12.01.2007
Dominique de Villepin délimite ses "frontières".
Jeudi 11 janvier 2007, mis à jour à 20:43
Dominique de Villepin délimite ses "frontières" Reuters.
Dominique de Villepin a "l'ambition de faire gagner" l'UMP, mais il continue de marquer sa différence face à Nicolas Sarkozy, au risque d'entraver sa campagne, en dévoilant dans Les Echos un programme économique et social à cinq ans peu consensuel sur la question des retraites.
A cent jours de l'élection présidentielle et à deux jours du congrès d'investiture de l'UMP, le Premier ministre manifeste ainsi sa "liberté" dans le débat électoral et partant, cultive l'ambiguïté sur ses intentions.
Cible d'une bronca des députés "sarkozystes" pour avoir annoncé qu'il ne participerait pas au vote de désignation du candidat de l'UMP, Dominique de Villepin dit simplement "souhaiter" se rendre dimanche au congrès, avec cette mise en garde voilée : "le rassemblement doit se faire dans le respect de chacun".
"Je suis Premier ministre de Jacques Chirac. Chacun peut donc comprendre que je ne me prononce pas avant qu'il ait fait part de sa décision", répète-t-il dans une interview à paraître vendredi dans le quotidien économique.
"J'ai l'ambition de faire gagner notre famille politique. C'est pour cela que je me bats. C'est pour cela que je fais des propositions", assure-t-il.
"Dans cinq ans, suivant que l'on aura fait confiance aux uns ou aux autres, nous n'aurons pas le même pays", souligne-t-il, refusant de se "battre avec les mots" lorsqu'on lui demande s'il adhère à la "rupture" prônée par le président de l'UMP.
"Le projet de l'UMP est un bon projet. (...) A nous désormais de l'enrichir pour gagner en 2007".
A l'instar de Jacques Chirac dans ses voeux, Dominique de Villepin dessine "la prochaine frontière d'ici cinq ans" pour l'emploi, la compétitivité des entreprises, les finances publiques, les retraites.
"IL FAUDRA TRAVAILLER PLUS LONGTEMPS"
8,2% de taux chômage en juin, 6% en 2012, terme du prochain quinquennat: tels sont les objectifs du chef du gouvernement pour qui "la réponse au chômage est dans le pragmatisme, pas dans l'idéologie".
Il défend de nouveau l'instauration d'une "flexi-sécurité" à la française, la fusion entre l'ANPE et l'Unedic, deux projets critiqués par les syndicats, une réforme des allocations chômage, qui doivent être selon lui mieux plafonnées et mieux contrôlées.
L'autre "défi immédiat" pour Dominique de Villepin concerne la compétitivité des entreprises.
"Il faut un environnement fiscal et administratif plus simple et plus stable", souligne-t-il, préconisant de diviser par deux d'ici cinq ans les taxes pesant sur les entreprises.
S'agissant des finances publiques, le Premier ministre défend l'objectif d'un retour à l'équilibre en 2010 et non en 2012, comme le propose l'UMP dans son programme législatif afin de conserver des marges de manoeuvres pour des réformes.
"Il est important de garder ce cap, car une fois qu'on ouvre une brèche, on sait ce qui arrive", affirme-t-il.
Sur le dossier explosif des retraites, le Premier ministre, qui a reçu jeudi le rapport du Conseil d'orientation des retraites, recommande d'aborder la question des régimes spéciaux "au cas par cas et dans la concertation" lors du rendez-vous d'étape de 2008 sur l'évaluation de la réforme Fillon (2003).
"Si nous voulons garantir la pérennité des retraites, soyons clairs avec les Français : il faudra travailler plus longtemps", juge-t-il, excluant un relèvement de la CSG.
"Sur le chômage, sur la croissance, sur la lutte contre les inégalités et les discriminations, notre pays a fait des progrès. Je m'en réjouis pour la France, mais tout l'enjeu aujourd'hui est d'aller plus loin", résume le Premier ministre, qui, officiellement, ne songe pas à l'Elysée.
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09.01.2007
La gravitude de Ségolène Royal
La gravitude de Ségolène Royal :
Comme François Mitterrand était allé en Chine en février 1981, juste avant sa victoire historique de mai 1981, Mademoiselle Royal s’est dit que ce serait de bon augure d’y aller faire un tour aussi.

Et puis en fait, elle n’avait pas trop le choix, un voyage à Washington n’étant pas vraiment envisageable vu que la candidate démocrate présidentielle pour 2008, Hillary Clinton, refuse de la rencontrer. Convenez-en, ça aurait fait désordre.
Remarquez, en Chine, ce n’est pas vraiment mieux : le président Hu Jintao a refusé de la recevoir. Il faut reconnaître que c’est un peu normal. Rappelons que, lors de la visite officielle en France du président Hu Jintao en 2004, elle avait boycotté sa visite à l’Assemblée nationale pour protester contre le non-respect des droits de l’homme en Chine. Comme ce sujet n’a pas vraiment évolué depuis trois ans, il a dû se dire que ce n’était pas la peine de la recevoir, même si elle a déclaré qu’elle ne venait pas à Pékin « en donneuse de leçons ». C’est vrai que les leçons de Marie-Ségolène, le président de la Chine peut survivre sans.
Et puis rappelons aussi qu’elle ne vient pas en Chine à l’invitation du gouvernement chinois, mais à l’invitation du Parti communiste chinois. Nuance...
Donc, comme le gouvernement n’a pas vraiment envie de la voir, elle fait du tourisme aux frais du militant socialiste de base.
En visite touristique sur la Grande Muraille avant d’aller arpenter la Cité interdite, elle a pensé que ce serait bien de sortir une phrase définitive, vous savez, genre Napoléon qui déclare : « Du haut de ces pyramides, quarante siècles vous contemplent. » Un truc qui marque, quoi, dont on va s’en souvenir après... Alors, elle s’est bien creusé la tête, et voici ce qu’elle a trouvé (accrochez-vous, ça va faire mal !) :
« Comme le disent les Chinois, qui n’est pas venu à la Grande muraille n’est pas un brave. Mais qui vient acquiert la bravitude. »
Dans sa volonté de branchitude, Mademoiselle Royal a donc préféré parler de bravitude au lieu de courage, et la gravitude de cette déclaration ne nous laisse présager rien de bon sur la couragitude de son action si d’aventure elle est élue à la présidencitude de la République française ...
08:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ump, sarkozy, Paris, politique, nice
Nicolas Sarkozy prépare sa grand messe d'intronisation.
© Reuters
lundi 8 janvier 2007, mis à jour à 17:58
L'UMP réunira dimanche au Parc des expositions de la Porte de Versailles, à Paris, l'équivalent d'une ville moyenne de province pour le sacre de son candidat à l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy, qui devrait rester cependant encore quelque temps au ministère de l'Intérieur.
"Nous avions dans un premier temps calibré ce congrès aux alentours de 30.000 personnes", a déclaré lundi le secrétaire national aux fédérations, Roger Karoutchi, lors d'un point de presse. "Aujourd'hui nous le revoyons à la hausse, entre 30.000 et 50.000, et nous verrons si nous dépassons."
Sept trains spéciaux sont déjà prévus, ainsi que 520 autocars, dont 80% venant de province, a-t-il précisé.
Le ministre de l'Intérieur et président de l'UMP veut faire de ce congrès un événement "populaire", une démonstration d'unité derrière sa candidature et le "véritable point de départ" de sa campagne, soulignent les responsables du parti, qui promettent un "discours fondateur" de leur champion.
Ce congrès est l'aboutissement d'une procédure de désignation pour laquelle les adhérents du parti étaient invités à voter depuis le 2 janvier. Selon Roger Karoutchi, ils étaient plus de 140.000 à avoir voté lundi à la mi-journée, soit 42% des adhérents. Les autres peuvent le faire jusqu'à dimanche matin.
Nicolas Sarkozy étant seul en lice, le vote des adhérents est une formalité. La seule inconnue porte sur la participation et les votes blancs.
Des fidèles du président Jacques Chirac, tel le président de l'Assemblée Jean-Louis Debré, ont dit qu'ils s'abstiendraient, de même que le Premier ministre Dominique de Villepin. L'un et l'autre ont cependant prévu de faire une apparition au congrès.
Jacques Chirac a, en revanche, fait savoir qu'il n'y prendrait aucune part. Une absence que les dirigeants de l'UMP minimisent. "Ce n'est pas la place du chef de l'Etat de venir dans un congrès d'un parti politique. Il est au-dessus des partis", explique ainsi Valérie Pécresse, porte-parole de l'UMP.
A l'inverse, la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie, les ex-premiers ministres Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin figurent parmi une quarantaine de personnes qui ont souhaité intervenir à la tribune. "On est en train de voir. Ça ne sera pas possible pour tout le monde", précise Roger Karoutchi.
QG DE CAMPAGNE OPERATIONNEL DES LUNDI
Nicolas Sarkozy n'a pas attendu ce congrès pour choisir, il y a plusieurs mois déjà, son QG de campagne : 1.000 m2 loués sur trois étages, rue d'Enghien, dans le Xe arrondissement de Paris, dans les anciens locaux du Petit Parisien, qui furent un temps convertis en théâtre avant d'abriter un atelier du couturier Paco Rabanne.
"C'est un quartier populaire", fait valoir l'entourage de Nicolas Sarkozy, qui ne semble pas troublé par la similitude et la proximité géographique avec le QG que s'était choisi Lionel Jospin, grand perdant de la présidentielle de 2002.
Le patron de la "gauche plurielle" avait installé son "atelier de campagne" dans une ancienne salle de spectacle reprise par le couturier Jean-Paul Gaultier, rue Saint-Martin.
Plusieurs proches collaborateurs de Nicolas Sarkozy devraient emménager rue d'Enghien lundi prochain, dont son épouse Cécilia, son attaché de presse Franck Louvrier, son directeur de cabinet au ministère et futur directeur de campagne Claude Guéant, et son chef de cabinet Laurent Solly.
Nicolas Sarkozy semble en revanche moins pressé de quitter le gouvernement. "Si je partais au soir du congrès, ce serait la seule nouvelle qui resterait", a-t-il confié à des journalistes dans l'avion qui l'emmenait vendredi en Corse.
Son entourage souligne qu'il ne "serait pas incohérent" qu'il reste au ministère de l'Intérieur jusqu'à la fin de la session parlementaire, fin février, notamment pour défendre son projet de loi de prévention de la délinquance.
Dominique de Villepin a estimé dimanche, sur Canal+, qu'il revenait à Nicolas Sarkozy de décider "ce qui lui donne le plus de liberté" pour aller "à la rencontre des Français" et qu'il avait pour sa part un nom en tête pour le remplacer.
"Le choix est fait", confirme une source gouvernementale, en précisant que ce sera quelqu'un qui a de l'expérience mais pas nécessairement une question d'âge. Plusieurs noms de ministres circulent, dont ceux de François Baroin (Outre-mer), de Dominique Perben (Equipement), de Christian Jacob (Fonction publique) et d'Henri Cuq (Relations avec le Parlement).
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01.01.2007
LES VOEUX DE NICOLAS SARKOZY.
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13:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, ump, politique
03.12.2006
Nicolas Sarkozy plébiscité par l'UMP
13:45 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ump, sarkozi, masséna, jeunes populaires, politique
22.11.2006
VILLEPIN VERRA SEUL LES DEPUTES UMP.
| Villepin verra les députés UMP seul | ||||||||||||||||||||||
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| La très grande majorité des parlementaires UMP ne supporte plus les fortes tensions réapparues depuis ce week-end au sein de la majorité. Ainsi, Dominique de Villepin et plusieurs députés vont participer "très prochainement" à une "réunion de conciliation". L'annonce a été faite mardi en milieu de journée par le président de groupe Bernard Accoyer. Nicolas Sarkozy a fait savoir dans l'après-midi qu'il ne participerait pas à cette réunion. "Ca suffit !" Tel est le message qu'ont voulu adresser au chef du gouvernement et son fidèle ministre François Goulard les députés UMP. Certains parlementaires sarkozystes, très énervés par l'attitude de Dominique de Villepin ces derniers jours, ont menacé de ne pas voter un prochain projet de loi. Le premier vice-président du groupe, Jean Leonetti, les a mis en garde, expliquant que cela risquait "de casser la majorité". Il a observé que "la cohésion du groupe était la force de la majorité". A l'issue de la réunion, le sarkozyste Bernard Deflesselles a déploré que le conseil national de l'UMP de jeudi dernier ait été "gâché, parce que les médias ont repris un couac qui n'a pas lieu d'être". Michèle Alliot-Marie avait alors été sifflée pour avoir critiqué certaines positions du président de l'UMP. "Il y a eu aussi des déclarations ministérielles intempestives, une en particulier, de François Goulard, qui nous explique que la parole n'a pas été libre au conseil national, ce qui est complètement faux". "Il critique le projet du parti qui a été adopté à 92%. Il faut que ça cesse (...) Maintenant ça suffit", a-t-il ajouté. Et d'affirmer que Nicolas Sarkozy était "très serein, les sondages montrant qu'il était plébiscité à droite". Après une période plutôt calme, la journée de dimanche avait mis le feu aux poudres à l'UMP. Dominique de Villepin avait affirmé que "rien n'était joué" pour la désignation du candidat UMP à la présidentielle, tandis que le ministre François Goulard avait jugé Nicolas Sarkozy "incapable d'admettre un avis différent du sien" dans une interview au vitriol dans Le Parisien. | ||||||||||||||||||||||
12:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : politique, sarkozy
09.11.2006
POUR UNE POLICE DE TRANQUILLITE PUBLIQUE A PLAIDE LE PREMIER MINISTRE
Le Premier ministre, Dominique de Villepin, a plaidé mardi pour une "police de tranquillité publique", relançant le débat sur la police de proximité mise en place par la gauche, honnie par Nicolas Sarkozy, et que des sénateurs de tous horizons souhaitent "réactiver".
Dominique de Villepin a souhaité qu'une "police de tranquillité publique" soit "en contact régulier avec la population", sans pour autant "jouer le rôle des associations", une critique visant la police de proximité mise en place par les socialistes sous le gouvernement de Lionel Jospin.
Le Premier ministre s'exprimait devant des préfets, procureurs et recteurs réunis à Paris sur le thème de "l'Etat, la prévention et la sécurité".
Il a jugé indispensable que les forces de sécurité "connaissent leur milieu d'action" et "soient en contact régulier avec la population, les commerçants, les familles, les gardiens d'immeuble et les responsables d'associations".
Le chef du gouvernement a ensuite laissé la parole à son ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, qui n'a jamais fait mystère de son aversion pour la police de proximité que les socialistes lui reprochent d'avoir démantelée.
"Si la seule chose qu'on nous propose, c'est de recommencer ce qui a fait faillite, les mêmes causes produiront les mêmes effets", a-t-il réitéré.
"Le rôle de la police n'est pas d'entretenir des relations publiques avec les habitants du quartier (...) c'est d'interpeller les délinquants et de les déférer à la justice", a affirmé M. Sarkozy.
Le débat a été relancé lundi par une "mission commune d'information" sur les quartiers en difficulté, conduite au Sénat sous la présidence d'Alex Türk (NI, Nord) et rassemblant des sénateurs de divers horizons politiques.
Elle a proposé 70 mesures propres à y améliorer la qualité de vie, dont une "réactivation d'une police de proximité ayant la confiance de la population et des jeunes", a souligné lundi M. Turck lors d'une conférence de presse.
Il a fait valoir que "tous les élus et associations" plaident pour une police ayant "un rôle de +capteur d'information+" qui pourrait "réduire la fréquence du recours à l'intervention de la force publique".
La "pol/prox", comme elle était surnommée par la gauche, fait également débat parmi les syndicats de police.
L'UNSA-police, proche de la gauche, a réclamé son retour évoquant une "police de voisinage", s'attirant ainsi les foudres des syndicats plus droitiers tel Synergie-Officiers qui estime que c'est un "leurre".
Le sociologue Sebastian Roché, auteur d'un livre sur le sujet il y a deux ans, n'est pas étonné par cette polémique: "la police de proximité est la seule voie d'avenir en France et a été adoptée partout en Europe sous diverses formes".
"Il n'y a qu'en France qu'elle fait l'objet d'un clivage droite-gauche", affirme-t-il, et selon lui "il n'est pas certain que si Sarkozy accède à la présidence de la République, il ne change pas d'avis".
VOS REACTIONS :09:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ump, sarkozy, massena, politique
08.11.2006
DEBAT SUR LA POLICE DE PROXIMITE
| Evaluation de la police de proximité | |
Les premières expérimentations modernes en matière de police de proximité ont commencé il y a presque un quart de siècle en Europe, aux Etats-Unis et au Canada, ainsi que dans certaines régions de l'est de l'Asie. Depuis, les administrations policières du monde entier ont lancé toute une série de programmes relevant de la police de proximité, et rares sont les endroits où la police n'est soumise à aucune pression visant à la faire travailler plus étroitement avec les populations qu'elle sert. La Bibliographie Altus sur la police démocratique comprend les références de nombreux ouvrages et articles qui permettent de faire le point sur la police de proximité. Ce bref essai sur la difficulté d'évaluer la police de proximité est suivi d'une liste complète de références bibliographiques . Alors que les 25 dernières années ont engendré une pléthore d'expériences, de pratiques largement imitées, et d'écrits sur la police de proximité, beaucoup plus rares sont les recherches scientifiques sur ce que les diverses formes de police de proximité peuvent réellement atteindre. Au surplus, il y a eu trop peu de débats méthodologiques sur l'évaluation de la police de proximité et sur les pièges à éviter. Prenons par exemple l'une des études les plus approfondies et les plus connues sur la police de proximité aux Etats-Unis : l'évaluation du programme « CPOP » mis en place à New York (McElroy, Cosgrove, & Sadd 1993). Cette étude a fourni des contributions majeures sur ce domaine d'étude. Mais elle reflète également un défaut très courant de la recherche sur la police de proximité : Les évaluateurs examinaient exclusivement les policiers et administrés directement impliqués dans le programme au lieu d'étudier également les effets du CPOP sur l'ensemble de la population concernée. De nombreuses études publiées depuis, dont une étude essentielle sur la police de proximité à Chicago (Skogan & Hartnett 1997) et une série d'études menées par le chercheur brésilien Tulio Kahn ont examiné plus largement les effets des mécanismes de police de proximité sur la population locale en général. Avec des résultats encourageants. D'après l'étude menée par Kahn sur la police de proximité à São Paulo, il semble que dans les quartiers dotés de mécanismes de police de proximité, le sentiment d'insécurité est un peu moins marqué et la confiance exprimée envers la police plus grande, surtout parmi les personnes qui connaissent le programme de police de proximité (Kahn 2002). Mais les recherches menées à São Paulo illustrent un autre talon d'Achille commun à de nombreuses évaluations. L'étude ne prouve pas que ce sont les mécanismes de police de proximité qui ont causé ces évolutions positives. Ce n'est qu'en collectant des données de référence, avant le lancement d'un programme, que les chercheurs peuvent espérer démontrer ce lien de causalité. A l'évidence, il est essentiel d'examiner dans quelle mesure les programmes de police de proximité peuvent affecter le sentiment d'insécurité et influencer l'attitude de la population envers la police, y compris en l'incitant à signaler les crimes et délits constatés. Par ailleurs, étant donné que la majorité de la population ne sera jamais au courant de l'existence de tels programmes, même après les meilleures campagnes de sensibilisation, la police doit trouver un moyen de faire percevoir les effets des mécanismes de police de proximité par les citoyens, même par ceux qui ignorent tout du programme. Et les chercheurs doivent trouver un moyen de mesurer ces effets. Les chercheurs ont également un rôle à jouer pour aider les services chargés d'appliquer la loi à formuler des objectifs propres, réalistes, pour les programmes de police de proximité, au lieu de la liste interminable de promesses grandiloquentes que les responsables de l'administration doivent souvent déclamer pour lancer un programme. Par ailleurs, ils doivent trouver des moyens de prendre part dans la durée aux progrès réalisés. Ce type de travail met les chercheurs dans une position de collaborateurs des fonctionnaires gérant les programmes qu'ils évaluent : fort heureusement, les sociologues ont appris à gérer les pressions inhérentes à ce genre de rôle et sont à même de conserver leur crédibilité. La recherche sur la police de proximité présente certes plusieurs faiblesses, mais pas celle-ci. |
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ans le débat sur l'insécurité et les violences urbaines, les sénateurs apportent une contribution qui risque de faire froncer les sourcils du ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy. Une "mission commune d'information", présidée par Alex Türk (non inscrit, Nord), et composée de 28 membres de la Haute Assemblée, issus de toute obédience, propose de "réactiver une véritable police de proximité", dans un rapport rendu public, lundi 6 novembre. Mise en œuvre sous le gouvernement de Lionel Jospin, cette méthode d'intervention des forces de l'ordre avait été vidée de sa substance à partir de 2002 au profit de l'action judiciaire (travail d'investigation, interpellations...). "J'ai préféré remobiliser les forces de sécurité sur leur cœur de métier", avait expliqué M. Sarkozy, en fustigeant la gauche et sa "conception hémiplégique de la police de proximité qui n'était en fait que du laxisme et de la faiblesse déguisés" (Le Monde du 7 novembre 2005). Le rapport sénatorial se démarque de cette analyse. Rédigé par Pierre André (UMP, Aisne), il a été approuvé par l'ensemble des représentants de la majorité, les élus des groupes socialiste et communiste s'abstenant. Ce fait vaut d'être signalé, car, jusqu'à présent, la police de proximité constituait un sujet de clivage entre la droite et la gauche. Créée quelques semaines après les émeutes urbaines de l'automne 2005, la mission d'information a mené une réflexion approfondie sur les politiques publiques engagées depuis quinze ans dans "les quartiers en difficulté". Son rapport, fruit de nombreuses auditions et de déplacements sur le terrain – qui l'ont menée jusqu'aux Antilles et à l'étranger (Pays-Bas, Espagne...) –, recèle 70 propositions à propos du cadre de vie, de l'éducation, de l'emploi, de la cohésion sociale, etc. Après avoir relaté la mise en place de la police de proximité à la fin des années 1990, les sénateurs décrivent le "tournant" opéré en 2002 par le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin. "D'une logique d'ordre public consistant à stopper les incidents sans pour autant interpeller, on est passé à la recherche de l'interpellation en flagrant délit des auteurs (d'infractions)", résument-ils. Mobilisation accrue des brigades anticriminalité (BAC), renforcement des services d'investigation et de recherche, création des groupements d'intervention régionaux (GIR)... Cette "réorientation a donné des résultats", commentent les sénateurs en rappelant la baisse de "la délinquance générale" (- 8,8 % des faits enregistrés depuis mai 2002). Mais le rapport souligne que cette tendance favorable est contrebalancée par une augmentation concomitante des violences contre les personnes (+ 7,15 % en 2005). "Le changement des modes d'intervention de la police s'est traduit par une dégradation des relations entre la police et la population", selon la mission d'information. Le phénomène "affecte (...) les relations entre les jeunes et la police, notamment en région parisienne", à tel point qu'"une logique de harcèlement réciproque semble s'être instaurée". Combinées à une diminution des moyens consacrés à la médiation sociale, ces évolutions ont contribué à "éloigner la police de la population". "Or, insistent les sénateurs, il ne peut y avoir de sécurité sans la population." Ils jugent "indispensable (...) de revoir les modalités d'intervention" des forces de l'ordre dans les quartiers. Outre la relance de la police de proximité, le rapport esquisse plusieurs pistes : améliorer la formation des gardiens de la paix en prévoyant des modules ciblés sur la jeunesse et sur la lutte contre les discriminations ; assurer une rémunération et des perspectives de carrières gratifiantes aux policiers et gendarmes qui interviennent dans les ZUS ; développer les équipes de prévention spécialisée... Regrettant l'insuffisance des "partenariats" entre forces de l'ordre et "acteurs de l'accompagnement sanitaire et social", la mission cite en exemple la ville de Rotterdam, aux Pays-Bas, qui a créé des "mariniers", chargés de coordonner l'action de la police, des travailleurs sociaux, des services municipaux et des associations, sans que puisse être opposée la règle du secret professionnel. |
La sécurité commence à devenir un sujet glissant à droite. En plaidant, hier, pour une « police de tranquillité publique », le Premier ministre a relancé le débat sur la police de proximité mise en place par la gauche et récemment soutenue par des sénateurs de tous horizons. « Le rôle de la police n'est pas d'entretenir des relations publiques avec les habitants du quartier », a, pour sa part, affirmé Nicolas Sarkozy. Par ailleurs, le groupe UMP devra décider, aujourd'hui, s'il soutient les peines plancher pour les mineurs multirécidivistes et l'abaissement de l'âge pénal des mineurs récidivistes, deux mesures défendues la veille par le porte-parole du parti, Luc Chatel.
POLICE DE PROXIMITE AU QUEBEC:
- Présence familière
- Des patrouilleurs et des enquêteurs sont assignés à long terme dans un secteur géographique; on nomme parfois ce type d'intervention « parrainage de municipalité ». Ces interventions régulières dans un même secteur ou une même municipalité permettent d'établir des liens avec les citoyens.
- Qualité du service aux citoyens
- La Sûreté du Québec met tout en œuvre pour assurer des services accessibles et de qualité. Les citoyens ont la possibilité de joindre en tout temps un policier pour obtenir les services ou l'information nécessaires.
- Partenariat avec la population
- La participation de la communauté favorise le maintien de la sécurité publique. Cette participation passe par un partage des responsabilités entre la police, les citoyens et les organismes communautaires.
- Consultation de la clientèle
- Par un processus permanent de consultation, la Sûreté connaît les attentes et des besoins de la population. De plus, la Sûreté reçoit les demandes des comités de sécurité publique implantés dans chacune des municipalités régionales de comté (MRC).
- Résolution de problèmes
- La collaboration de la population à l'identification des problèmes de sécurité publique, à l'analyse de leurs causes et à la recherche de solutions permet la résolution de nombreux problèmes locaux. Ce type d'interventions règle des situations là où l'action policière conventionnelle échoue parfois, par exemple, la vitesse excessive ou la petite délinquance.
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21.10.2006
LES POLITIQUES PLUTOT CORROMPUS SELON UN SONDAGE
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Nicolas Sarkozy a précisé qu'il ne participerait pas à la "rencontre informelle" initialement prévue entre lui, Villepin, Alliot-Marie et des députés UMP.
ans le débat sur l'insécurité et les violences urbaines, les sénateurs apportent une contribution qui risque de faire froncer les sourcils du ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy. Une "mission commune d'information", présidée par Alex Türk (non inscrit, Nord), et composée de 28 membres de la Haute Assemblée, issus de toute obédience, propose de "réactiver une véritable police de proximité", dans un rapport rendu public, lundi 6 novembre.