolène Royal, près d'un sondé sur deux - 44 % - pense que la relance aura un effet amortisseur. Prises individuellement, les mesures sont largement approuvées. Elles recueillent entre 94 % et 61 % d'opinions favorables. En haut du podium, la revalorisation du minimum vieillesse (94 % d'opinions favorables), la création de 70 000 logements supplémentaires (87 %), les 4 milliards d'investissements dans les infrastructures et le doublement du prêt à taux zéro (84 %).
Les avis sont plus nuancés sur la prime à la casse de 1 000 euros (66 % d'avis favorables), le fonds d'aide à la restructuration de la filière automobile de 300 millions (61 %) et surtout la prime de 200 euros qui sera versée en avril aux bénéficiaires du RSA (61 %). «Beaucoup de sondés assimilent cette prime à de l'assistanat, relève Bruno Jeanbart, le directeur des études politiques d'OpinionWay. Le gouvernement va devoir encore communiquer pour faire comprendre à l'opinion publique la philosophie du RSA.»
Le volontarisme du chef de l'État plaît aux Français .Plus largement, la philosophie du plan qui soutient l'investissement et non directement la consommation est globalement bien accueillie : 50 % approuvent la priorité donnée à l'investissement tandis que 29 % estiment que ce choix «va plutôt dans le mauvais sens». De quoi laisser perplexes bon nombre d'économistes qui estiment que l'accent aurait dû être davantage mis sur la consommation. Comme lors de la précédente enquête OpinionWay, le volontarisme et le dynamisme de Nicolas Sarkozy continuent à plaire aux Français. Trois mois après le début de la crise, 56 % d'entre eux estiment que le chef de l'État gère «très bien» et «assez bien» la crise. «
Le chef de l'État continue à tirer profit de cette période très compliquée puisqu'il enregistre des scores sur sa gestion de la crise toujours supérieurs à sa côte de popularité», comme le souligne Bruno Jeanbart. Nicolas Sarkozy l'a bien compris et ne cesse de répéter que «ne rien faire serait pire».
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18.11.2008
Un plan de développement pour les énergies renouvelables.
Le plan pour le développement de la part des énergies renouvelables dans la consommation française de Jean-Louis Borloo, qui prévoit le doublement de la production d’énergies renouvelables en 12 ans, concerne en particulier la filière géothermie et pompes à chaleur Grenelle Environnement, comment réussir la transition énergétique en France ?
Le ministre Jean-Louis Borloo, a présenté le 17 novembre 2008, dans le cadre la Semaine des Energies Renouvelables, le plan national de la France pour le développement des énergies renouvelables, avec notamment le développement de la filière géothermie et pompes à chaleur . Ce plan énergies renouvelables à l'horizon 2020, a pour objectif d’atteindre les objectifs fixés par le Grenelle Environnement d’octobre 2007, et donc d’avoir au moins 23% la part des énergies renouvelables dans la consommation globale d’énergie à l’horizon 2020.
Ce plan pour le développement de la part des énergies renouvelables dans la consommation française, qui prévoit le doublement de la production d’énergies renouvelables en 12 ans, comprend 50 mesures, qui concernent l’ensemble des filières renouvelables dont la géothermie et les pompes à chaleur. Jean-Louis Borloo a déclaré qu’il souhaitait « l’accélération du déploiement des pompes à chaleur et relance à grande échelle de la géothermie en Ile-de-France et dans d’autres régions françaises » Les objectifs de chaque filière seront précisés à l’occasion de l’adoption, en 2009, de la nouvelle programmation pluriannuelle des investissements (PPI) dans la production d’énergie. Focus sur la filière Géothermie et pompes à chaleur. Jean-Louis Borloo a déclaré qu’il souhaitait « l’accélération du déploiement des pompes à chaleur et relance à grande échelle de la géothermie en Ile-de-France et dans d’autres régions françaises ».
Le dispositif du crédit d’impôt a permis de dynamiser le marché des pompes à chaleur, avec une croissance de 50% entre 2006 et 2007. Avec plus de 160 000 pompes à chaleur vendues en 2007, la France est aujourd’hui le premier marché européen. La géothermie est également utilisée pour produire de la chaleur à basse et moyenne température. C’est notamment le cas pour les nappes aquifères profondes situées en Ile-de-France. Les 34 opérations réalisées depuis les années 1980 et qui sont encore en fonctionnement assurent le chauffage de plus de 150 000 équivalent-logements. Un programme de recherche, né d'un accord de coopération franco-allemand signé en 1987, est actuellement mené à Soultz-sous-Forêts en Alsace. 15 laboratoires de recherche sont impliqués dans ce programme, ainsi que plusieurs centaines d’entreprises sous-traitantes. Les trois forages à 5 000 m de profondeur ont représenté un coût de l’ordre de 115 M€.
Ce projet est actuellement le plus avancé au monde en termes de résultats acquis dans le domaine de la géothermie électrique. Un premier groupe turboalternateur de 1,5 MW a été installé en juin 2008, permettant l’injection des premiers kWh sur le réseau électrique. La France dispose aujourd’hui d’une installation de production à Bouillante en Guadeloupe de 16 MW. Une troisième tranche est d’ores et déjà envisagée sur ce site, ainsi qu’un projet régional avec la Dominique (projet GéoCaraïbes). Par ailleurs, des études de prospection sont lancées depuis 2000 sur des sites analogues à la Martinique et à la Réunion. Le comité opérationnel « énergies renouvelables » du Grenelle Environnement a proposé une multiplication par 6 de la géothermie et des pompes à chaleur à l’horizon 2020, soit une contribution de 2 millions de tonnes équivalent pétrole représentant 10% de l’augmentation de la production d’énergie renouvelable (20 Mtep) à cet horizon.
Les objectifs restants à confirmer à l’occasion de l’adoption de la nouvelle PPI : Situation en 2006 : 0.4 Mtep et 75 000 foyers équipés de pompes à chaleur - Objectif pour 2020 : 2.4 Mtep (production multipliée par 6) et 2 millions de foyers équipés de pompes à chaleur. Pompes à chaleur : Afin de consolider la dynamique actuelle dans le domaine des pompes à chaleur, l’Etat maintiendra un haut niveau de soutien à l’installation de ces équipements dans l’habitat, l’objectif étant d’équiper 2 millions de foyers d’ici 2020. La recherche se poursuivra dans ce domaine. Il s’agit d’améliorer la connaissance des formations superficielles, notamment dans les zones urbaines et périurbaines, de développer la connaissance des performances et de l’impact sur les milieux des différents types d’échangeurs souterrains.
En particulier, le BRGM exploitera à Orléans une plate forme expérimentale sur les pompes à chaleur géothermales et leurs échangeurs souterrains . Les pompes à chaleur géothermales dans l’habitat collectif, le tertiaire, l’industrie et l’agriculture seront éligibles à des financements du « fonds chaleur renouvelable ». Relance à grande échelle de la géothermie à basse et moyenne température : La mise en place du « fonds chaleur renouvelable » va permettre une relance à grande échelle de la géothermie en Ile-de-France, mais également dans d’autres régions comme l’Alsace, l’Aquitaine, Midi-Pyrénées, la région Centre. Dès 2009, plusieurs grands projets pourront être financés : les réseaux de chaleur de la Courneuve, de Clichy-sous-Bois, de Saint Cloud et de Val Maubuée, auxquels s’ajoutent les bâtiments d’Aéroports de Paris à Orly. Une dizaine d’autres projets sont à l’étude pour les années suivantes.
En Alsace, un projet utilisant la technologie utilisée par le pilote de Soultz-sous-Forêts a été étudié en vue d’alimenter en chaleur l’usine de l’entreprise Roquette. Ce projet pourra être financé par le fonds chaleur renouvelable. Production d’électricité à partir de géothermie : Un programme pluriannuel d’accompagnement scientifique de l’exploitation permettra de valoriser au mieux les acquis scientifiques du pilote de Soultz-sous-Forêts en Alsace. Afin d’accompagner les projets en matière de géothermie profonde utilisant les technologies développées à Soultz-sous-Forêts, le ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire va mettre à l’étude une révision du tarif d’achat de l’électricité pour cette technologie.
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05.11.2008
M. OBAMA TRES LARGEMENT ELU AUX ETATS-UNIS.
Le président élu Barack Obama va devoir agir vite pour rassurer une Amérique inquiète sur son avenir et qui a lui a donné un quasi blanc-seing mardi en l'élisant avec une majorité écrasante et en renforçant la domination démocrate au Congrès.
"Le changement est arrivé en Amérique", a annoncé M. Obama à ses partisans les appelant à faire preuve d'unité et de patience pour faire face aux défis qui attendent les Etats-Unis. "La route sera longue. Le chemin sera escarpé. Nous n'atteindrons peut-être pas notre but en un an, ou même en un mandat. Mais, Amérique, je n'ai jamais eu autant d'espoir que ce soir et nous y arriverons. Je vous le promets, nous les Américains y arriverons", a-t-il dit. Le président élu va hériter d'une situation économique extrêmement difficile.
Les Etats-Unis, et le monde dans leur sillage, traversent la plus grave crise financière depuis celle de 1929. Le pays est engagé dans deux guerres, en Irak et en Afghanistan. Quelque 152.000 soldats américains sont toujours déployés en Irak plus de cinq ans après l'invasion de ce pays et 32.000 soldats américains se trouvent en Afghanistan, six ans après le début de la guerre contre le terrorisme.
M. Obama avait gagné en partie l'investiture démocrate contre sa rivale Hillary Clinton en promettant de retirer les soldats américains d'Irak "de façon responsable" dans un délai de 16 mois et de nombreux démocrates l'attendent sur ce point. Avant même de prendre ses fonctions dans le bureau ovale de la Maison Blanche le 20 janvier prochain, M. Obama va devoir expliquer comment il compte relancer l'économie du pays et composer avec un déficit public proche de 500 milliards de dollars.
Durant la campagne, M. Obama a mis en place un groupe de conseillers économiques où se retrouvent les anciens secrétaires au Trésor clintoniens Robert Rubin et Lawrence Summers. Ce dernier est souvent cité pour reprendre ses fonctions. Le nom du président de la Réserve fédérale de l'Etat de New York, Tim Geithner, est parfois avancé ainsi que celui de l'ancien président de la Fed, Paul Volcker. M. Obama devra également imposer son autorité à un Congrès qui pourrait se montrer trop impatient.
C'est la première fois depuis 1992 que les démocrates contrôlent à la fois la Maison Blanche et le Congrès. M. Obama devra également prendre garde à ne pas décourager l'immense espoir qu'il a fait naître dans l'électorat. Selon des sondages effectués à la sortie des urnes, plus de la moitié des électeurs ont affirmé que l'économie était leur principal sujet de préoccupation et pour 93% des électeurs l'état de l'économie américaine n'est pas bon. M. Obama a obtenu la majorité des voix de ces électeurs inquiets. Le premier président noir de l'histoire des Etats-Unis peut se targuer d'avoir obtenu environ la moitié des voix de l'électorat blanc, la quasi totalité des voix de la communauté noire et les voix de deux Américains d'origine hispanique sur trois.
"A l'heure où nous célébrons la victoire ce soir, nous savons que les défis de demain sont les plus importants de notre existence -- deux guerres, une planète en péril, la plus grave crise financière depuis un siècle", a rappelé M. Obama. "Il y aura des revers et des faux départs.
Nombreux sont ceux qui ne seront pas d'accord avec chaque décision que je prendrai en tant que président et nous savons que le gouvernement ne peut résoudre tous les problèmes. Mais je serai toujours honnête avec vous quant aux défis auxquels nous sommes confrontés. Je vous écouterai, particulièrement lorsque nous serons en désaccord", a-t-il ajouté. Tous les indicateurs sont au rouge. Le taux de chômage atteint 6,1% et les prévisions pour l'an prochain sont pessimistes. Les consommateurs n'ont plus le moral. La crise immobilière n'est pas terminée. Les comptes de l'assurance-santé et de l'assurance-vieillesse sont plombés.
M. Obama, 47 ans, n'a siégé au Sénat que deux ans avant d'être élu président.
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23.10.2008
Rappel à l'ordre de J.françois Copé par le Président de la République.
Devant les parlementaires de la majorité réunis à Matignon, François Fillon a sèchement contré le chef des députés UMP, Jean-François Copé : «Non, nous n’avons pas changé de République, nous sommes encore dans un système où c’est le gouvernement qui fait ses propositions et qui engage le débat avec le Parlement.» Entre les deux hommes, l’affrontement était programmé depuis la révision constitutionnelle de cet été qui, renforçant le pouvoir du Parlement, affaiblit le Premier ministre. Pour Copé, la réforme des collectivités territoriales était l’occasion de démontrer que, en instaurant l’ordre du jour partagé, la France a, de fait, «changé de régime».
Ce projet, absent du programme de Nicolas Sarkozy, Copé en revendique sa part de «coproducteur». Pas question, fait-il savoir, que cette réforme soit pilotée par un comité d’experts désigné par l’Elysée. Prenant de vitesse Edouard Balladur, il met en place, mi-octobre, un groupe de travail parlementaire puis tente d’imposer la présence de six de ses membres (4 UMP, 2 centristes) dans le comité Balladur. Exaspéré qu’on veuille lui forcer la main, l’ex-mentor de Sarkozy menace de tout laisser tomber. «Big-bang».
Mardi soir, c’est furieux que le chef de l’Etat arrive à la réunion de la majorité qui se tient à l’Elysée. En pleine crise financière internationale, on se chamaille pour des «problèmes d’ego».«On n’est pas dans la IVe mais dans la Ve République», lance-t-il aux parlementaires présents. Le rappel à l’ordre est clair : le Président décide, aux parlementaires d’obéir. A Copé qui milite pour que soit annoncé sans délai le report des élections régionales de 2010, Nicolas Sarkozy réplique qu’il n’en est pas question… Sauf si le comité Balladur recommande un «big-bang» territorial. Une hypothèse peu probable, à en juger par les prudentes déclarations de l’ancien Premier ministre sur «une réforme de longue haleine, qui ne va pas sans risques politiques».
Jean-François Copé rappelle alors au chef de l’Etat qu’il avait lui-même, fin septembre, encouragé ses troupes à s’emparer de la réforme des collectivités territoriales comme de celle de la formation professionnelle. «Les engagements seront tenus», finit par concéder Sarkozy. Une phrase que ses interlocuteurs prennent pour un blanc-seing. Hier, deux heures avant l’installation du comité, l’Elysée téléphone à Jean-François Copé pour l’informer que les centristes n’en seront pas. De fait, pour ne pas avoir à arbitrer brutalement entre Copé et Balladur, Sarkozy officialise une liste dans laquelle ne figurent que quatre parlementaires : le sénateur Pierre Mauroy et le député André Vallini pour le PS, le député Dominique Perben et le sénateur Gérard Longuet pour l’UMP.
Fureur de Copé qui décroche son téléphone pour joindre Sarkozy et lui faire valoir qu’une absence des centristes plombe d’entrée la réforme. Une fusion des départements et des régions suppose en effet de modifier la Constitution. Or, depuis les élections sénatoriales de septembre, l’UMP n’a même plus la majorité au Sénat sans le soutien du groupe Union centriste. «Le projet de loi viendra d’abord au Sénat, c’est la Constitution qui le veut. On sera libre», confirme, patelin, le sénateur centriste Michel Mercier. Comprenant que la manœuvre peut faire douter de sa volonté de réforme, le chef de l’Etat promet à Copé que la liste sera complétée dans un second décret.
Mais le doute est instillé. «La réalité, c’est que Sarkozy n’a pas envie de cette réforme tout de suite, confie un responsable UMP. On va faire du cosmétique, de la clarification de compétences, peut-être quelques expérimentations.» Difficile d’aller plus loin sans décaler concomitamment les régionales de 2010 à 2011.Or, de l’avis du même, «pour l’Elysée, c’est clair : il vaut mieux prendre une baffe aux régionales de 2010 qu’une branlée en 2011 qui pourrait casser la dynamique de la campagne présidentielle de 2012.» L’entourage de Copé, lui, sauve la face : «On aura démontré que ce n’est pas le Parlement qui freine les réformes, c’est l’exécutif.»
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22.08.2008
55% des personnes interrogées estiment qu'"il faut retirer les troupes car la France s'enlise
Plus de la moitié des Français (55%) estiment qu'il faut retirer les troupes françaises d'Afghanistan, selon un sondage CSA pour Le Parisien/Aujourd'hui en France à paraître vendredi.
55% des personnes interrogées estiment qu'"il faut retirer les troupes car la France s'enlise dans un conflit sur lequel elle n'a pas de prise", alors que 36% pensent qu"'il faut maintenir les troupes, car elles participent à la lutte contre le terrorisme international". 9% ne se prononcent pas. 48% des sondés font confiance au président Nicolas Sarkozy sur ce dossier, alors que 46% ne lui font pas confiance. 6% ne se prononcent pas.
Dix soldats français ont été tués dans une embuscade tendue lundi par les talibans en Afghanistan. Ce sondage a été réalisé par téléphone le 20 août auprès d'un échantillon national représentatif de 1003 personnes de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas. Notice détaillée disponible auprès de la commission nationale des sondages
Vos impressions !
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21.08.2008
Nicolas Sarkozy s'est entretenu avec les soldats du 8 ème RIMA .
Son avion en provenance de Nice atterri mercredi matin à Kaboul à 5 h 30, heure française, Nicolas Sarkozy, accompagné du ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner et du ministre de la Défense Hervé Morin, se rend en hélicoptère au camp de Warehouse, quartier général du commandement régional de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) de l'Otan. En arrivant, le président de la République se recueille dans la chapelle ardente où ont été disposés les cercueils des dix soldats français décédés . Puis il rencontre leurs camarades.
Alignés sous la fenêtre d'un bâtiment préfabriqué, sur la place d'armes du camp, les soldats français saluent un à un le chef de l'État, qui est aussi celui des armées. Certains militaires échangent quelques mots avec lui, d'autres se contentent d'une poignée de main. Le silence oppressant qui règne dans le quartier général des forces tricolores de l'Otan dans la capitale afghane n'est interrompu que par le sifflement assourdissant des avions qui atterrissent à l'aéroport, non loin de là. Nicolas Sarkozy prend la parole. "J'ai vu ces dix cercueils. Sur chacun d'entre eux, la photo de vos camarades. Et puis l'âge. 20 ans, 21 ans, 22 ans. La meilleure façon d'être fidèles à eux c'est de continuer, c'est de relever la tête, c'est d'agir en professionnels. J'en ai vu parmi vous qui pleuraient, je les comprends (...) Je vous ai dit que je partage votre douleur et ce ne sont pas des mots, sinon je ne serais pas là." Protégé par un écran d'hommes en civil lourdement armés, le Président se rend ensuite à l'hôpital de campagne qui a accueilli les blessés des combats de lundi.
Il s'est entretenu avec quelques-uns d'entre eux qui doivent être rapatriés mercredi en France . Malgré la climatisation qui tourne à plein régime, le climat est pesant. "Quand il arrive quelque chose, je m'en sens responsable" Après un long briefing du général français Michel Stollsteiner, commandant de la région militaire de Kaboul, Nicolas Sarkozy s'avance sur la place d'armes, écrasée de soleil et de poussière. Aux soldats français, il dit qu'il est venu s'associer à leur "peine indicible". Il exprime aussi sa responsabilité. "Les ordres qui vous sont donnés, c'est à moi de les assumer (...), quand il arrive quelque chose, je m'en sens responsable.
En effet, il est parfois pénible d'accepter des pertes humaines notammant en matière militaire, mais le risque zéro n'existe pas et les militaires en sont conscients. Notre mission doit continuer en Afghanistan et il ne serait illlégitime de retirer nos troupes en ce moment. Nous ne devons pas baisser la garde et nos troupes doivent combattre le terreau du terrorisme en Aghanistan.
Malgré les pertes de lundi, Nicolas Sarkozy défend aussi sa décision de renforcer le contingent français en Afghanistan, dénoncée par l'opposition de gauche française comme un "alignement" sur les États-Unis . "Je tenais à vous dire que le travail que vous faites ici, il est indispensable (...) Pourquoi on est ici ? Parce qu'ici se joue une partie de la liberté du monde. Ici se mène le combat contre le terrorisme. Je n'ai pas de doute, il faut être là. Moi aussi, j'étais sous le choc. Je vous dis en conscience que si c'était à refaire, je le referais. Pas la patrouille et l'enchaînement des événements, mais le choix qui m'a amené à confirmer le choix de mes prédécesseurs d'envoyer l'armée française ici", souligne-t-il.
"Ce qui s'est passé lundi justifie pleinement les renforts", abonde un conseiller, "l'opinion est consciente que la situation est difficile". Après une minute de silence, le Président prend congé de ses troupes. Direction le palais du président afghan Hamid Karzaï. Celui-ci présente alors à la France les "condoléances" du peuple afghan, dont il exprime la "douleur", à l'issue de son entrevue avec le président français. "La France est une amie sincère et un soutien important de l'Afghanistan et nous sommes profondément attristés et choqués", assure Hamid Karzaï avant d'expliquer que "la hausse des violences peut être directement attribuée à notre manque d'attention, le nôtre et celui de nos alliés, envers les sanctuaires, les centres d'entraînement et les ressources financières des terroristes et des talibans, et, à moins d'agir contre ces éléments, nous continuerons à souffrir", dans une nouvelle allusion au Pakistan voisin.
Les autorités afghanes accusent en effet Islamabad de ne pas faire suffisamment d'efforts pour empêcher des talibans afghans et des combattants d'Al-Qaeda de pénétrer en Afghanistan depuis les zones tribales pakistanaises. Environ 3.000 militaires français sont actuellement engagés en Afghanistan, au sein de l'Isaf, principalement à Kaboul et dans la province de Kapisa, au nord-est de la capitale. Nicolas Sarkozy a quitté Kaboul pour la France mercredi en fin de matinée.
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28.07.2008
Les pistes du gouverment pour l'adoption.
Nadine Morano, secrétaire d'Etat à la Famille, et Rama Yade, aux Droits de l'Homme présenteront le 21 août des mesures pour faciliter l'adoption en France et à l'étranger. Elles en dévoilent déjà l'essentiel. A l'étranger, créer des «Peace Corps» à la française : Dans un entretien au Parisien/Aujourd'hui en France, la secrétaire d'Etat chargée des Affaires étrangères et des Droits de l'Homme, Rama Yade annonce la création, dans le domaine de l'adoption internationale, d'un réseau de volontaires semblable à celui des «Peace Corps». Cette agence américaine créée en 1961 aux Etats-Unis par le président Kennedy est composée de volontaires pour des missions humanitaires d'une durée de 27 mois. AFP
Les jeunes Français volontaires dépendront du Quai d'Orsay et seront présents dans 74 pays où l'on peut adopter. Leur tâche ? Faciliter l'adoption par les familles françaises en faisant le lien avec les autorités locales. Rama Yade a d'ores et déjà annoncé qu'une première mission de ce type allait partir pour Phnom Penh, au Cambodge, dès le mois d'août. Les jeunes resteront sur place pendant deux ans. «Ce projet sera étendu à quatre nouveaux pays à partir d'octobre, et une vingtaine à partir de 2009 parmi les 74 où la France adopte», a souligné la secrétaire d'Etat.
Interrogée sur le recrutement des volontaires, Rama Yade a annoncé qu'elle allait signer «une convention avec l'Association des volontaires du progrès, une association laïque française qui fait du volontariat international depuis quarante-cinq ans». Par ailleurs, elle a précisé que le projet serait financé «à la fois par le ministère des Affaires étrangères et européennes, par des entreprises privées et», espère-t-elle, par «les collectivités territoriales». Une conférence des contributeurs, présidée par l'auteur d'un rapport sur l'adoption remis à l'Elysée en mars, Jean-Marie Colombani, aura lieu à la rentrée. Elle devrait permettre de mettre en commun financements publics et privés. En France, augmenter le nombre d'enfants adoptables : «Je souhaite que les procédures d'agrément soient mieux encadrées. Aujourd'hui en France, 25.000 familles sont dotées d'un agrément, pour moins de 4.000 enfants adoptés en 2006» indique Nadine Morano dans un entretien à La Croix.
Principale piste : permettre l'adoption de plus d'enfants en France. «En 2006, sur 23.000 enfants placés après décision d'un juge, on a dénombré seulement 219 demandes de déclarations judiciaires d'abandon, soit moins de 1% d'enfants adoptables» dit-elle. «Pour cela, il doit être envisagé de modifier l'article 350 du code civil (qui définit le délaissement)» ajoute-t-elle tout en soulignant qu'il «n'est pas question de lancer une procédure d'abandon quand le délaissement n'est pas avéré». «Il n'y aura aucune automaticité» ajoute-t-elle, en notant qu'»un tiers des sans abris ont connu l'aide sociale à l'enfance». Nadine Morano souligne également qu'elle travaille «sur l'hypothèse» d'accorder «une compensation financière pour les familles adoptant une fratrie».
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03.07.2008
Ingrid Betancourt libérée.
Ingrid Betancourt a été libérée par les forces armées colombiennes,son calvaire est enfin terminé .
Ingrid Betancourt a annoncé qu'elle allait se rendre en France dès ce jeudi et rencontrer le président Nicolas Sarkozy pour le remercier de ses efforts pour obtenir sa libération après plus de six ans aux mains des FARC.
La Franco-Colombienne a précisé qu'elle repartirait pour la France aussitôt après avoir retrouvé ses enfants en Colombie.
L'ancienne candidate à la présidence colombienne a déclaré qu'elle était restée en vie probablement grâce aux efforts déployés en France pour sa libération. Un avion de la République française a décollé dans la nuit de mercredi à jeudi pour Bogota avec le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner et la famille d'Ingrid Betancourt.
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13.06.2008
L'irlande dit "Non" au traité de Lisbonnne.
Cela ne sera officiel qu'en fin d'après-midi à la fin du dépouillement et du décompte. Mais, dès 13h30, heure française, le gouvernement irlandais a anticipé une défaite du "oui" au référendum sur le Traité de Lisbonne. "Ce sera apparemment un vote 'non'", a déclaré en direct à la tlévision Dermot Ahern, le ministre irlandais de la Justice .
"En fin de compte, et pour une kyrielle de raisons, le peuple a parlé", a-t-il ajouté. Un peu plus tard, les médias ont indiqué que le "non", qui aurait gagné dans 37 des 43 circonscriptions du pays, aurait au total obtenu 55% des voix. Sur les 27 Etats de l'Union européenne, l'Irlande est le seul à recourir au référendum -il est obligatoire pour tout sujet amendant la Constitution irlandaise-, ce qui signifie qu'un pays représentant moins de 1% des 490 millions d'habitants de l'UE pourrait faire capoter un texte visant à réformer l'organisation du bloc communautaire. Le nouveau texte, censé remplacer le projet de constitution rejeté par référendum en 2005 par la France et les Pays-Bas, doit en effet être approuvé par la totalité des 27 Etats membres pour entrer en vigueur.
En attendant le résultat définitif, le Royaume-Uni a prévenu qu'il maintiendrait son processus de ratification parlementaire, même si l'Irlande vote non. Invité jeudi soir sur France 2, François Fillon a pour sa part estimé qu'il n'y aurait "plus de traité de Lisbonne" en cas de rejet du texte par les Irlandais, "sauf à reprendre le dialogue avec le peuple irlandais".
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24.05.2008
L'Union de la méditerranée,une chance pour l'Europe.
L'Union pour la Méditerranée, une chance pour l'Europe Benita Ferrero-Waldner, la commissaire européenne aux Relations extérieures affirme la détermination de l'Europe à porter l'initiative de l'Union pour la Méditerranée. Berceau des trois religions monothéistes, creuset de civilisations et de cultures, de migrations et d'échanges, la Méditerranée a une histoire indissociable de celle de l'Europe.
Le bassin méditerranéen est la charnière du Nord et du Sud, de l'Orient et de l'Occident. À la confluence de trois continents, il est plus qu'une simple frontière pour l'Union européenne. La stabilité de cette région est essentielle tant pour notre sécurité et notre prospérité que pour celles de nos voisins et amis méditerranéens.
L'Union européenne a fait le choix de se rapprocher de la Méditerranée. Le processus de Barcelone, qui, depuis son lancement en 1995, rapproche tous les États membres de l'Union européenne des treize États partenaires du Sud dans une coopération multilatérale, et la politique européenne de voisinage, qui renforce la coopération bilatérale avec ces pays depuis 2002, marquent notre effort pour la paix, la prospérité et le dialogue dans la région.
Le mérite revient à la France d'avoir proposé une nouvelle dimension à la coopération en Méditerranée. Sur cette base, le Conseil européen a invité la Commission à redéfinir les modalités du processus de Barcelone pour une Union pour la Méditerranée. La Commission y travaille activement. Le processus de Barcelone nous a permis d'aborder de nombreuses questions régionales stratégiques. Beaucoup a été accompli, mais de nombreux défis communs demeurent, notamment la sécurité, la protection de l'environnement, la pérennité des approvisionnements énergétiques, la lutte contre la criminalité organisée, la maîtrise des flux migratoires et le dialogue interculturel. Au-delà de cette coopération avec nos voisins méditerranéens, c'est la compréhension de l'autre et de ses intérêts, le respect mais aussi la confiance mutuelle qu'il faut renforcer et que je recherche dans mes fonctions de commissaire européenne aux Relations extérieures. Le processus de Barcelone a malheureusement souffert de la persistance des conflits au sud de la Méditerranée et, parfois, du manque de coopération entre les États partenaires.
Mais une évolution positive est à l'œuvre. Je l'ai constatée au cours de mes récents déplacements dans la région. Le moment est venu de tirer profit d'une volonté politique renouvelée pour insuffler un nouvel élan à notre coopération et la rendre plus équilibrée et plus proche de nos concitoyens. L'Union pour la Méditerranée est une ambition politique renouvelée qui s'appuiera sur des projets concrets. Elle n'est ni une alternative à l'élargissement, ni une perspective d'adhésion. Elle apportera en revanche un triple élan au processus de Barcelone. Tout d'abord par le renforcement de la dimension politique des relations entre l'Union européenne et ses partenaires méditerranéens.
L'Europe doit parler d'une seule voix et au plus haut niveau sur des questions aussi stratégiques. Ensuite, par un rééquilibrage et un meilleur partage des responsabilités dans nos relations multilatérales. L'Europe doit en assurer la gestion avec ses partenaires méditerranéens. La coprésidence par un pays du Sud et un pays de l'Union sera le gage de l'équilibre de notre coopération et facilitera l'adhésion de l'ensemble des acteurs à ces objectifs. Il faut enfin, comme le disait Robert Schuman, des projets concrets «créant d'abord une solidarité de fait». C'est la qualité des projets menés ensemble qui garantira le succès de l'initiative. C'est elle qui permettra aux citoyens de ressentir la force des liens qui unissent les deux rives de la Méditerranée. En tant que commissaire en charge de cette région, je souhaiterais ainsi promouvoir les autoroutes de la mer, l'interconnexion de l'autoroute du Maghreb arabe, la promotion de l'énergie solaire et la dépollution de la Méditerranée. Ce sont des projets qui auront un effet structurant pour la région, et qui permettront d'intégrer les acteurs non étatiques, la société civile et les entreprises. L'Europe doit être un levier, les capitaux privés un relais.
La Commission européenne compte porter ces projets lors du sommet de lancement de l'Union pour la Méditerranée à Paris, le 13 juillet prochain. Fernand Braudel disait déjà que «la Méditerranée est un carrefour, non pas une civilisation, mais plusieurs civilisations superposées. Tout conflue vers cette mer, bouleversant et enrichissant son histoire». Berceau de l'Europe, le bassin méditerranéen est aujourd'hui son avenir.C'est donc avec espoir et détermination que la Commission européenne porte l'initiative d'Union pour la Méditerranée.
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