04.01.2008
Fadela Amara doit-elle quitter le gouvernement par ses propos ?
Votera, votera pas Sarkozy ? Après avoir exclu dans une interview de voter pour Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle de 2012, Fadela Amara a déclaré, le même jour, qu'elle donnerait sa voix au candidat "capable de mener à bien les réformes". Priée de dire si c'était le cas de Nicolas Sarkozy, la secrétaire d'Etat chargée de la politique de la ville a répondu : "La preuve, il est en train de les faire." Tentative pour rectifier le tir ? Ce même jeudi 3 janvier, à l'hebdomadaire Le Point qui lui avait demandé si elle voterait pour le président qui l'a nommée au gouvernement, elle avait répondu : "Non, et il le sait." Elle expliquait qu'elle voterait socialiste "si le candidat est bon", faute de quoi elle s'abstiendrait. Le meilleur candidat du PS serait, selon elle, François Hollande."Je suis une femme de gauche qui est entrée dans un gouvernement de droite parce que, dans les banlieues, il y a urgence", explique-t-elle au journal. La secrétaire d'Etat siège toujours au conseil municipal de Clermont-Ferrand, dans la majorité du maire socialiste Serge Godard. Dans Le Point, elle précise qu'elle se considère comme socialiste, mais qu'elle n'est pas membre du PS qui, dit-il, la "désespère". "C'est le parti des bien planqués, qui pensent qu'habiter le 16e, c'est habiter la France. Cette direction s'est éloignée des classes populaires, des ouvriers, des immigrés, des femmes", dit-elle. Les déclarations de Fadela Amara font grincer des dents certains députés de la majorité. L'UMP Hervé Mariton a jugé vendredi que Fadela Amara, par ses propos, "n'est pas à sa place" dans le gouvernement. "L'ouverture c'est une idée géniale, mais c'est une idée qui a été malmenée. Cela a été présenté comme un casting, et dans ce casting, à un moment, les vedettes craquent", a ajouté M. Mariton.
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19.12.2007
Les FARC vont libérer trois otages.

COLOMBIE Les FARC vont libérer trois otages et refusent les propositions d'Uribe L'ancienne directrice de campagne d'Ingrid Betancourt Clara Rojas, son fils de trois ans et une parlementaire seraient remis "à Chavez ou quelqu'un qui sera désigné", affirment les Forces armées. > Les FARC rejettent le plan du président colombien Uribe portant sur une "zone de rencontre" pour négocier un échange humanitaire. > Le gouvernement colombien s'interroge sur la véracité du communiqué. Clara Rojas (AP) Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) vont remettre au moins trois otages, dont l'ancienne directrice de campagne d'Ingrid Betancourt, Clara Rojas, au président vénézuélien Hugo Chavez, a annoncé, mardi 18 décembre, l'agence de presse cubaine, Prensa Latina. La guérilla a diffusé un communiqué annonçant la libération de Clara Rojas, enlevée avec Ingrid Betancourt en février 2002, de son fils Emmanuel, et de Consuelo Gonzalez, une ancienne parlementaire kidnappée par les FARC en septembre 2001. L'an dernier, le journaliste colombien Jorge Enrique Botero avait écrit dans un livre que Clara Rojas avait donné naissance à un petit garçon après une relation avec un guérillero. "On se réjouit de cette nouvelle" Cette annonce semble "tout à fait crédible" par rapport "à la conversation que nous avons eue, maman et moi, avec le président Chavez à Caracas il y a quelques jours, et notamment sur le fait que tout ce processus se déroulerait par étapes", a expliqué sur la chaîne France-3 Astrid Betancourt. "La première étape", c'est "la libération des femmes, des bébés et des hommes qui sont malades". Selon la soeur de l'otage franco-colombienne, le président vénézuélien est "vraiment la personne qui peut faire quelque chose pour Ingrid". Elle a demandé "au gouvernement français de suivre cela de très, très près avec Chavez". "Nous espérons évidemment que, dans ce processus par étapes, Ingrid sera libérée". "On se réjouit de cette nouvelle, mais nous restons très prudents face à cette situation", a réagi Olivier Roubi, porte-parole de la fédération internationale des comités Ingrid Betancourt (FICIB), joint par l'Associated Press. "Nous demandons aux autorités colombiennes de tout mettre en oeuvre pour que cela puisse se passer dans les meilleures circonstances." "On espère que c'est un premier pas" "On espère que c'est un premier pas avant la libération de tous les otages", a ajouté Olivier Roubi, qui attribue cette avancée "à la médiation du président vénézuélien Hugo Chavez et de la sénatrice colombienne Piedad Cordoba". Ségolène Royal a estimé sur i>télé et France-Info qu'il s'agissait d'un "signe d'espoir très encourageant". "Demain, il y a la journée de rassemblements pour Ingrid Betancourt, ce qui prouve que la mobilisation doit continuer et que s'il y avait eu l'oubli, peut-être que ces libérations n'auraient pas eu lieu", a-t-elle ajouté. Interrogée sur l'influence du président Nicolas Sarkozy dans ce dossier, l'ancienne candidate à la présidentielle a répondu "tant mieux s'il a pu avoir une action positive". "C'est difficile de démêler le vrai du faux dans ces affaires très complexes, mais je le dis sans détour, si son action a pu déjà obtenir cette première étape, tant mieux, et j'espère que nous irons jusqu'au bout et que nous obtiendrons le retour d'Ingrid Betancourt". Le "plus tôt" sera "le mieux", a-t-elle conclu. Rejet de la proposition d'Uribe Par ailleurs, dans leur communiqué, les FARC ont rejeté catégoriquement le plan proposé par le président Uribe, portant sur la création d'une "zone de rencontre" pour négocier un échange dit humanitaire entre 500 guérilleros et un groupe de 45 otages, dont trois Américains et Ingrid Betancourt. Les rebelles ont jugé "improvisée" et "inacceptable" cette proposition pour "dialoguer avec ce menteur de (...) Restrepo dans des lieux éloignés, clandestins et inhospitaliers, dans un délai de 30 jours". La guérilla a en revanche tenu à remercier Hugo Chavez pour "l'effort colossal accompli comme médiateur" qualifiant d'"acte de barbarie diplomatique" l'annulation de sa mission par Alvaro Uribe. Cette décision revenait aussi, selon eux, "à claquer la porte au nez du président (français) Nicolas Sarkozy, des chefs d'Etat sud-américains solidaires ainsi que des familles des prisonniers de guerre des deux camps qui pressentaient que la fin de leurs angoisses approchait".
Il faut tout faire pour que le Président Alvaro Uribe facilite l'échange des otages en colombie et notamment la libération d'Ingrid Betancourt. Le monde entier demande sa libération et le président Uribe en sortirait grandi. Cela serait le plus beau cadeau de noël.
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30.11.2007
COLOMBIE: Ingrid Bettancourt est en vie.
BOGOTA aurait des preuves de vie d'Ingrid Bettancourt, des cassettes vidéo montrant l'otage franco-colombienne enlevée en février 2002 par les FARC- France Info.
Luis Carlos Restrepo,le haut commissaire pour la paix colombien a annoncé tôt ce matin la saisie de cassettes vidéo qui pourrait constituer des preuves de vie d'Ingrid Bettancourt.
Il a précisé que ces cassettes vidéo ont été saisies aprés l'arrestation hier à Bogota de trois personnes soupçonnées d'appartenir aux forces révolutionnaires de colombie ( Farc ).
Ces cassettes sont datées du 24 1O 2007, diffusées sans son, au cours d'une conférence de presse du haut commissaire Restrepo,montrant Ingrid Bettancourt extrêmement décharnée sur fond de jungle.
Maintenant, il ne reste plus à espérer que les médiations reprennent en vue d'une proche libération d'Ingrid Bettancourt.
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04.05.2007
Nicolas Sarkozy promet de rassembler "sans haine".
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Reuters
Jeudi 3 mai 2007, mis à jour à 22:06
Nicolas Sarkozy promet de rassembler "sans haine"
Nicolas Sarkozy a opposé sa volonté de construire la majorité présidentielle "la plus large" à la "coalition hétéroclite" et "sectaire" qui soutient selon lui son adversaire socialiste, Ségolène Royal.
"A la coalition hétéroclite de l'extrême gauche, des Verts, des chevènementistes, des communistes, des socialistes, qui voudraient bien s'élargir vers le centre et qui n'est soudée que par le sectarisme et le sentiment de haine à mon égard (...), je veux opposer le rassemblement ouvert, tolérant et respectueux du peuple de France", a lancé le candidat de l'UMP à l'Elysée devant une dizaine de milliers de personnes à Montpellier.
A trois jours du second tour de l'élection présidentielle et au lendemain d'un débat télévisé houleux face à Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy, qui tenait son dernier meeting de campagne, a cependant assorti cette attaque d'un appel à l'apaisement.
"Je le dis à ma concurrente, nous ne devons jamais oublier que nous avons en commun une même histoire, une même culture, une même langue", a-t-il déclaré. "Nous ne devons jamais oublier que notre destinée est commune (...) Nous ne devons jamais confondre la politique avec la guerre. Pour aucun Français un autre Français ne devrait jamais être un ennemi."
Nicolas Sarkozy a dit vouloir défendre son projet "sans haine, sans mépris, sans arrogance, sans violence" et rassembler le peuple français "au-delà des clivages partisans".
"Je veux rassembler sur des valeurs, sur des convictions parce que pour moi les valeurs et les convictions c'est plus important au générique que les étiquettes", a-t-il dit. "Voilà pourquoi la future majorité présidentielle sera la plus large possible pour faire sa place à tous les Français qui veulent construire l'avenir de la France."
Il avait été précédé à la tribune par l'ancien secrétaire national du Parti socialiste Eric Besson et par le député UDF des Alpes-Maritime Rudi Salles, qui se sont montrés presque plus durs que le candidat à l'égard de Ségolène Royal.
Rudi Salles, qui a fait campagne au premier tour pour le président de l'UDF François Bayrou et a dit soutenir Nicolas Sarkozy en "homme libre" au second, a déclaré que le pays "irait à l'aventure" si la candidate du PS l'emportait.
"DEUX JOURS POUR CREER LES CONDITIONS DU RENOUVEAU"
Eric Besson, qui a claqué la porte du PS en février, a assuré qu'il lui était plus facile d'affirmer son soutien au candidat de l'UMP au lendemain du débat de mercredi soir que le 23 avril à Dijon, où il avait fait son "coming out" sarkozyste.
"Je n'osais pas dire que l'agressivité, l'arrogance n'étaient pas nécessairement là où (Ségolène Royal) le disait", a-t-il dit. "Il me semble que certaines facettes de sa personnalité sont à présent mieux connues des Français."
L'épouse du président Jacques Chirac, Bernadette, était aussi venue, dans l'avion du candidat, pour renouveler le soutien qu'elle lui a publiquement apporté le 5 avril à Lyon.
Louis Nicollin président du club de football de Montpellier, ville dans laquelle Ségolène Royal est arrivée nettement en tête au premier tour, le 22 avril, était également au premier rang.
Dans son allocution de plus d'une heure, Nicolas Sarkozy a offert un florilège des principaux thèmes de sa campagne.
"Il nous reste deux jours pour dire adieu à l'héritage de 68, deux jours pour renoncer au renoncement (...) deux jours pour que se lève le grand mouvement populaire qui emportera tous les obstacles (...), deux jours pour que soient créées les conditions du renouveau français", a-t-il conclu dans le seul moment d'exaltation de son discours.
"Deux jours, Mme Chirac, pour vous dire merci de votre amitié", a ajouté Nicolas Sarkozy, qui a également cité les ministres Jean-Louis Borloo (Emploi), Michèle Alliot-Marie (Défense), Brice Hortefeux (Collectivités territoriales), et son conseiller François Fillon, qui pourrait être son Premier ministre s'il est élu. "Deux jours (...) pour dire à la France que nous sommes unis car nous n'avons qu'une seule volonté : faire triompher la République et la nation française."
Il fera vendredi au plateau des Glières, haut lieu de la Résistance contre l'occupation nazie, en Haute-Savoie, un ultime déplacement symbolique.
Selon son équipe, il a tenu une quarantaine de réunions publiques depuis son investiture par l'UMP, le 14 janvier, effectué 36 autres déplacements, donné 27 interviews à la télévision, une quinzaine à la radio, une vingtaine à la presse nationale, une quarantaine à la presse régionale, une dizaine à la presse internationale et environ 160 à la presse spécialisée.
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03.05.2007
NICOLAS SARKOZY FUTUR PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE.
La campagne électorale se nourrit du débat présidentiel.
Au lendemain du très attendu débat présidentiel opposant NiLe duel entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal s'est déroulé mercredi soir devant plus de 20 millions de téléspectateurs. Au lendemain de cet événement très suivi, les équipes de campagne commentent colas Sarkozy et Ségolène Royal, les réactions vont bon train ce jeudi sur la performance des deux candidats. Si pour la presse comme pour les politologues, la rencontre n'a sans doute pas changé la donne - se soldant pour beaucoup par un match nul -, dans chaque camp on se convainc du contraire, félicitant son candidat et attaquant l'adversaire politique.
A gauche, les cadres du PS salue la "combattante", selon l'expression de Jack Lang, combattante qui a surpris hier par son engagement incisif dans les échanges. "Face à un adversaire qui s'était préparé depuis des années à une telle confrontation, Ségolène Royal a montré la pugnacité et le volontarisme de sa personnalité" a ainsi estimé Jean-Pierre Chevènement. L'ancienne ministre socialiste Martine Aubry a pour sa part relevé la "force de conviction" de la candidate face au "culot" de Nicolas Sarkozy qui "n'accepte pas de reconnaître son bilan".
François Hollande, souvent cité ironiquement par le candidat de l'UMP lors du débat, a défendu la "saine colère" de Ségolène Royal sur le sujet de la scolarisation des enfants handicapés, accusée par son adversaire de s'être "énervée". "Elle s'est mise dans une juste et saine colère" a-t-il dit, reprochant en retour au candidat UMP de promettre ce qu'il a "défait". Mais pour le porte-parole du PS, Julien Dray, Ségolène Royal a surtout acquis "un sacré statut" lors de son face à face avec Nicolas Sarkozy, prouvant qu'elle avait "l'étoffe pour faire une bonne présidente".
Dans l'autre camp, la "pugnacité" de Ségolène Royal est perçue comme de "l'agressivité". Ce matin, le candidat de l'UMP a réagi sur le débat, se disant "un peu étonné d'une forme d'agressivité de Mme Royal", ajoutant que cette colère était "une forme d'intolérance", révélatrice "des réactions d'une certaine gauche qui considère comme illégitime toute personne qui n'a pas ses idées". François Fillon, dont le nom circule comme éventuel Premier ministre de Nicolas Sarkozy en cas de victoire, va même plus loin, estimant que le coup de colère de la candidate socialiste était "une opération préméditée", "à laquelle on s'attendait d'ailleurs".
Enfin, dans un communiqué de presse de l'UMP, les porte-paroles Xavier Bertrand et Rachida Dati jugent que la candidate du PS est restée "floue sur de nombreux points essentiels pour le pays", se montrant "à plusieurs reprises très agressive, au point de perdre son calme", alors que Nicolas Sarkozy " a de son côté démontré de façon constante de la pondération et du respect".
Bayrou ne votera pas pour Nicolas Sarkozy
Dans un entretien au "Monde" daté de vendredi, le président de l'UDF affirme qu'il ne votera pas pour Nicolas Sarkozy au second tour de l'élection présidentielle. Le candidat centriste, qui avait recueilli 18,57% des voix au premier tour, ne précise pas ce qu'il fera le 6 mai, et notamment s'il votera pour Ségolène Royal. Sa position pourrait peser sur le scrutin présidentiel grâce aux 6,8 millions d'électeurs qui l'avaient placé à la troisième place le 22 avril dernier. Le leader centriste estime que Ségolène Royal s'est "plutôt bien sortie" du débat l'opposant à Nicolas Sarkozy.
Je pense fortement que Nicolas Sarkozy a toutes les chances pour l'emporter dimanche soir et soit le prochain Président de la République de tous les Français. En tout cas c'est ma conviction.
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02.05.2007
DU COCON AU PANTHEON "Rêves et Réalités"
Il vient de paraître aux éditions "Publibook", mon autobiographie sous le titre " Du Cocon au Panthéon"', rêves et réalités. Actuellement disponible sur commande dans toutes les FNAC.
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30.04.2007
Nicolas Sarkozy,futur Président de la République.
Le candidat UMP remporterait le second tour avec 52% des voix, selon un sondage TNS-Sofres pour Le Figaro, RTL et LCI.
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23.04.2007
Une France des régions dominée par Nicolas Sarkozy.
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17.04.2007
Nicolas Sarkozy se place sous le patronage du Général De Gaulle.
© Reuters
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lundi 16 avril 2007, mis à jour à 17:17
A six jours du premier tour de l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy s'est placé sous le patronage symbolique du général Charles de Gaulle, fondateur de la Ve République.
Le candidat de l'UMP a effectué un pélerinage à Colombey-les-Deux-Eglises, où est enterré celui qui fut le chef de la France libre pendant la Seconde Guerre mondiale.
"Colombey fait partie de ces lieux multiples de l'histoire de France où l'on sait que la France confrontée à toutes ses tragédies a toujours eu le sursaut de se redresser", a-t-il dit à son arrivée dans cette bourgade de Haute-Marne. "C'est la signification (de mon voyage)."
"Je veux être dans la continuité de l'histoire de la France", a-t-il poursuivi. "Je m'inscris dans cette tradition. Je veux défendre l'identité nationale française et en même temps je veux faire de la politique différemment (...) Il n'y a pas de contradiction. Peut-être que la rupture que j'appelle dans la façon de faire de la politique, c'est retrouver le sens de l'identité nationale française."
Nicolas Sarkozy, qui s'est ensuite recueilli seul, pendant quelques instants, dans le petit cimetière, devant la tombe du général de Gaulle, mort à Colombey le 9 novembre 1970, a rappelé qu'il était venu là il y a 30 ans, à l'âge de 22 ans, alors qu'il venait de s'engager dans le mouvement gaulliste.
"Pour moi, le général de Gaulle incarnait la passion de la France", a-t-il expliqué. "Il incarnait la passion au service de l'intérêt général, l'oubli de soi. Il incarnait la fidélité à ses convictions. Ses valeurs n'ont pas pris une ride."
"Colombey, c'est le témoignage d'une époque où la France ne doutait pas d'elle-même et le général de Gaulle c'est le symbole de l'espérance. Quand tout était perdu, il espérait encore et il a fait espérer des millions de gens", a-t-il ajouté.
"ALLIANCES DE BOUTIQUES"
Nicolas Sarkozy, qui a tour à tour courtisé les déçus de la gauche et les électeurs du Front national tout au long de sa campagne, a dénoncé les "petites combinaisons" de ses rivaux.
Il faisait allusion aux appels du pied du candidat de l'UDF, François Bayrou, à la gauche et aux déclarations de personnalités socialistes, comme les anciens ministres Michel Rocard et Bernard Kouchner, en faveur d'une alliance entre la gauche et le centre que le président de l'UDF affirme incarner.
"Je veux parler à l'ensemble des Français au moment où il y a tant de déclarations, de tentatives d'alliance de partis, d'alliances de boutiques, ce que le général de Gaulle avait toujours refusé", a déclaré Nicolas Sarkozy.
Le général de Gaulle avait fustigé en son temps ceux qui font cuire "leur petite soupe" dans "leur petite cuisine", sur "leur petit réchaud".
"Moi je veux dire aux Français que je me présente à eux (...) avec confiance parce que je parle à tous les Français sans exception", a insisté le candidat de l'UMP.
Après sa visite au cimetière, il a traversé le village à pied pour gagner la Boisserie, demeure du général de Gaulle.
Puis il s'est rendu au pied de l'immense croix de Lorraine dressée sur une colline voisine de Colombey à la mémoire du chef de la France Libre.
Bien que donné en tête de tous les sondages sur les intentions de vote au premier tour depuis plus de deux mois, Nicolas Sarkozy affirme n'être "sûr de rien" dans une interview publiée lundi par le journal gratuit "20 minutes".
Le candidat de l'UMP réitère discours après discours, ces derniers jours, sa volonté d'aller chercher les électeurs "un par un", notamment pour empêcher Jean-Marie Le Pen d'accéder au second tour comme en 2002. La bataille du 22 avril valait bien, semble-t-il, un détour par Colombey-les-Deux-Eglises.
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10.04.2007
NICOLAS SARKOZY CREUSE L' ECART.
Dimanche 08 Avril 2007
Les sujets qui fâchent ne sont pas évoqués. Pas un mot, par exemple, sur la manifestation la veille à Lyon, qui a contraint le candidat à annuler une étape de son itinéraire, prétextant un improbable retard d'avion. Rien non plus sur la plainte - finalement jugée irrecevable - à propos de son appartement de Neuilly. Rien toujours sur l'interview parue dans Philosophie Magazine, dans laquelle Nicolas Sarkozy se déclare enclin "à penser qu'on naît pédophile" et s'interroge sur la "fragilité génétique" des jeunes qui se suicident chaque année. Des propos vivement condamnés par Mgr Vingt-Trois qui a jugé "grave l'idée que l'on ne peut pas changer le cours de l'existence".
Le responsable de la presse : "Pas de confidences, hein ?"
Rachida Dati reste silencieuse, sauf pour dire que la "dalle d'Argenteuil n'est pas un ring pour des matches de boxe". Accoudés au balcon du second étage, des conseillers observent la scène en retenant leur souffle. Tout est sous contrôle mais l'atmosphère est si lourde qu'une simple allumette suffirait à tout embraser. Fort heureusement, les questions s'épuisent. Xavier Bertrand, attendu pour une émission de radio, en profite pour s'éclipser. Devant les journalistes qui tentent d'engager une conversation avec ceux qui restent, Franck Louvrier, le responsable du service de presse, prévient, faussement jovial : "Pas de confidences, hein ?" A peine si l'ex-UDF Christian Blanc, passé par là, a le temps de dire qu'il est "tranquille" "confiant", bien qu'il ne ressente "pas franchement de grand élan chez les Français". Déjà survient l'ordre de la dispersion. "Venez ce soir à la Mutualité, il y aura une surprise !"
La surprise, ce fut, non pas Simone Veil, dont la présence à cette réunion publique consacrée aux femmes avait été annoncée depuis plusieurs jours, mais la déclaration du candidat UMP à l'adresse de celle dont les Français aiment tant "le courage, la droiture et la morale" : "Je vous aime. Le pire, c'est que c'est vrai !", lui lança en pleine tribune un Sarkozy en veine de "complicité affectueuse" qui, aussitôt, ajouta : "Ce que j'aime le plus chez Simone Veil, c'est son caractère... Son caractère est inégalable." Et de laisser entendre qu'il aurait des "tas d'anecdotes" à raconter pour illustrer ses propos.
Sourire de l'intéressée, que certains photographes crurent apercevoir tirer, furtivement, un bout de langue en direction du candidat UMP. Lequel se garda bien, ce soir-là, de remettre sur le tapis son ministère de l'Immigration et de l'Identite nationale. "Elle a dit son désaccord. A quoi bon en rajouter ?", explique un membre du staff de campagne qui trouve "normal et sain" que chacun "puisse s'expliquer franchement. Simone a son idée. Nicolas la sienne. Mais c'est lui, le candidat."
"Pas la peine d'en rajouter." A quinze jours du premier tour, la "stratégie à droite toute" de Nicolas Sarkozy semble arrêtée, et tant pis si les polémiques fusent. Tant pis aussi pour ceux qui, comme François Bayrou, crient au "dérapage lourd de conséquences". Chez Sarkozy, on est déterminé à maintenir le cap. Au moins jusqu'au 22 avril.
+ 3,5% d'intentions de vote pour Sarkozy
D'autant que les Français semblent s'y retrouver, si l'on en croit les dernières enquêtes d'opinion. Le sondage Ifop-JDD, que nous publions ci-dessus, ne fait d'ailleurs pas exception à la règle. Avec un score de 29,5% au premier tour (trois points et demi de plus qu'il y a quinze jours), Nicolas Sarkozy caracole loin devant Ségolène Royal (22%) et François Bayrou (19 %). Au second tour, le même Sarkozy l'emporterait par 54% contre 46% à Royal, creusant ainsi encore la différence. Les 22 et 23 mars, l'écart était de quatre points (52%, contre 48%). Comme le relève drôlement Patrick Devedjian "jusqu'ici, tout va bien. Ségolène Royal s'effrite. Quant à Le Pen, il en est à son véritable étiage. Seul Bayrou, peut-être... Mais Bayrou, c'est Hugues Aufray chantant 'Si tous les gars du monde pouvaient se donner la main'. Et quand la guitare s'arrête"... Devedjian veut croire que le charme du centriste n'opérera pas au-delà du 22 avril. "Son électorat traditionnel ne retrouvera plus les meubles de la maison. Quant à celui du centre gauche, il votera utile." Devedjian croit d'ailleurs savoir qu'au soir du premier tour, plusieurs députés UDF rallieront "sans états d'âme" Nicolas Sarkozy. "Ils ne sont pas fous. Ils ont des sièges à sauver à l'Assemblée nationale. L'isolement, ça a assez duré."
Une analyse partagée par le ministre Hervé Mariton, que le discours de Lyon, jeudi, et la lecture d'Ensemble inclinent à une indulgence nouvelle à l'égard de Sarkozy : "La famille de droite peut se rassembler autour de lui. Le principe de réalité jouera."
Pour autant, pas de triomphalisme. "Sarkozy a intérêt à ne pas trop en faire. A ne pas donner prise", résumait, hier, l'ancien chabaniste Pierre Charon. Comme s'il l'entendait, Nicolas Sarkozy, au même moment dans une librairie de Saint-Rémy-de-Provence où il faisait une signature publique de son livre, déclarait : "Il faut que chacun garde son calme et se consacre à ses projets. Il y a beaucoup de nervosité chez François Bayrou et Ségolène Royal. Mais ce n'est pas en attaquant les autres qu'on progresse dans les sondages."
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