28.06.2008
La suppression des départements envisagée.
Prendre le temps" de débattre Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, a affirmé vendredi que le débat, lancé par la commission Attali, sur la possibilité de supprimer les départements était "toujours d'actualité", évoquant notamment l'hypothèse de "regroupements". Et lors d'un déplacement jeudi à Limoges, le chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, a évoqué la nécessité selon lui d'aborder la question des structures territoriales.
En revanche, le secrétaire d'Etat à l'Intérieur et aux Collectivités Territoriales, Alain Marleix, assure qu'il n'est "aucunement question d'une suppression du département". Claudy Lebreton a affirmé : "Sur la clarification des rôles entre l'Etat et les collectivités locales, et entre les collectivités locales, nous savons bien qu'il faut que l'on bouge". "Mais il faut que l'on prenne le temps" de débattre et de "dessiner des solutions", dans "la sérénité" et la "confiance", a-t-il estimé. Claudy Lebreton a rappelé qu'il avait créé un groupe de travail sur la clarification des rôles avec Jacques Pelissard, président (UMP) de l'Association des maires de France, et Alain Rousset (PS), président de l'Association des régions de France. "Mille-feuilles administratif et politique" Xavier Bertrand a déclaré sur Europe-1 : "Le débat qu'avait porté Jacques Attali est toujours d'actualité" et doit avoir lieu "le plus tôt possible", "sans tabou". "
En France, vous avez une forme de mille-feuilles administratif et politique devenu complètement indigeste : vous avez les mairies, il faut les garder; vous avez les communautés de communes, il faut les encourager comme les communautés urbaines. Mais en plus vous avez les pays, les départements, les Régions, l'Etat et vous avez l'Europe. Est-ce qu'on peut faire plus simple ? Oui", a détaillé le secrétaire général adjoint de l'UMP. "Mais plutôt que de supprimer, on peut faire quelque chose de plus construit en regroupant. (...) Les compétences des Régions, des départements et des intercommunalités ça se regarde, on peut certainement regrouper plutôt que de chercher à fusionner", a-t-il dit. Selon lui, les Français veulent "avoir l'action la plus efficace, sans complexité administrative, ni coût budgétaire".
Fin janvier, Nicolas Sarkozy s'était dit en désaccord avec la proposition de la commission Attali de supprimer les départements, qui ont "la légitimité historique". "Aucunement question" Prenant le contre-pied de son collègue, le secrétaire d'Etat à l'Intérieur et aux Collectivités Territoriales, Alain Marleix, assure cependant qu'il n'est "aucunement question d'une suppression du département". "A la suite des interprétations données aux propos tenus par le président de la République le 26 juin à Limoges", Alain Marleix "tient à souligner qu'il n'est aucunement question d'une suppression du département", indique un communiqué rendu public vendredi. Nicolas Sarkozy "a parlé, comme il l'a déjà fait à plusieurs reprises et notamment pendant la campagne électorale des élections présidentielles, de la nécessité de réformer l'organisation de l'Administration territoriale, entre les communes, les communautés de communes, les agglomérations, les pays, les départements, les régions", souligne Alain Marleix. "
La France subit un empilement administratif qui constitue une fâcheuse 'exception' en Europe", poursuit toutefois le secrétaire d'Etat, qui ajoute que "la nécessité d'une réflexion conduisant à une réforme en profondeur est d'ailleurs engagée avec les grandes associations représentatives des collectivités locales et le Parlement." Sarkozy contre, puis plutôt pour Fin janvier, Nicolas Sarkozy s'était dit en désaccord avec la proposition de la commission Attali de supprimer les départements, qui ont "la légitimité historique". Jeudi lors d'un déplacement à Limoges, le chef de l'Etat a cependant à nouveau évoqué la nécessité selon lui d'aborder la question des structures territoriales. "Il va falloir qu'un jour -je me demande si ce ne sera pas un chantier pour 2009-, on parle des structures territoriales en France.
Parce que nous sommes arrivés à un degré de complexité sans précédent", a déclaré Nicolas Sarkozy. "Tout le monde est attaché à sa région, et puis il y a l'Europe, il y a les communautés de communes. Comment on s'y retrouve, c'est très difficile", a-t-il ajouté. "A un moment donné, il faut qu'on se mette ensemble et qu'on voit dans le consensus comment on peut faire évoluer les choses. En tout cas, on ne peut pas moderniser la France sur un plan économique, sur un plan social, et puis ne pas toucher à l'appareil administratif", a-t-il dit. (
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22.06.2008
Les Français favorables aux langues régionales.
Les Français favorables aux langues régionales dans la Constitution (sondage) 21/06/2008-[12:17] - AFP Le 21 juin 2008 (AFP) - Les Français sont largement favorables à l’inscription de la reconnaissance des langues régionales dans la Constitution, selon un sondage CSA pour l’édition dominicale du quotidien Ouest-France.
68% des Français se déclarent favorables à l’inscription de la reconnaissance des langues régionales dans l’article premier de la Constitution, contre 28% qui ne s’y déclarent pas favorables, et 4 qui ne se prononcent pas. Ils sont également 70% à estimer que cette inscription des langues régionales dans la Constitution est "plutôt une bonne chose car cela marque leur appartenance au patrimoine français". Ils ne sont par contre que 23% à trouver que ce serait "plutôt une mauvaise chose, car cela constituerait une atteinte à l’identité nationale". 7% ne se prononcent pas.
Les sénateurs ont adopté le 18 juin un amendement supprimant la référence aux langues régionales dans la Constitution, ajoutée au texte par les députés. Ce sondage a été réalisé les 18 et 19 juin par téléphone sur un échantillon national de 960 personnes, représentatif de la population française, âgées de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas, après stratification par région et catégorie d’agglomération.
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21.06.2008
Jacques Chirac l'ancien président ne participera pas aux festivités du 14 Juillet.
L'ancien président Jacques Chirac ne participera pas aux festivités du 14-Juillet en raison de la présence du président syrien Bachar el-Assad, soupçonné par certains d'être le commanditaire de l'assassinat en 2005 de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, dont M. Chirac était très proche, rapporte samedi RTL, sans donner de sources.
L'entourage de M. Chirac s'est contenté d'indiquer que l'ex-président "n'ira pas au 14-Juillet", sans vouloir en dire plus. Interrogée sur cette absence, la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme Rama Yade a dit qu'elle "peut le comprendre dans la mesure" où M. Chirac a "des relations très personnelles avec la famille Hariri". Toutefois, a-t-elle souligné sur RTL, la visite de M. Assad "est indépendante du fonctionnement du tribunal (international) qui continue à évoluer selon son agenda habituel".
La présence de Bachar el-Assad le 14 juillet "est la conséquence logique de sa présence au sommet de l'Union pour la Méditerranée (UPM) qui se tient la veille à Paris et "qui rassemble l'ensemble des pays autour de la Méditerranée, du nord comme du sud, donc la Syrie en fait partie". Il aurait été "illogique" d'exclure le chef de l'Etat syrien des festivités du 14-Juillet "alors qu'il est là le 13 et que tous les Etats méditerranéens sont invités", a-t-elle rappelé. Parlant d'une réaction "épidermique" mais "compréhensible", le dirigeant socialiste Pierre Moscovici a rappelé "l'attachement qu'avait Jacques Chirac à la famille Hariri". "Il avait, on le sait, avec Rafic Hariri des relations d'une extraordinaire proximité, tellement proches d'ailleurs qu'il habite encore aujourd'hui dans un appartement prêté par cette famille et il a toujours estimé pour sa part que la Syrie et le président Bachar el-Assad étaient directement responsables de l'assassinat de celui-ci", a-t-il dit sur RTL. M. Chirac a eu une "réaction (...) à la fois affective, extrêmement forte, peut-être un peu disproportionnée (...) et en même temps quelque chose de compréhensible". AP
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