12.01.2008
Nicolas Sarkozy et Tony Blair font l'éloge du changement.
Laurent Suply (lefigaro.fr) avec AFP et AP 12/01/2008 | Mise à jour : 13:16 | .
L'ancien premier ministre britannique, invité d'honneur du Conseil national de l'UMP, a loué le « très énergétique » président français. « Changement ». Tony Blair, à la tribune du Conseil national de l'UMP dont il était l'invité, n'avait qu'un mot à la bouche. Dans un discours prononcé en français, l'ancien locataire du 10, Downing Street, a exhorté la France à accompagner les changements du monde pour en tirer le meilleur profit. Selon lui, s'opposer à la mondialisation est aussi vain que de « demander aux provinciaux d'aimer les parisiens », ou aux « Britanniques du Nord d'aimer les gens du Surrey. » Tony Blair a cependant tenu à clarifier le motif de sa présence en se plaçant d'emblée sur l'échiquier politique : « Moi, je suis un politicien de centre gauche. Aux Etats-Unis, je serais démocrate, au Royaume Uni, je suis travailliste, en France je serais ... probablement au gouvernement », s'est-il amusé, avant de rectifier : « Je serais au Parti socialiste, aux côtés de ceux qui ont à cœur de le transformer ». Il a félicité Nicolas Sarkozy, qualifié de « très énergétique ». « Et dans tous les domaines », a-t-il ajouté dans une allusion claire à la vie sentimentale du président français, qui a éclaté de rire à ce bon mot. Nicolas Sarkozy lui a succédé à la tribune, vantant lui aussi le changement par rapport à ses prédécesseurs. Et de raconter les réunions du RPR durant lesquels il « s'ennuyait ». Il a rendu la politesse à Tony Blair en l'assurant que la France et l'Europe avait « besoin » de la Grande-Bretagne. Nicolas Sarkozy a d'ailleurs mis sur le tapis le sujet du choix du futur président de l'Union Européenne, estimant qu'il fallait que ce choix se fasse « par le haut » et pas avec le « plus petit dénominateur commun ». Une nouvelle invitation destinée à Tony Blair ?
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11.01.2008
Libération des ex-otages colombiennes Clara Rojas et Consuelo Gonzalez .
CARACAS (Reuters) - La libération des ex-otages colombiennes Clara Rojas et Consuelo Gonzalez représente une victoire politique pour le président vénézuélien Hugo Chavez, après des revers à la fois domestiques et internationaux. L'interruption de sa mission de médiation avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie, fin novembre, par le président colombien Alvaro Uribe, n'a pas empêché Chavez d'obtenir finalement des guérilleros marxistes la libération de deux de leurs otages emblématiques. Cet accord entre les Farc et la présidence vénézuélienne ravive l'espoir pour de nombreux autres otages détenus dans la jungle colombienne et récompense les efforts de Chavez, vivement critiqué après l'échec d'une première tentative de libération de Rojas et Gonzalez, le jour de l'an. Cette opération a également apporté à Chavez un concert de félicitations internationales. Détracteur farouche de la politique de Washington, l'ancien parachutiste et initiateur de la "révolution socialiste" au Venezuela a même vu son action reconnue à demi-mot par Washington. Pour les analystes, l'accord de libération des otages vient relancer la popularité internationale de Chavez, un mois après le rejet du référendum sur l'extension de ses pouvoirs par une courte majorité de Vénézuéliens. "Fort de ce résultat concret et bienvenu, Chavez peut désormais mettre en avant son influence dans la région et se présenter en homme de paix", a estimé Michael Shifter, spécialiste de l'Amérique latine auprès du cabinet de réflexion "Dialogue inter-américain". A leur arrivée à Caracas, Clara Rojas et Consuelo Gonzalez ont été accueillies par Chavez qui, sous l'objectif des photographes, les a embrassées et a porté la petite-fille de Gonzalez devant les marches du palais présidentiel. ACCORD DE PAIX Régulièrement opposé à l'administration Bush, Chavez s'est aussi heurté à d'autres gouvernements sud-américains ainsi qu'à l'Espagne. Pour l'opposition, son style rugueux et populiste nuit à l'image internationale du Venezuela. Lui-même met en avant sa stature d'homme d'Etat influent et les liens diplomatiques noués avec la Russie et l'Iran, autres opposants aux Etats-Unis. Jeudi, Chavez a promis de poursuivre les efforts pour la libération de nouveaux otages et la conclusion d'un accord de paix entre le gouvernement colombien et la guérilla des Farc, invitant les deux parties à tenir des pourparlers en territoire vénézuélien. "Je suis prêt à installer un camp humanitaire pour la paix au Venezuela", a-t-il assuré. "Entamons un dialogue de paix, et pas seulement pour les libérer. Leur libération n'est que la première étape, le seconde est la paix." C'est la première fois en plus de six ans que les Farc procèdent à la libération d'otages de premier plan. Les dirigeants de la guérilla avaient clairement fait savoir qu'ils n'accepteraient de remettre leurs prisonniers qu'à Chavez ou à ses représentants. Dans la clairière où avait eu lieu leur libération, les deux femmes ont pu contacter Hugo Chavez au moyen d'un téléphone satellitaire. "Je ne sais pas comment (...) vous exprimer mes remerciements pour vos efforts humanitaires", lui a dit Gonzalez, dans un extrait vidéo diffusé en boucle sur les chaînes de télévision du Venezuela, avant de l'appeler à poursuivre ses efforts pour les autres otages. Le succès de Chavez, en plus de le réhabiliter en partie sur la scène internationale, pourrait désormais accentuer la pression sur son homologue colombien Alvaro Uribe et contraindre ce dernier à accepter d'échanger des combattants des Farc emprisonnés contre des otages de la guérilla. La Franco-Colombienne Ingrid Betancourt et trois Américains font partie de la quarantaine d'otages politiques - sur un total d'environ 3.000 - qui pourraient théoriquement être inclus dans un nouvel accord de libération.
08:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.01.2008
Fadela Amara doit-elle quitter le gouvernement par ses propos ?
Votera, votera pas Sarkozy ? Après avoir exclu dans une interview de voter pour Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle de 2012, Fadela Amara a déclaré, le même jour, qu'elle donnerait sa voix au candidat "capable de mener à bien les réformes". Priée de dire si c'était le cas de Nicolas Sarkozy, la secrétaire d'Etat chargée de la politique de la ville a répondu : "La preuve, il est en train de les faire." Tentative pour rectifier le tir ? Ce même jeudi 3 janvier, à l'hebdomadaire Le Point qui lui avait demandé si elle voterait pour le président qui l'a nommée au gouvernement, elle avait répondu : "Non, et il le sait." Elle expliquait qu'elle voterait socialiste "si le candidat est bon", faute de quoi elle s'abstiendrait. Le meilleur candidat du PS serait, selon elle, François Hollande."Je suis une femme de gauche qui est entrée dans un gouvernement de droite parce que, dans les banlieues, il y a urgence", explique-t-elle au journal. La secrétaire d'Etat siège toujours au conseil municipal de Clermont-Ferrand, dans la majorité du maire socialiste Serge Godard. Dans Le Point, elle précise qu'elle se considère comme socialiste, mais qu'elle n'est pas membre du PS qui, dit-il, la "désespère". "C'est le parti des bien planqués, qui pensent qu'habiter le 16e, c'est habiter la France. Cette direction s'est éloignée des classes populaires, des ouvriers, des immigrés, des femmes", dit-elle. Les déclarations de Fadela Amara font grincer des dents certains députés de la majorité. L'UMP Hervé Mariton a jugé vendredi que Fadela Amara, par ses propos, "n'est pas à sa place" dans le gouvernement. "L'ouverture c'est une idée géniale, mais c'est une idée qui a été malmenée. Cela a été présenté comme un casting, et dans ce casting, à un moment, les vedettes craquent", a ajouté M. Mariton.
15:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, massena, estrosi, ump, france, nice


