04.01.2008

Fadela Amara doit-elle quitter le gouvernement par ses propos ?

Votera, votera pas Sarkozy ? Après avoir exclu dans une interview de voter pour Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle de 2012, Fadela Amara a déclaré, le même jour, qu'elle donnerait sa voix au candidat "capable de mener à bien les réformes". Priée de dire si c'était le cas de Nicolas Sarkozy, la secrétaire d'Etat chargée de la politique de la ville a répondu : "La preuve, il est en train de les faire." Tentative pour rectifier le tir ? Ce même jeudi 3 janvier, à l'hebdomadaire Le Point qui lui avait demandé si elle voterait pour le président qui l'a nommée au gouvernement, elle avait répondu : "Non, et il le sait." Elle expliquait qu'elle voterait socialiste "si le candidat est bon", faute de quoi elle s'abstiendrait. Le meilleur candidat du PS serait, selon elle, François Hollande."Je suis une femme de gauche qui est entrée dans un gouvernement de droite parce que, dans les banlieues, il y a urgence", explique-t-elle au journal. La secrétaire d'Etat siège toujours au conseil municipal de Clermont-Ferrand, dans la majorité du maire socialiste Serge Godard. Dans Le Point, elle précise qu'elle se considère comme socialiste, mais qu'elle n'est pas membre du PS qui, dit-il, la "désespère". "C'est le parti des bien planqués, qui pensent qu'habiter le 16e, c'est habiter la France. Cette direction s'est éloignée des classes populaires, des ouvriers, des immigrés, des femmes", dit-elle. Les déclarations de Fadela Amara font grincer des dents certains députés de la majorité. L'UMP Hervé Mariton a jugé vendredi que Fadela Amara, par ses propos, "n'est pas à sa place" dans le gouvernement. "L'ouverture c'est une idée géniale, mais c'est une idée qui a été malmenée. Cela a été présenté comme un casting, et dans ce casting, à un moment, les vedettes craquent", a ajouté M. Mariton.

19.12.2007

Les FARC vont libérer trois otages.

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COLOMBIE Les FARC vont libérer trois otages et refusent les propositions d'Uribe  L'ancienne directrice de campagne d'Ingrid Betancourt Clara Rojas, son fils de trois ans et une parlementaire seraient remis "à Chavez ou quelqu'un qui sera désigné", affirment les Forces armées. > Les FARC rejettent le plan du président colombien Uribe portant sur une "zone de rencontre" pour négocier un échange humanitaire. > Le gouvernement colombien s'interroge sur la véracité du communiqué. Clara Rojas (AP) Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) vont remettre au moins trois otages, dont l'ancienne directrice de campagne d'Ingrid Betancourt, Clara Rojas, au président vénézuélien Hugo Chavez, a annoncé, mardi 18 décembre, l'agence de presse cubaine, Prensa Latina. La guérilla a diffusé un communiqué annonçant la libération de Clara Rojas, enlevée avec Ingrid Betancourt en février 2002, de son fils Emmanuel, et de Consuelo Gonzalez, une ancienne parlementaire kidnappée par les FARC en septembre 2001. L'an dernier, le journaliste colombien Jorge Enrique Botero avait écrit dans un livre que Clara Rojas avait donné naissance à un petit garçon après une relation avec un guérillero. "On se réjouit de cette nouvelle" Cette annonce semble "tout à fait crédible" par rapport "à la conversation que nous avons eue, maman et moi, avec le président Chavez à Caracas il y a quelques jours, et notamment sur le fait que tout ce processus se déroulerait par étapes", a expliqué sur la chaîne France-3 Astrid Betancourt. "La première étape", c'est "la libération des femmes, des bébés et des hommes qui sont malades". Selon la soeur de l'otage franco-colombienne, le président vénézuélien est "vraiment la personne qui peut faire quelque chose pour Ingrid". Elle a demandé "au gouvernement français de suivre cela de très, très près avec Chavez". "Nous espérons évidemment que, dans ce processus par étapes, Ingrid sera libérée". "On se réjouit de cette nouvelle, mais nous restons très prudents face à cette situation", a réagi Olivier Roubi, porte-parole de la fédération internationale des comités Ingrid Betancourt (FICIB), joint par l'Associated Press. "Nous demandons aux autorités colombiennes de tout mettre en oeuvre pour que cela puisse se passer dans les meilleures circonstances." "On espère que c'est un premier pas" "On espère que c'est un premier pas avant la libération de tous les otages", a ajouté Olivier Roubi, qui attribue cette avancée "à la médiation du président vénézuélien Hugo Chavez et de la sénatrice colombienne Piedad Cordoba". Ségolène Royal a estimé sur i>télé et France-Info qu'il s'agissait d'un "signe d'espoir très encourageant". "Demain, il y a la journée de rassemblements pour Ingrid Betancourt, ce qui prouve que la mobilisation doit continuer et que s'il y avait eu l'oubli, peut-être que ces libérations n'auraient pas eu lieu", a-t-elle ajouté. Interrogée sur l'influence du président Nicolas Sarkozy dans ce dossier, l'ancienne candidate à la présidentielle a répondu "tant mieux s'il a pu avoir une action positive". "C'est difficile de démêler le vrai du faux dans ces affaires très complexes, mais je le dis sans détour, si son action a pu déjà obtenir cette première étape, tant mieux, et j'espère que nous irons jusqu'au bout et que nous obtiendrons le retour d'Ingrid Betancourt". Le "plus tôt" sera "le mieux", a-t-elle conclu. Rejet de la proposition d'Uribe Par ailleurs, dans leur communiqué, les FARC ont rejeté catégoriquement le plan proposé par le président Uribe, portant sur la création d'une "zone de rencontre" pour négocier un échange dit humanitaire entre 500 guérilleros et un groupe de 45 otages, dont trois Américains et Ingrid Betancourt. Les rebelles ont jugé "improvisée" et "inacceptable" cette proposition pour "dialoguer avec ce menteur de (...) Restrepo dans des lieux éloignés, clandestins et inhospitaliers, dans un délai de 30 jours". La guérilla a en revanche tenu à remercier Hugo Chavez pour "l'effort colossal accompli comme médiateur" qualifiant d'"acte de barbarie diplomatique" l'annulation de sa mission par Alvaro Uribe. Cette décision revenait aussi, selon eux, "à claquer la porte au nez du président (français) Nicolas Sarkozy, des chefs d'Etat sud-américains solidaires ainsi que des familles des prisonniers de guerre des deux camps qui pressentaient que la fin de leurs angoisses approchait".

Il faut tout faire pour que le Président Alvaro Uribe facilite l'échange des otages en colombie et notamment la libération d'Ingrid Betancourt. Le monde entier demande sa libération et le président Uribe en sortirait grandi. Cela serait le plus beau cadeau de noël.

 

 

27.05.2007

65 °/. des Français satisfaits de Nicolas Sarkozy.

NOUVELOBS.COM | 27.05.2007 | 08:40

Selon un sondage OpinionWay, 67% des Français considèrent que le président de la République a raison de vouloir mener toutes les réformes en même temps.

 

Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy

(c) Reuters

 

 

 

Soixante-cinq pour cent des Français sont satisfaits de Nicolas Sarkozy comme président de la République, tandis que 62% sont satisfaits de la nomination de François Fillon, selon un sondage IFOP pour le Journal du dimanche.
23% sont "très satisfaits" et 42% "plutôt satisfaits" du chef de l'Etat, soit un total de 65% qui fait de Nicolas Sarkozy le président le plus populaire juste après sa prise de fonctions, à l'exception de Charles de Gaulle en 1965 (67% de satisfaits).
Au début de son second mandat, Jacques Chirac avait obtenu 51% de satisfaits.
31% des personnes interrogées sont mécontentes du président Sarkozy (20% "plutôt mécontentes" et 11% "très mécontentes").
30% mécontents de la nomination de Fillon
Quant à François Fillon, 14% sont "très satisfaits" de sa désignation à l'hôtel Matignon, et 48% "plutôt satisfaits", un total de 62% de satisfaits qui le place dans le trio de tête des chefs de gouvernement les plus plébiscités en début de mandat, entre Alain Juppé (63%, en 1995) et Jean-Pierre Raffarin (60%, en 2002).
La nomination du Premier ministre fait 30% de mécontents (21% "plutôt mécontents" et 9% "très mécontentes").
- Sondage auprès d'un échantillon de 1922 personnes interrogées par téléphone à leur domicile, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, et réalisé selon la méthode des quotas du 18 au 26 mai.
Quant à moi, je me satisfait pleinement de l'élection de Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République . Voilà un homme d'Etat qui tiendra ses engagements . "Il dit ce qu'il fait et il fait ce qu'il dit".

19.05.2007

Une nouvelle équipe gouvernementale d'ouverture et de parité.

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Si les ministères régaliens ont été confiés à des personnalités d'ouverture, les sarkozystes occupent des postes clés, appelés à mettre en oeuvre les réformes.

OUVERTURE, parité, intitulés des ministères chamboulés, administrations regroupées, nombre de portefeuilles réduit : Nicolas Sarkozy et François Fillon ont d'emblée imprimé la marque de la « rupture » en composant la première équipe gouvernementale du quinquennat.
Pendant sa campagne, Nicolas Sarkozy avait promis « l'ouverture et la parité » : il a respecté son engagement. C'est le gouvernement le plus paritaire jamais formé avec huit hommes et sept femmes, hormis les secrétaires d'État. Deux femmes occupent des ministères régaliens (Michèle Alliot-Marie à l'Intérieur, et Rachida Dati à la Justice). La benjamine du gouvernement, Valérie Pécresse, a 39 ans et le doyen, Bernard Kouchner, 67 ans. Ce gouvernement compte seulement deux énarques (Alain Juppé et Valérie Pécresse) et seule l'avocate d'affaires Christine Lagarde vient de la société civile.
Cinq ministres sortants retrouvent un portefeuille et cinq ministres débarqués par Dominique de Villepin reviennent par la grande porte dont... François Fillon. Bref, un cocktail d'anciens et de nouveaux qui respecte à peu de choses près la répartition géographique même si le Sud-Ouest est le plus représenté (trois ministres) quand le Sud-Est n'en compte aucun. Aucun élu des DOM-TOM n'entre au gouvernement.
Treize ministres UMP
Numéro deux du gouvernement, seul ministre d'État, l'ancien premier ministre Alain Juppé dirige un département très vert : Écologie, Développement et Aménagement durables. Un mini-gouvernement à lui seul et surtout un retour sous les projecteurs pour celui qui avait été humilié par sa condamnation dans l'affaire des emplois fictifs du RPR.
Sur le plan politique, l'UMP constitue l'armature du gouvernement : outre Fillon, treize de ses quinze ministres en viennent. Mais dans le cadre de « l'ouverture », deux ministères régaliens sont confiés à des ministres non UMP : les Affaires étrangères à Bernard Kouchner, l'ex-French doctor qui a bravé sa famille socialiste, et la Défense à Hervé Morin, un lieutenant de François Bayrou rallié à Nicolas Sarkozy entre les deux tours. Deux des quatre secrétaires d'État annoncés viennent de la gauche : Jean-Pierre Jouyet aux Affaires européennes, et le « transfuge » du PS Éric Besson chargé de la Prospective et de l'Évaluation des politiques publiques.
Si l'on ajoute la nomination de Martin Hirsch, proche de Kouchner, en tant que haut-commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté, le nombre de personnalités issues de la gauche et du centre s'élève à cinq ! De quoi assécher la vague orange de François Bayrou, et asphyxier le PS à moins d'un mois des élections législatives. En attendant, cela fait aussi grincer des dents à l'UMP et parmi les sarkozystes historiques.
Mais Sarkozy et Fillon ont veillé à nommer des fidèles aux postes qui correspondent aux engagements forts de la campagne. Bras droit du chef de l'État, Brice Hortefeux hérite du nouveau ministère de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Codéveloppement qui prend des « morceaux » de l'Intérieur, des Affaires étrangères, de la Cohésion sociale, de la Justice et même de Bercy. L'ex-porte-parole de la campagne Rachida Dati atterrit à la Justice pour mettre en oeuvre les peines plancher et la réforme de l'ordonnance des mineurs, deux des promesses phares du candidat. L'autre porte-parole, Xavier Bertrand, s'installe à la tête des Affaires sociales avec pour mission de mettre en oeuvre le contrat de travail unique, le service minimum et la réforme des régimes spéciaux. Le trésorier de l'UMP et de la campagne, Éric Woerth, prend en charge les Comptes publics. Xavier Darcos, qui a beaucoup travaillé sur le programme éducatif avec François Fillon, retrouve le ministère de l'Éducation mais comme seul maître à bord, contrairement à 2002 où il avait dû partager la vedette avec Luc Ferry. Enfin, Valérie Pécresse, porte-parole de l'UMP, aura la lourde tâche de mettre en oeuvre la réforme de l'Université, un chantier très difficile.

17.05.2007

ELYSEE J+1,nomination,jogging,consultations...

jeudi 17 mai 2007, mis à jour à 16:41

Elysée J+1 : nomination, jogging, consultations... Reuters

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La présidence de Nicolas Sarkozy sera-t-elle sportive ?

Ce pourrait être l'un des messages de la journée de jeudi, la première véritablement passée au palais de l'Elysée par le nouveau chef de l'Etat français.

Moins de trois heures après avoir nommé François Fillon au poste de Premier ministre, Nicolas Sarkozy l'a entraîné dans un jogging dans le bois de Boulogne, à l'heure du déjeuner.

Un signe parmi d'autres, au lendemain de la passation de pouvoirs avec Jacques Chirac, du nouveau style que le nouveau président de la République semble vouloir imprimer à son mandat.

Avec François Fillon à Matignon, c'est désormais un duo de quinquagénaires qui est à la tête de l'Etat, un coup de jeune que devrait confirmer la composition du gouvernement, dont l'annonce devrait être faite vendredi.

Nicolas Sarkozy avait déjà manifesté mercredi cette volonté de donner une image plus dynamique de sa fonction en allant à Berlin quelques heures après son intronisation évoquer avec la chancelière allemande Angela Merkel l'avenir institutionnel de l'Union européenne et le dossier EADS.

"La politique de la France telle que je la conçois ne sera pas marquée du sceau de l'attentisme, ni en politique intérieure, ni en matière de politique européenne, ni en matière de politique étrangères", a-t-il alors déclaré.

Rentré dans la nuit, Nicolas Sarkozy n'a pas dormi à l'Elysée mais, selon son entourage, dans l'appartement qu'il loue à Neuilly-sur-Seine, sa ville.

Il est arrivé à 08h05 (06h05 GMT) à l'Elysée, cinq minutes avant le secrétaire général de la présidence, Claude Guéant, et 25 avant François Fillon, avec qui il a pris le petit-déjeuner.

François Fillon est reparti à 09h39. Le communiqué annonçant sa nomination à l'Elysée est tombé 11 minutes plus tard. Le nouveau Premier ministre reviendra à 12h50 en short, tee-shirt et chaussures de sport.

"UNE NOUVELLE VIE"

Dès les premières heures de la matinée, les collaborateurs du nouveau président ont afflué à l'Elysée, un par un ou par petits groupes - le service de presse de son équipe de campagne, notamment, transféré en bloc à l'Elysée : passage obligé par le bureau du commandant militaire, distribution des bureaux, etc.

"A chaque époque son organisation", confie le nouveau porte-parole de l'Elysée, David Martinon, à des journalistes. "On va essayer de vous donner le plus d'informations possibles. L'époque n'est plus la même."

Il admet cependant qu'il y aura "un équilibre subtil à trouver" pour éviter que le nouveau président soit "en permanence sous la pression des médias."

Tandis que des appariteurs amènent meubles et cartons, certains nouveaux venus, peu familiers des lieux, semblent un peu perdus. D'autres ont de toute évidence déjà eu leur entrée à l'Elysée dans une autre vie, comme la journaliste du magazine Le Point Catherine Pégard, désormais conseillère politique du président, ou l'essayiste Georges-Marc Benamou.

Il est un des rares à se confier. "Vous pouvez toujours me classer à gauche", dit à des journalistes cet ancien proche du président socialiste François Mitterrand. Prié de dire quelle est la signification de son arrivée dans l'équipe d'un président de la République de droite, il répond : "L'ouverture et l'envie de changement incarnées par Nicolas Sarkozy."

"C'est une nouvelle vie. J'avais une vie d'écrivain, de scénariste et de journaliste et je vais couper plein de choses pour m'occuper de dossiers que me confiera le président."

Au retour de son jogging, trempé de sueur, Nicolas Sarkozy est attendu par un premier visiteur : celui qui fut l'un de ses conseillers politiques à l'UMP, Patrick Devedjian.

L'ancien ministre de l'Industrie repartira vers 15h30, sans dévoiler la teneur de son entretien, alors que la dernière main est mise à la composition du prochain gouvernement. "Je suis toujours satisfait de mes entretiens avec le président", est le seul commentaire que pourront lui arracher les journalistes.

D'autres rendez-vous suivront, dont l'ex-ministre délégué aux Collectivités territoriales Brice Hortefeux, fidèle parmi les fidèles, dont on ignore toujours s'il sera ou non dans le prochain gouvernement. Ou le ministre sortant du Budget, Jean-François Copé qui, lui, ne paraît pas devoir en être. Ou Bernard Accoyer, président du groupe UMP à l'Assemblée.

A 16h00 pile, ce sera le tour de l'ex-ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie, qui pourrait hériter d'un ministère de la Sécurité intérieure dans le nouveau gouvernement, de monter les marches du perron de l'Elysée.

Alors que Nicolas Sarkozy est attendu vendredi à Toulouse pour rencontrer l'intersyndicale d'Airbus,, selon des sources syndicales, le coprésident exécutif d'EADS et président d'Airbus, Louis Gallois, arrive à son tour à l'Elysée en tenue décontractée et au volant d'une 206 Peugeot. Mais pas pour voir le chef de l'Etat, selon l'entourage de ce dernier.

16.05.2007

DISCOURS DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE.

discours du président de la RépubliqueA la une

« Le peuple m'a confié un mandat. Je le remplirai. Je le remplirai scrupuleusement, avec la volonté d'être digne de la confiance que m'ont manifestée les Français ».

Nicolas Sarkozy a été officiellement investi dans ses fonctions de président de la République française, ce mercredi en fin de matinée, à l'Elysée. Dans un discours dénué de toute note politicienne, il a promis de ne pas décevoir, de "rassembler" et de respecter la parole donnée.

"Je pense avec gravité au mandat que le peuple français m'a confié et à cette exigence si forte qu'il porte en lui et que je n'ai pas le droit de décevoir", a-t-il déclaré. "Exigence de rassembler les Français (...), exigence de respecter la parole donnée - respecter la parole donnée - et de tenir les engagements parce que jamais la confiance n'a été aussi ébranlée, aussi fragile", a-t-il ajouté.

"Je pense avec émotion à cette attente, à cette espérance, à ce besoin de croire en un avenir meilleur qui se sont exprimés si fortement durant la campagne (...) Jamais l'immobilisme n'a été aussi dangereux pour la France", a-t-il affirmé.

Au total, Nicolas Sarkozy a cité douze "exigences": "rassembler les Français", "respecter la parole donnée", "tenir les engagements", "exigence morale", "réhabiliter les valeurs du travail, de l'effort, du mérite, du respect", "exigence de tolérance et d'ouverture", "exigence de changement", "exigence de sécurité et de protection", "exigence d'ordre et d'autorité", "exigence de résultat", "exigence de justice", "exigence de rompre avec les comportements du passé".

Auparavant, il s'était entretenu avec Jacques Chirac pour évoquer sans doute les dossiers sensibles et échanger les informations confidentielles relatives à la dissuasion nucléaire. Nicolas Sarkozy a ensuite raccompagné Jacques Chirac dans la cour d'honneur où étaient rassemblés ses collaborateurs et le personnel du palais. Au moment de partir, le président sortant a été largement applaudi, y compris par Nicolas Sarkozy.

Alors que le président élu était revenu à l'intérieur de l'Elysée, le président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré, a proclamé alors les résultats officiels de l'élection présidentielle, avant la signature du procès-verbal d'investiture. Un huissier a présenté à Nicolas Sarkozy le collier de Grand maître de l'Ordre de la Légion d'honneur posé sur un coussin de velours rouge. Après son discours, la Garde républicaine lui a rendu les honneurs dans les jardins de l'Elysée, tandis que vingt-et-un coups de canon étaient tirés depuis les Invalides.

Nicolas Sarkozy devait déjeuner en privé à l'Elysée, avant de remonter l'avenue des Champs-Elysées en voiture, escorté par la Garde républicaine, et de déposer une gerbe de fleurs sur la tombe du Soldat inconnu, sous l'Arc de Triomphe. Il devait aussi rendre hommage à la Résistance à la cascade du Bois de Boulogne, où furent fusillés le 16 août 1944 une trentaine de jeunes gens, âgés pour la plupart de 18 à 32 ans.

Le président de la République doit ensuite prononcer une allocution à la mémoire de ces étudiants martyrs et écouter le chant des Partisans en présence de plusieurs personnalités, parmi lesquelles l'ancien Premier ministre Pierre Messmer et l'ex-ministre Simone Veil.

Le nouveau président prendra ensuite le chemin de l'aéroport, direction Berlin pour une rencontre avec la chancelière allemande Angela Merkel.


 

latribune.fr

Je souhaite chaleureusement tous mes voeux de bonheur et de réussite au nouveau Président de la République Nicolas Sarkozy .

Nous pouvons compter sur notre Président Nicolas Sarkozy pour rédonner confiance au pays et remettre la France en marche afin qu'elle occupe la place qu'elle mérite.

Vive Nicolas Sarkozy et  Vive La France.

Nicolas Sarkozy s'installe à l'Elysée,Jacques Chirac s'en va.

Actulalité du 16 Mai 2007 .Le Figaro. 

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La passation de pouvoirs entre le président élu et le président sortant a lieu ce matin. 
Suivez en direct et en vidéo la cérémonie, à partir de 11h sur lefigaro.fr (avec Public Sénat)

NICOLAS SARKOZY dans les pas de Jacques Chirac. La cérémonie de passation de pouvoirs entre le président sortant et son successeur ressemblera largement à celle qui s'était déroulée en 1995 entre François Mitterrand et Jacques Chirac. Douze ans plus tard, la transmission de pouvoirs devrait se passer dans une même ambiance républicaine et apaisée. Nicolas Sarkozy, qui n'a pas ménagé le chef de l'État sortant depuis cinq ans jusqu'à ne pas citer son nom le soir de son élection, tient à ce que ce rite de la Ve République se déroule de la meilleure des manières.
Les deux équipes ont réglé ensemble et dans les moindres millimètres cette cérémonie. Début des opérations à 11 heures. Jacques Chirac accueillera Nicolas Sarkozy sur le perron de l'Élysée. Juste avant, le nouveau président aura traversé la cour d'honneur et passé en revue une unité de la Garde républicaine. Ensuite, les deux hommes auront un entretien dans le bureau présidentiel. C'est là que le sortant confiera à son successeur le code d'engagement du feu nucléaire. À l'issue de ce tête-à-tête, Nicolas Sarkozy raccompagnera son prédécesseur qui devrait quitter le palais en voiture. Le nouveau président gagnera dans la foulée le palais en seul maître des lieux. Là, probablement dans le salon des ambassadeurs, le général Jean-Pierre Kelche, grand chancelier de la Légion d'honneur, lui remettra les insignes de grand croix de la Légion d'honneur.
À midi, la première allocution
La cérémonie se poursuivra dans la grande salle des fêtes de l'Élysée pour l'investiture proprement dite, à laquelle assistent le premier ministre démissionnaire (Dominique de Villepin a présenté sa démission hier), les présidents du Sénat et de l'Assemblée nationale. C'est à cet instant qu'il entendra pour la première fois un huissier annoncer « Monsieur le président de la République ». Le président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré proclamera alors les résultats de l'élection présidentielle, investissant Nicolas Sarkozy 23e président de la République française. Le général Kelche lui présentera le collier de l'Ordre, qui symbolise qu'il en devient le grand maître.
Vers midi, il devrait prononcer sa première allocution (une dizaine de minutes) en tant que président puis saluer les personnalités (corps constitués, doyen du corps diplomatique et ses invités personnels parmi lesquels il y a sa famille et quelques élus proches). Après avoir écouté la Marseillaise, une salve de 21 coups de canon sera tirée des Invalides. Nicolas Sarkozy déjeunera à l'Élysée entouré de sa famille. Comme Jacques Chirac en 1995, Nicolas Sarkozy a décidé d'aller ranimer la flamme du souvenir sous l'Arc de triomphe. Il remontera l'avenue des Champs-Élysées à bord d'une voiture décapotable. Pas la SM Citroën comme son prédécesseur mais à bord d'un prototype 607 Peugeot qui appartient à la présidence de la République. Le nouveau chef de l'État devrait ensuite déposer une gerbe au pied de la statue de Clemenceau et de celle du général de Gaulle, en présence de l'amiral Philippe de Gaulle.
Le soir à Berlin avec Angela Merkel
Dans l'après-midi, le président rendra un hommage inédit à des jeunes fusillés en août 1944, à la veille de la Libération de Paris. Sarkozy saluera la mémoire de ces 35 résistants massacrés par les Allemands, près de la cascade du Bois de Boulogne, aux confins de Paris et de Neuilly, ville dont il a été le maire et le député. Il achèvera sa première journée de président à Berlin où il aura un entretien suivi d'un dîner avec la chancelière Angela Merkel. Un geste qui ressemble à celui de son prédécesseur qui avait rencontré Helmut Kohl à Strasbourg le lendemain de son investiture.

07.05.2007

Nicolas Sarkozy a été plébiscité par les Français.

© Reuters 

 

lundi 7 mai 2007, mis à jour à 07:37

La victoire de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle a déclenché liesse et ferveur en France parmi ses partisans et des milliers d'entre eux ont exulté place de la Concorde, à Paris

Le choix clair de la France va pousser Nicolas Sarkozy à agir.La France a effectué un choix clair en portant à la présidence de la République Nicolas Sarkozy, dont la large victoire l'autorise, l'oblige même, à engager rapidement les réformes promises tandis qu'elle plonge la gauche dans une nouvelle crise d'identité, commente lundi la presse française.

Les traditionnels clivages partisans se retrouvent en une des quotidiens de la presse nationale généraliste. Le Figaro salue "L'Eclatante victoire", Libération exprime son abattement d'un "Dur...", tandis que Le Parisien-Aujourd'hui en France s'exclame plus sobrement "C'est lui!".

Une victoire "haut la main", pour Le Progrès, "confortable" pour Libération, "sans appel" pour L'Humanité... La presse française s'accorde d'abord sur l'ampleur du succès de Nicolas Sarkozy, vainqueur du second tour de la présidentielle avec 53% des suffrages contre 47% à Ségolène Royal.

"Les Français ont choisi. Leur message est clair", confirme Dominique Quinio dans La Croix.

Pour expliquer cet écart, Libération se plonge dans l'arithmétique électorale pour découvrir que Nicolas Sarkozy a bénéficié "d'un meilleur report des voix disponibles", notamment parmi les électeurs de François Bayrou au premier tour.

"Les partisans du dirigeant centriste (...) sont revenus, pour une bonne part, dans le giron de leur famille politique d'origine à l'heure du choix final", relève le quotidien, alors que "Ségolène Royal n'a pas réussi à créer la dynamique qui lui aurait permis de combler son retard" du premier tour.

Au-delà de ces calculs, la presse française insiste sur la bataille des idées remportée par la droite.

"Nicolas Sarkozy vient de faire gagner une droite décomplexée, qui s'était donné l'objectif de la reconquête idéologique, et qui a incontestablement marqué des points sur son terrain dans cette bataille", constate Pierre Laurent dans L'Humanité.

"La droitisation de la société française n'est plus une hypothèse (...) c'est une réalité criante", insiste Renaud Dély dans Libération.

À GAUCHE, "LES COUTEAUX SONT TIRÉS"

Les électeurs ont porté à l'Elysée "un homme qui revendique, assume et transcende même les valeurs de la droite française", renchérit Roger Antech, dans le Midi-Libre.

Si elle partage cette analyse, la presse économique en conclut surtout que Nicolas Sarkozy peut et doit désormais appliquer ses réformes d'inspiration libérale.

"S'il y a bien une chose que l'on peut reconnaître à ce candidat, c'est avoir annoncé la couleur. Celle d'une droite enfin décomplexée, modernisée, débarrassée de la peur tétanisante de l'électeur ou de la rue, cette sourde crainte qui, peu à peu, a enserré Jacques Chirac dans un filet à la fois d'immobilisme et de versatilité", analyse François-Xavier Pietri, dans La Tribune.

Erik Izraelewicz emploie quasiment les mêmes termes pour défendre, dans Les Echos, l'aspiration de la France au "changement": "Après des années d'immobilisme chiraquien, c'est incontestablement le message le plus fort qui ressort de ce scrutin."

Pour engager des réformes, "Nicolas Sarkozy dispose (...) d'une légitimité tout à fait exceptionnelle, historique même - à laquelle aucun corporatisme n'est en droit de s'opposer", prévient-il.

"Nicolas Sarkozy a parfaitement le droit de (...) mettre en oeuvre (son programme) pour rapprocher, comme il le veut, la France de la norme dominante du libéralisme conservateur", admet pour sa part Laurent Joffrin dans Libération, selon qui "la France a fait un choix net".

Le nouveau président dispose de "la légitimité pour agir", confirme La Tribune en une.

Avec une telle victoire, cette légitimité est même une obligation, selon François Régis Hutin, qui, dans Ouest-France, juge Nicolas Sarkozy "condamné à réussir" sous peine d'engendrer une déception "considérable".

A gauche, en revanche, le Parti socialiste est "entré en zone de turbulences" et "va devoir tenter de sauver les meubles aux législatives", d'après Les Echos.

"A moyen terme, le PS doit réaliser ce qu'il n'a pas fait de 2002 à 2007: repenser sa doctrine et sa stratégie d'alliance", ajoute le quotidien économique.

Après une telle "déculottée idéologique", la gauche va devoir se rénover, avertit pour sa part Renaud Dély.

Or, ce processus ne se fera pas sans mal et déjà, "les couteaux sont tirés", observe Laurent Joffrin, également dans Libération.

04.05.2007

Nicolas Sarkozy promet de rassembler "sans haine".

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Reuters

Jeudi 3 mai 2007, mis à jour à 22:06

Nicolas Sarkozy promet de rassembler "sans haine"

Nicolas Sarkozy a opposé sa volonté de construire la majorité présidentielle "la plus large" à la "coalition hétéroclite" et "sectaire" qui soutient selon lui son adversaire socialiste, Ségolène Royal.

"A la coalition hétéroclite de l'extrême gauche, des Verts, des chevènementistes, des communistes, des socialistes, qui voudraient bien s'élargir vers le centre et qui n'est soudée que par le sectarisme et le sentiment de haine à mon égard (...), je veux opposer le rassemblement ouvert, tolérant et respectueux du peuple de France", a lancé le candidat de l'UMP à l'Elysée devant une dizaine de milliers de personnes à Montpellier.

A trois jours du second tour de l'élection présidentielle et au lendemain d'un débat télévisé houleux face à Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy, qui tenait son dernier meeting de campagne, a cependant assorti cette attaque d'un appel à l'apaisement.

"Je le dis à ma concurrente, nous ne devons jamais oublier que nous avons en commun une même histoire, une même culture, une même langue", a-t-il déclaré. "Nous ne devons jamais oublier que notre destinée est commune (...) Nous ne devons jamais confondre la politique avec la guerre. Pour aucun Français un autre Français ne devrait jamais être un ennemi."

Nicolas Sarkozy a dit vouloir défendre son projet "sans haine, sans mépris, sans arrogance, sans violence" et rassembler le peuple français "au-delà des clivages partisans".

"Je veux rassembler sur des valeurs, sur des convictions parce que pour moi les valeurs et les convictions c'est plus important au générique que les étiquettes", a-t-il dit. "Voilà pourquoi la future majorité présidentielle sera la plus large possible pour faire sa place à tous les Français qui veulent construire l'avenir de la France."

Il avait été précédé à la tribune par l'ancien secrétaire national du Parti socialiste Eric Besson et par le député UDF des Alpes-Maritime Rudi Salles, qui se sont montrés presque plus durs que le candidat à l'égard de Ségolène Royal.

Rudi Salles, qui a fait campagne au premier tour pour le président de l'UDF François Bayrou et a dit soutenir Nicolas Sarkozy en "homme libre" au second, a déclaré que le pays "irait à l'aventure" si la candidate du PS l'emportait.

"DEUX JOURS POUR CREER LES CONDITIONS DU RENOUVEAU"

Eric Besson, qui a claqué la porte du PS en février, a assuré qu'il lui était plus facile d'affirmer son soutien au candidat de l'UMP au lendemain du débat de mercredi soir que le 23 avril à Dijon, où il avait fait son "coming out" sarkozyste.

"Je n'osais pas dire que l'agressivité, l'arrogance n'étaient pas nécessairement là où (Ségolène Royal) le disait", a-t-il dit. "Il me semble que certaines facettes de sa personnalité sont à présent mieux connues des Français."

L'épouse du président Jacques Chirac, Bernadette, était aussi venue, dans l'avion du candidat, pour renouveler le soutien qu'elle lui a publiquement apporté le 5 avril à Lyon.

Louis Nicollin président du club de football de Montpellier, ville dans laquelle Ségolène Royal est arrivée nettement en tête au premier tour, le 22 avril, était également au premier rang.

Dans son allocution de plus d'une heure, Nicolas Sarkozy a offert un florilège des principaux thèmes de sa campagne.

"Il nous reste deux jours pour dire adieu à l'héritage de 68, deux jours pour renoncer au renoncement (...) deux jours pour que se lève le grand mouvement populaire qui emportera tous les obstacles (...), deux jours pour que soient créées les conditions du renouveau français", a-t-il conclu dans le seul moment d'exaltation de son discours.

"Deux jours, Mme Chirac, pour vous dire merci de votre amitié", a ajouté Nicolas Sarkozy, qui a également cité les ministres Jean-Louis Borloo (Emploi), Michèle Alliot-Marie (Défense), Brice Hortefeux (Collectivités territoriales), et son conseiller François Fillon, qui pourrait être son Premier ministre s'il est élu. "Deux jours (...) pour dire à la France que nous sommes unis car nous n'avons qu'une seule volonté : faire triompher la République et la nation française."

Il fera vendredi au plateau des Glières, haut lieu de la Résistance contre l'occupation nazie, en Haute-Savoie, un ultime déplacement symbolique.

Selon son équipe, il a tenu une quarantaine de réunions publiques depuis son investiture par l'UMP, le 14 janvier, effectué 36 autres déplacements, donné 27 interviews à la télévision, une quinzaine à la radio, une vingtaine à la presse nationale, une quarantaine à la presse régionale, une dizaine à la presse internationale et environ 160 à la presse spécialisée.

03.05.2007

NICOLAS SARKOZY FUTUR PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE.

  

La Tribune. fr- 03/05/07 à 12.03-

La campagne électorale se nourrit du débat présidentiel.

  

Au lendemain du très attendu débat présidentiel opposant NiLe duel entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal s'est déroulé mercredi soir devant plus de 20 millions de téléspectateurs. Au lendemain de cet événement très suivi, les équipes de campagne commentent colas Sarkozy et Ségolène Royal, les réactions vont bon train ce jeudi sur la performance des deux candidats. Si pour la presse comme pour les politologues, la rencontre n'a sans doute pas changé la donne - se soldant pour beaucoup par un match nul -, dans chaque camp on se convainc du contraire, félicitant son candidat et attaquant l'adversaire politique.

A gauche, les cadres du PS salue la "combattante", selon l'expression de Jack Lang, combattante qui a surpris hier par son engagement incisif dans les échanges. "Face à un adversaire qui s'était préparé depuis des années à une telle confrontation, Ségolène Royal a montré la pugnacité et le volontarisme de sa personnalité" a ainsi estimé Jean-Pierre Chevènement. L'ancienne ministre socialiste Martine Aubry a pour sa part relevé la "force de conviction" de la candidate face au "culot" de Nicolas Sarkozy qui "n'accepte pas de reconnaître son bilan".

François Hollande, souvent cité ironiquement par le candidat de l'UMP lors du débat, a défendu la "saine colère" de Ségolène Royal sur le sujet de la scolarisation des enfants handicapés, accusée par son adversaire de s'être "énervée". "Elle s'est mise dans une juste et saine colère" a-t-il dit, reprochant en retour au candidat UMP de promettre ce qu'il a "défait". Mais pour le porte-parole du PS, Julien Dray, Ségolène Royal a surtout acquis "un sacré statut" lors de son face à face avec Nicolas Sarkozy, prouvant qu'elle avait "l'étoffe pour faire une bonne présidente".

Dans l'autre camp, la "pugnacité" de Ségolène Royal est perçue comme de "l'agressivité". Ce matin, le candidat de l'UMP a réagi sur le débat, se disant "un peu étonné d'une forme d'agressivité de Mme Royal", ajoutant que cette colère était "une forme d'intolérance", révélatrice "des réactions d'une certaine gauche qui considère comme illégitime toute personne qui n'a pas ses idées". François Fillon, dont le nom circule comme éventuel Premier ministre de Nicolas Sarkozy en cas de victoire, va même plus loin, estimant que le coup de colère de la candidate socialiste était "une opération préméditée", "à laquelle on s'attendait d'ailleurs".

Enfin, dans un communiqué de presse de l'UMP, les porte-paroles Xavier Bertrand et Rachida Dati jugent que la candidate du PS est restée "floue sur de nombreux points essentiels pour le pays", se montrant "à plusieurs reprises très agressive, au point de perdre son calme", alors que Nicolas Sarkozy " a de son côté démontré de façon constante de la pondération et du respect".

Bayrou ne votera pas pour Nicolas Sarkozy
Dans un entretien au "Monde" daté de vendredi, le président de l'UDF affirme qu'il ne votera pas pour Nicolas Sarkozy au second tour de l'élection présidentielle. Le candidat centriste, qui avait recueilli 18,57% des voix au premier tour, ne précise pas ce qu'il fera le 6 mai, et notamment s'il votera pour Ségolène Royal. Sa position pourrait peser sur le scrutin présidentiel grâce aux 6,8 millions d'électeurs qui l'avaient placé à la troisième place le 22 avril dernier. Le leader centriste estime que Ségolène Royal s'est "plutôt bien sortie" du débat l'opposant à Nicolas Sarkozy.

Je pense fortement que Nicolas Sarkozy a toutes les chances pour l'emporter dimanche soir et soit le prochain Président de la République de tous les Français. En tout cas c'est ma conviction.

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