07.05.2007
Nicolas Sarkozy a été plébiscité par les Français.
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lundi 7 mai 2007, mis à jour à 07:37 La victoire de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle a déclenché liesse et ferveur en France parmi ses partisans et des milliers d'entre eux ont exulté place de la Concorde, à Paris Le choix clair de la France va pousser Nicolas Sarkozy à agir.La France a effectué un choix clair en portant à la présidence de la République Nicolas Sarkozy, dont la large victoire l'autorise, l'oblige même, à engager rapidement les réformes promises tandis qu'elle plonge la gauche dans une nouvelle crise d'identité, commente lundi la presse française. Les traditionnels clivages partisans se retrouvent en une des quotidiens de la presse nationale généraliste. Le Figaro salue "L'Eclatante victoire", Libération exprime son abattement d'un "Dur...", tandis que Le Parisien-Aujourd'hui en France s'exclame plus sobrement "C'est lui!". Une victoire "haut la main", pour Le Progrès, "confortable" pour Libération, "sans appel" pour L'Humanité... La presse française s'accorde d'abord sur l'ampleur du succès de Nicolas Sarkozy, vainqueur du second tour de la présidentielle avec 53% des suffrages contre 47% à Ségolène Royal. "Les Français ont choisi. Leur message est clair", confirme Dominique Quinio dans La Croix. Pour expliquer cet écart, Libération se plonge dans l'arithmétique électorale pour découvrir que Nicolas Sarkozy a bénéficié "d'un meilleur report des voix disponibles", notamment parmi les électeurs de François Bayrou au premier tour. "Les partisans du dirigeant centriste (...) sont revenus, pour une bonne part, dans le giron de leur famille politique d'origine à l'heure du choix final", relève le quotidien, alors que "Ségolène Royal n'a pas réussi à créer la dynamique qui lui aurait permis de combler son retard" du premier tour. Au-delà de ces calculs, la presse française insiste sur la bataille des idées remportée par la droite. "Nicolas Sarkozy vient de faire gagner une droite décomplexée, qui s'était donné l'objectif de la reconquête idéologique, et qui a incontestablement marqué des points sur son terrain dans cette bataille", constate Pierre Laurent dans L'Humanité. "La droitisation de la société française n'est plus une hypothèse (...) c'est une réalité criante", insiste Renaud Dély dans Libération. À GAUCHE, "LES COUTEAUX SONT TIRÉS" Les électeurs ont porté à l'Elysée "un homme qui revendique, assume et transcende même les valeurs de la droite française", renchérit Roger Antech, dans le Midi-Libre. Si elle partage cette analyse, la presse économique en conclut surtout que Nicolas Sarkozy peut et doit désormais appliquer ses réformes d'inspiration libérale. "S'il y a bien une chose que l'on peut reconnaître à ce candidat, c'est avoir annoncé la couleur. Celle d'une droite enfin décomplexée, modernisée, débarrassée de la peur tétanisante de l'électeur ou de la rue, cette sourde crainte qui, peu à peu, a enserré Jacques Chirac dans un filet à la fois d'immobilisme et de versatilité", analyse François-Xavier Pietri, dans La Tribune. Erik Izraelewicz emploie quasiment les mêmes termes pour défendre, dans Les Echos, l'aspiration de la France au "changement": "Après des années d'immobilisme chiraquien, c'est incontestablement le message le plus fort qui ressort de ce scrutin." Pour engager des réformes, "Nicolas Sarkozy dispose (...) d'une légitimité tout à fait exceptionnelle, historique même - à laquelle aucun corporatisme n'est en droit de s'opposer", prévient-il. "Nicolas Sarkozy a parfaitement le droit de (...) mettre en oeuvre (son programme) pour rapprocher, comme il le veut, la France de la norme dominante du libéralisme conservateur", admet pour sa part Laurent Joffrin dans Libération, selon qui "la France a fait un choix net". Le nouveau président dispose de "la légitimité pour agir", confirme La Tribune en une. Avec une telle victoire, cette légitimité est même une obligation, selon François Régis Hutin, qui, dans Ouest-France, juge Nicolas Sarkozy "condamné à réussir" sous peine d'engendrer une déception "considérable". A gauche, en revanche, le Parti socialiste est "entré en zone de turbulences" et "va devoir tenter de sauver les meubles aux législatives", d'après Les Echos. "A moyen terme, le PS doit réaliser ce qu'il n'a pas fait de 2002 à 2007: repenser sa doctrine et sa stratégie d'alliance", ajoute le quotidien économique. Après une telle "déculottée idéologique", la gauche va devoir se rénover, avertit pour sa part Renaud Dély. Or, ce processus ne se fera pas sans mal et déjà, "les couteaux sont tirés", observe Laurent Joffrin, également dans Libération. |
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04.05.2007
Nicolas Sarkozy promet de rassembler "sans haine".
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Reuters
Jeudi 3 mai 2007, mis à jour à 22:06
Nicolas Sarkozy promet de rassembler "sans haine"
Nicolas Sarkozy a opposé sa volonté de construire la majorité présidentielle "la plus large" à la "coalition hétéroclite" et "sectaire" qui soutient selon lui son adversaire socialiste, Ségolène Royal.
"A la coalition hétéroclite de l'extrême gauche, des Verts, des chevènementistes, des communistes, des socialistes, qui voudraient bien s'élargir vers le centre et qui n'est soudée que par le sectarisme et le sentiment de haine à mon égard (...), je veux opposer le rassemblement ouvert, tolérant et respectueux du peuple de France", a lancé le candidat de l'UMP à l'Elysée devant une dizaine de milliers de personnes à Montpellier.
A trois jours du second tour de l'élection présidentielle et au lendemain d'un débat télévisé houleux face à Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy, qui tenait son dernier meeting de campagne, a cependant assorti cette attaque d'un appel à l'apaisement.
"Je le dis à ma concurrente, nous ne devons jamais oublier que nous avons en commun une même histoire, une même culture, une même langue", a-t-il déclaré. "Nous ne devons jamais oublier que notre destinée est commune (...) Nous ne devons jamais confondre la politique avec la guerre. Pour aucun Français un autre Français ne devrait jamais être un ennemi."
Nicolas Sarkozy a dit vouloir défendre son projet "sans haine, sans mépris, sans arrogance, sans violence" et rassembler le peuple français "au-delà des clivages partisans".
"Je veux rassembler sur des valeurs, sur des convictions parce que pour moi les valeurs et les convictions c'est plus important au générique que les étiquettes", a-t-il dit. "Voilà pourquoi la future majorité présidentielle sera la plus large possible pour faire sa place à tous les Français qui veulent construire l'avenir de la France."
Il avait été précédé à la tribune par l'ancien secrétaire national du Parti socialiste Eric Besson et par le député UDF des Alpes-Maritime Rudi Salles, qui se sont montrés presque plus durs que le candidat à l'égard de Ségolène Royal.
Rudi Salles, qui a fait campagne au premier tour pour le président de l'UDF François Bayrou et a dit soutenir Nicolas Sarkozy en "homme libre" au second, a déclaré que le pays "irait à l'aventure" si la candidate du PS l'emportait.
"DEUX JOURS POUR CREER LES CONDITIONS DU RENOUVEAU"
Eric Besson, qui a claqué la porte du PS en février, a assuré qu'il lui était plus facile d'affirmer son soutien au candidat de l'UMP au lendemain du débat de mercredi soir que le 23 avril à Dijon, où il avait fait son "coming out" sarkozyste.
"Je n'osais pas dire que l'agressivité, l'arrogance n'étaient pas nécessairement là où (Ségolène Royal) le disait", a-t-il dit. "Il me semble que certaines facettes de sa personnalité sont à présent mieux connues des Français."
L'épouse du président Jacques Chirac, Bernadette, était aussi venue, dans l'avion du candidat, pour renouveler le soutien qu'elle lui a publiquement apporté le 5 avril à Lyon.
Louis Nicollin président du club de football de Montpellier, ville dans laquelle Ségolène Royal est arrivée nettement en tête au premier tour, le 22 avril, était également au premier rang.
Dans son allocution de plus d'une heure, Nicolas Sarkozy a offert un florilège des principaux thèmes de sa campagne.
"Il nous reste deux jours pour dire adieu à l'héritage de 68, deux jours pour renoncer au renoncement (...) deux jours pour que se lève le grand mouvement populaire qui emportera tous les obstacles (...), deux jours pour que soient créées les conditions du renouveau français", a-t-il conclu dans le seul moment d'exaltation de son discours.
"Deux jours, Mme Chirac, pour vous dire merci de votre amitié", a ajouté Nicolas Sarkozy, qui a également cité les ministres Jean-Louis Borloo (Emploi), Michèle Alliot-Marie (Défense), Brice Hortefeux (Collectivités territoriales), et son conseiller François Fillon, qui pourrait être son Premier ministre s'il est élu. "Deux jours (...) pour dire à la France que nous sommes unis car nous n'avons qu'une seule volonté : faire triompher la République et la nation française."
Il fera vendredi au plateau des Glières, haut lieu de la Résistance contre l'occupation nazie, en Haute-Savoie, un ultime déplacement symbolique.
Selon son équipe, il a tenu une quarantaine de réunions publiques depuis son investiture par l'UMP, le 14 janvier, effectué 36 autres déplacements, donné 27 interviews à la télévision, une quinzaine à la radio, une vingtaine à la presse nationale, une quarantaine à la presse régionale, une dizaine à la presse internationale et environ 160 à la presse spécialisée.
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03.05.2007
NICOLAS SARKOZY FUTUR PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE.
La campagne électorale se nourrit du débat présidentiel.
Au lendemain du très attendu débat présidentiel opposant NiLe duel entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal s'est déroulé mercredi soir devant plus de 20 millions de téléspectateurs. Au lendemain de cet événement très suivi, les équipes de campagne commentent colas Sarkozy et Ségolène Royal, les réactions vont bon train ce jeudi sur la performance des deux candidats. Si pour la presse comme pour les politologues, la rencontre n'a sans doute pas changé la donne - se soldant pour beaucoup par un match nul -, dans chaque camp on se convainc du contraire, félicitant son candidat et attaquant l'adversaire politique.
A gauche, les cadres du PS salue la "combattante", selon l'expression de Jack Lang, combattante qui a surpris hier par son engagement incisif dans les échanges. "Face à un adversaire qui s'était préparé depuis des années à une telle confrontation, Ségolène Royal a montré la pugnacité et le volontarisme de sa personnalité" a ainsi estimé Jean-Pierre Chevènement. L'ancienne ministre socialiste Martine Aubry a pour sa part relevé la "force de conviction" de la candidate face au "culot" de Nicolas Sarkozy qui "n'accepte pas de reconnaître son bilan".
François Hollande, souvent cité ironiquement par le candidat de l'UMP lors du débat, a défendu la "saine colère" de Ségolène Royal sur le sujet de la scolarisation des enfants handicapés, accusée par son adversaire de s'être "énervée". "Elle s'est mise dans une juste et saine colère" a-t-il dit, reprochant en retour au candidat UMP de promettre ce qu'il a "défait". Mais pour le porte-parole du PS, Julien Dray, Ségolène Royal a surtout acquis "un sacré statut" lors de son face à face avec Nicolas Sarkozy, prouvant qu'elle avait "l'étoffe pour faire une bonne présidente".
Dans l'autre camp, la "pugnacité" de Ségolène Royal est perçue comme de "l'agressivité". Ce matin, le candidat de l'UMP a réagi sur le débat, se disant "un peu étonné d'une forme d'agressivité de Mme Royal", ajoutant que cette colère était "une forme d'intolérance", révélatrice "des réactions d'une certaine gauche qui considère comme illégitime toute personne qui n'a pas ses idées". François Fillon, dont le nom circule comme éventuel Premier ministre de Nicolas Sarkozy en cas de victoire, va même plus loin, estimant que le coup de colère de la candidate socialiste était "une opération préméditée", "à laquelle on s'attendait d'ailleurs".
Enfin, dans un communiqué de presse de l'UMP, les porte-paroles Xavier Bertrand et Rachida Dati jugent que la candidate du PS est restée "floue sur de nombreux points essentiels pour le pays", se montrant "à plusieurs reprises très agressive, au point de perdre son calme", alors que Nicolas Sarkozy " a de son côté démontré de façon constante de la pondération et du respect".
Bayrou ne votera pas pour Nicolas Sarkozy
Dans un entretien au "Monde" daté de vendredi, le président de l'UDF affirme qu'il ne votera pas pour Nicolas Sarkozy au second tour de l'élection présidentielle. Le candidat centriste, qui avait recueilli 18,57% des voix au premier tour, ne précise pas ce qu'il fera le 6 mai, et notamment s'il votera pour Ségolène Royal. Sa position pourrait peser sur le scrutin présidentiel grâce aux 6,8 millions d'électeurs qui l'avaient placé à la troisième place le 22 avril dernier. Le leader centriste estime que Ségolène Royal s'est "plutôt bien sortie" du débat l'opposant à Nicolas Sarkozy.
Je pense fortement que Nicolas Sarkozy a toutes les chances pour l'emporter dimanche soir et soit le prochain Président de la République de tous les Français. En tout cas c'est ma conviction.
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02.05.2007
DU COCON AU PANTHEON "Rêves et Réalités"
Il vient de paraître aux éditions "Publibook", mon autobiographie sous le titre " Du Cocon au Panthéon"', rêves et réalités. Actuellement disponible sur commande dans toutes les FNAC.
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30.04.2007
Nicolas Sarkozy,futur Président de la République.
Le candidat UMP remporterait le second tour avec 52% des voix, selon un sondage TNS-Sofres pour Le Figaro, RTL et LCI.
07:48 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, ump, jeunes populaires, massena, nice, france
23.04.2007
Une France des régions dominée par Nicolas Sarkozy.
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17.04.2007
Nicolas Sarkozy se place sous le patronage du Général De Gaulle.
© Reuters
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lundi 16 avril 2007, mis à jour à 17:17
A six jours du premier tour de l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy s'est placé sous le patronage symbolique du général Charles de Gaulle, fondateur de la Ve République.
Le candidat de l'UMP a effectué un pélerinage à Colombey-les-Deux-Eglises, où est enterré celui qui fut le chef de la France libre pendant la Seconde Guerre mondiale.
"Colombey fait partie de ces lieux multiples de l'histoire de France où l'on sait que la France confrontée à toutes ses tragédies a toujours eu le sursaut de se redresser", a-t-il dit à son arrivée dans cette bourgade de Haute-Marne. "C'est la signification (de mon voyage)."
"Je veux être dans la continuité de l'histoire de la France", a-t-il poursuivi. "Je m'inscris dans cette tradition. Je veux défendre l'identité nationale française et en même temps je veux faire de la politique différemment (...) Il n'y a pas de contradiction. Peut-être que la rupture que j'appelle dans la façon de faire de la politique, c'est retrouver le sens de l'identité nationale française."
Nicolas Sarkozy, qui s'est ensuite recueilli seul, pendant quelques instants, dans le petit cimetière, devant la tombe du général de Gaulle, mort à Colombey le 9 novembre 1970, a rappelé qu'il était venu là il y a 30 ans, à l'âge de 22 ans, alors qu'il venait de s'engager dans le mouvement gaulliste.
"Pour moi, le général de Gaulle incarnait la passion de la France", a-t-il expliqué. "Il incarnait la passion au service de l'intérêt général, l'oubli de soi. Il incarnait la fidélité à ses convictions. Ses valeurs n'ont pas pris une ride."
"Colombey, c'est le témoignage d'une époque où la France ne doutait pas d'elle-même et le général de Gaulle c'est le symbole de l'espérance. Quand tout était perdu, il espérait encore et il a fait espérer des millions de gens", a-t-il ajouté.
"ALLIANCES DE BOUTIQUES"
Nicolas Sarkozy, qui a tour à tour courtisé les déçus de la gauche et les électeurs du Front national tout au long de sa campagne, a dénoncé les "petites combinaisons" de ses rivaux.
Il faisait allusion aux appels du pied du candidat de l'UDF, François Bayrou, à la gauche et aux déclarations de personnalités socialistes, comme les anciens ministres Michel Rocard et Bernard Kouchner, en faveur d'une alliance entre la gauche et le centre que le président de l'UDF affirme incarner.
"Je veux parler à l'ensemble des Français au moment où il y a tant de déclarations, de tentatives d'alliance de partis, d'alliances de boutiques, ce que le général de Gaulle avait toujours refusé", a déclaré Nicolas Sarkozy.
Le général de Gaulle avait fustigé en son temps ceux qui font cuire "leur petite soupe" dans "leur petite cuisine", sur "leur petit réchaud".
"Moi je veux dire aux Français que je me présente à eux (...) avec confiance parce que je parle à tous les Français sans exception", a insisté le candidat de l'UMP.
Après sa visite au cimetière, il a traversé le village à pied pour gagner la Boisserie, demeure du général de Gaulle.
Puis il s'est rendu au pied de l'immense croix de Lorraine dressée sur une colline voisine de Colombey à la mémoire du chef de la France Libre.
Bien que donné en tête de tous les sondages sur les intentions de vote au premier tour depuis plus de deux mois, Nicolas Sarkozy affirme n'être "sûr de rien" dans une interview publiée lundi par le journal gratuit "20 minutes".
Le candidat de l'UMP réitère discours après discours, ces derniers jours, sa volonté d'aller chercher les électeurs "un par un", notamment pour empêcher Jean-Marie Le Pen d'accéder au second tour comme en 2002. La bataille du 22 avril valait bien, semble-t-il, un détour par Colombey-les-Deux-Eglises.
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10.04.2007
NICOLAS SARKOZY CREUSE L' ECART.
Dimanche 08 Avril 2007
Les sujets qui fâchent ne sont pas évoqués. Pas un mot, par exemple, sur la manifestation la veille à Lyon, qui a contraint le candidat à annuler une étape de son itinéraire, prétextant un improbable retard d'avion. Rien non plus sur la plainte - finalement jugée irrecevable - à propos de son appartement de Neuilly. Rien toujours sur l'interview parue dans Philosophie Magazine, dans laquelle Nicolas Sarkozy se déclare enclin "à penser qu'on naît pédophile" et s'interroge sur la "fragilité génétique" des jeunes qui se suicident chaque année. Des propos vivement condamnés par Mgr Vingt-Trois qui a jugé "grave l'idée que l'on ne peut pas changer le cours de l'existence".
Le responsable de la presse : "Pas de confidences, hein ?"
Rachida Dati reste silencieuse, sauf pour dire que la "dalle d'Argenteuil n'est pas un ring pour des matches de boxe". Accoudés au balcon du second étage, des conseillers observent la scène en retenant leur souffle. Tout est sous contrôle mais l'atmosphère est si lourde qu'une simple allumette suffirait à tout embraser. Fort heureusement, les questions s'épuisent. Xavier Bertrand, attendu pour une émission de radio, en profite pour s'éclipser. Devant les journalistes qui tentent d'engager une conversation avec ceux qui restent, Franck Louvrier, le responsable du service de presse, prévient, faussement jovial : "Pas de confidences, hein ?" A peine si l'ex-UDF Christian Blanc, passé par là, a le temps de dire qu'il est "tranquille" "confiant", bien qu'il ne ressente "pas franchement de grand élan chez les Français". Déjà survient l'ordre de la dispersion. "Venez ce soir à la Mutualité, il y aura une surprise !"
La surprise, ce fut, non pas Simone Veil, dont la présence à cette réunion publique consacrée aux femmes avait été annoncée depuis plusieurs jours, mais la déclaration du candidat UMP à l'adresse de celle dont les Français aiment tant "le courage, la droiture et la morale" : "Je vous aime. Le pire, c'est que c'est vrai !", lui lança en pleine tribune un Sarkozy en veine de "complicité affectueuse" qui, aussitôt, ajouta : "Ce que j'aime le plus chez Simone Veil, c'est son caractère... Son caractère est inégalable." Et de laisser entendre qu'il aurait des "tas d'anecdotes" à raconter pour illustrer ses propos.
Sourire de l'intéressée, que certains photographes crurent apercevoir tirer, furtivement, un bout de langue en direction du candidat UMP. Lequel se garda bien, ce soir-là, de remettre sur le tapis son ministère de l'Immigration et de l'Identite nationale. "Elle a dit son désaccord. A quoi bon en rajouter ?", explique un membre du staff de campagne qui trouve "normal et sain" que chacun "puisse s'expliquer franchement. Simone a son idée. Nicolas la sienne. Mais c'est lui, le candidat."
"Pas la peine d'en rajouter." A quinze jours du premier tour, la "stratégie à droite toute" de Nicolas Sarkozy semble arrêtée, et tant pis si les polémiques fusent. Tant pis aussi pour ceux qui, comme François Bayrou, crient au "dérapage lourd de conséquences". Chez Sarkozy, on est déterminé à maintenir le cap. Au moins jusqu'au 22 avril.
+ 3,5% d'intentions de vote pour Sarkozy
D'autant que les Français semblent s'y retrouver, si l'on en croit les dernières enquêtes d'opinion. Le sondage Ifop-JDD, que nous publions ci-dessus, ne fait d'ailleurs pas exception à la règle. Avec un score de 29,5% au premier tour (trois points et demi de plus qu'il y a quinze jours), Nicolas Sarkozy caracole loin devant Ségolène Royal (22%) et François Bayrou (19 %). Au second tour, le même Sarkozy l'emporterait par 54% contre 46% à Royal, creusant ainsi encore la différence. Les 22 et 23 mars, l'écart était de quatre points (52%, contre 48%). Comme le relève drôlement Patrick Devedjian "jusqu'ici, tout va bien. Ségolène Royal s'effrite. Quant à Le Pen, il en est à son véritable étiage. Seul Bayrou, peut-être... Mais Bayrou, c'est Hugues Aufray chantant 'Si tous les gars du monde pouvaient se donner la main'. Et quand la guitare s'arrête"... Devedjian veut croire que le charme du centriste n'opérera pas au-delà du 22 avril. "Son électorat traditionnel ne retrouvera plus les meubles de la maison. Quant à celui du centre gauche, il votera utile." Devedjian croit d'ailleurs savoir qu'au soir du premier tour, plusieurs députés UDF rallieront "sans états d'âme" Nicolas Sarkozy. "Ils ne sont pas fous. Ils ont des sièges à sauver à l'Assemblée nationale. L'isolement, ça a assez duré."
Une analyse partagée par le ministre Hervé Mariton, que le discours de Lyon, jeudi, et la lecture d'Ensemble inclinent à une indulgence nouvelle à l'égard de Sarkozy : "La famille de droite peut se rassembler autour de lui. Le principe de réalité jouera."
Pour autant, pas de triomphalisme. "Sarkozy a intérêt à ne pas trop en faire. A ne pas donner prise", résumait, hier, l'ancien chabaniste Pierre Charon. Comme s'il l'entendait, Nicolas Sarkozy, au même moment dans une librairie de Saint-Rémy-de-Provence où il faisait une signature publique de son livre, déclarait : "Il faut que chacun garde son calme et se consacre à ses projets. Il y a beaucoup de nervosité chez François Bayrou et Ségolène Royal. Mais ce n'est pas en attaquant les autres qu'on progresse dans les sondages."
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05.04.2007
Nicolas Sarkozy toujours en tête au premier tour.
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Ségolène Royal perd trois points dans les intentions de vote au premier tour de l'élection présidentielle et avec 24% se trouve 5,5 points derrière Nicolas Sarkozy qui gagne 1,5 point (29,5%), selon un sondage BVA Orange pour la presse régionale.
François Bayrou recule lui aussi, de deux points, à 18% dans cette enquête hebdomadaire réalisée les 2 et 3 avril.
La baisse de Ségolène Royal est nette chez les jeunes (-14 points), les employés (-13) et les sympathisants des Verts (-24), note Jérôme Sainte-Marie, directeur de BVA-Opinion.
Le score de la candidate socialiste subit "l'effet d'une campagne erratique, qui trouble l'électorat potentiel de la gauche par son obstination à revenir sur des thèmes où celle-ci se contredit et se divise", ajoute-t-il.
Derrière les trois candidats de tête, Jean-Marie Le Pen est crédité de 12% des intentions de vote et est stable.
Parmi les "petits" candidats, Olivier Besancenot arrive en tête avec 4% (-0,5 point) devant Arlette Laguiller 3% ) puis, à égalité, Marie-George Buffet 2,5% (+0,5) et Philippe de Villiers 2,5% (+1,5), et José Bové 2% (+1), Dominique Voynet 1% ), Frédéric Nihous 1% et Gérard Schivardi 0,5%.
Au second tour, Nicolas Sarkozy l'emporterait avec 54% des suffrages contre 46% à Ségolène Royal, à comparer à un résultat de 51-49 en faveur du candidat de l'UMP lors de la précédente enquête effectuée les 26 et 27 mars.
Ce sondage a été réalisé par téléphone auprès d'un échantillon de 955 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
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30.03.2007
Nicolas Sarkozy toujours en tête.
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PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy reste en tête des intentions de vote au premier tour de l'élection présidentielle avec 26% et devance Ségolène Royal, en baisse de 1,5 point à 24,5%, selon un sondage CSA pour le Parisien, Aujourd'hui en France et i-Tele à paraître vendredi.
Un précédent sondage réalisé les 21 et 22 mars donnait les candidats de l'UMP et du Parti socialiste au coude à coude au premier tour avec 26% d'intentions de vote.
Ils faisaient également jeu égal au second tour, en recueillant chacun 50% des intentions de vote.
Dans la nouvelle enquête réalisée par l'institut CSA les 28 et 29 mars auprès de 922 personnes, la députée des Deux-Sèvres perd deux points et serait battue au second tour par Nicolas Sarkozy sur le score de 48-52.
Le candidat de l'UDF François Bayrou accuse une perte d'1,5 point et descend sous la barre des 20% avec 19,5% d'intentions de vote.
Le président du Front national, Jean-Marie Le Pen, gagne pour sa part deux points à 15%.
Dans le second peloton, Marie-George Buffet ravit la place de numéro un au candidat de la Ligue communiste révolutionnaire. En hausse d'un point, la candidate du Parti communiste recueille 4% d'intentions de vote devant Olivier Besancenot, en baisse de 0,5 point, à 3%.
José Bové est à 2% ), Philippe de Villiers à 1,5% ), Dominique Voynet à 1% ), Frédéric Nihous à 1% (+0,5%) et Gérard Schivardi à 0,5% ).
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