04.01.2008

Fadela Amara doit-elle quitter le gouvernement par ses propos ?

Votera, votera pas Sarkozy ? Après avoir exclu dans une interview de voter pour Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle de 2012, Fadela Amara a déclaré, le même jour, qu'elle donnerait sa voix au candidat "capable de mener à bien les réformes". Priée de dire si c'était le cas de Nicolas Sarkozy, la secrétaire d'Etat chargée de la politique de la ville a répondu : "La preuve, il est en train de les faire." Tentative pour rectifier le tir ? Ce même jeudi 3 janvier, à l'hebdomadaire Le Point qui lui avait demandé si elle voterait pour le président qui l'a nommée au gouvernement, elle avait répondu : "Non, et il le sait." Elle expliquait qu'elle voterait socialiste "si le candidat est bon", faute de quoi elle s'abstiendrait. Le meilleur candidat du PS serait, selon elle, François Hollande."Je suis une femme de gauche qui est entrée dans un gouvernement de droite parce que, dans les banlieues, il y a urgence", explique-t-elle au journal. La secrétaire d'Etat siège toujours au conseil municipal de Clermont-Ferrand, dans la majorité du maire socialiste Serge Godard. Dans Le Point, elle précise qu'elle se considère comme socialiste, mais qu'elle n'est pas membre du PS qui, dit-il, la "désespère". "C'est le parti des bien planqués, qui pensent qu'habiter le 16e, c'est habiter la France. Cette direction s'est éloignée des classes populaires, des ouvriers, des immigrés, des femmes", dit-elle. Les déclarations de Fadela Amara font grincer des dents certains députés de la majorité. L'UMP Hervé Mariton a jugé vendredi que Fadela Amara, par ses propos, "n'est pas à sa place" dans le gouvernement. "L'ouverture c'est une idée géniale, mais c'est une idée qui a été malmenée. Cela a été présenté comme un casting, et dans ce casting, à un moment, les vedettes craquent", a ajouté M. Mariton.

19.12.2007

Les FARC vont libérer trois otages.

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COLOMBIE Les FARC vont libérer trois otages et refusent les propositions d'Uribe  L'ancienne directrice de campagne d'Ingrid Betancourt Clara Rojas, son fils de trois ans et une parlementaire seraient remis "à Chavez ou quelqu'un qui sera désigné", affirment les Forces armées. > Les FARC rejettent le plan du président colombien Uribe portant sur une "zone de rencontre" pour négocier un échange humanitaire. > Le gouvernement colombien s'interroge sur la véracité du communiqué. Clara Rojas (AP) Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) vont remettre au moins trois otages, dont l'ancienne directrice de campagne d'Ingrid Betancourt, Clara Rojas, au président vénézuélien Hugo Chavez, a annoncé, mardi 18 décembre, l'agence de presse cubaine, Prensa Latina. La guérilla a diffusé un communiqué annonçant la libération de Clara Rojas, enlevée avec Ingrid Betancourt en février 2002, de son fils Emmanuel, et de Consuelo Gonzalez, une ancienne parlementaire kidnappée par les FARC en septembre 2001. L'an dernier, le journaliste colombien Jorge Enrique Botero avait écrit dans un livre que Clara Rojas avait donné naissance à un petit garçon après une relation avec un guérillero. "On se réjouit de cette nouvelle" Cette annonce semble "tout à fait crédible" par rapport "à la conversation que nous avons eue, maman et moi, avec le président Chavez à Caracas il y a quelques jours, et notamment sur le fait que tout ce processus se déroulerait par étapes", a expliqué sur la chaîne France-3 Astrid Betancourt. "La première étape", c'est "la libération des femmes, des bébés et des hommes qui sont malades". Selon la soeur de l'otage franco-colombienne, le président vénézuélien est "vraiment la personne qui peut faire quelque chose pour Ingrid". Elle a demandé "au gouvernement français de suivre cela de très, très près avec Chavez". "Nous espérons évidemment que, dans ce processus par étapes, Ingrid sera libérée". "On se réjouit de cette nouvelle, mais nous restons très prudents face à cette situation", a réagi Olivier Roubi, porte-parole de la fédération internationale des comités Ingrid Betancourt (FICIB), joint par l'Associated Press. "Nous demandons aux autorités colombiennes de tout mettre en oeuvre pour que cela puisse se passer dans les meilleures circonstances." "On espère que c'est un premier pas" "On espère que c'est un premier pas avant la libération de tous les otages", a ajouté Olivier Roubi, qui attribue cette avancée "à la médiation du président vénézuélien Hugo Chavez et de la sénatrice colombienne Piedad Cordoba". Ségolène Royal a estimé sur i>télé et France-Info qu'il s'agissait d'un "signe d'espoir très encourageant". "Demain, il y a la journée de rassemblements pour Ingrid Betancourt, ce qui prouve que la mobilisation doit continuer et que s'il y avait eu l'oubli, peut-être que ces libérations n'auraient pas eu lieu", a-t-elle ajouté. Interrogée sur l'influence du président Nicolas Sarkozy dans ce dossier, l'ancienne candidate à la présidentielle a répondu "tant mieux s'il a pu avoir une action positive". "C'est difficile de démêler le vrai du faux dans ces affaires très complexes, mais je le dis sans détour, si son action a pu déjà obtenir cette première étape, tant mieux, et j'espère que nous irons jusqu'au bout et que nous obtiendrons le retour d'Ingrid Betancourt". Le "plus tôt" sera "le mieux", a-t-elle conclu. Rejet de la proposition d'Uribe Par ailleurs, dans leur communiqué, les FARC ont rejeté catégoriquement le plan proposé par le président Uribe, portant sur la création d'une "zone de rencontre" pour négocier un échange dit humanitaire entre 500 guérilleros et un groupe de 45 otages, dont trois Américains et Ingrid Betancourt. Les rebelles ont jugé "improvisée" et "inacceptable" cette proposition pour "dialoguer avec ce menteur de (...) Restrepo dans des lieux éloignés, clandestins et inhospitaliers, dans un délai de 30 jours". La guérilla a en revanche tenu à remercier Hugo Chavez pour "l'effort colossal accompli comme médiateur" qualifiant d'"acte de barbarie diplomatique" l'annulation de sa mission par Alvaro Uribe. Cette décision revenait aussi, selon eux, "à claquer la porte au nez du président (français) Nicolas Sarkozy, des chefs d'Etat sud-américains solidaires ainsi que des familles des prisonniers de guerre des deux camps qui pressentaient que la fin de leurs angoisses approchait".

Il faut tout faire pour que le Président Alvaro Uribe facilite l'échange des otages en colombie et notamment la libération d'Ingrid Betancourt. Le monde entier demande sa libération et le président Uribe en sortirait grandi. Cela serait le plus beau cadeau de noël.

 

 

30.11.2007

COLOMBIE: Ingrid Bettancourt est en vie.

BOGOTA aurait des preuves de vie d'Ingrid Bettancourt, des cassettes vidéo montrant l'otage franco-colombienne enlevée en février 2002 par les FARC- France Info.

 

Luis Carlos Restrepo,le haut commissaire pour la paix colombien a annoncé tôt ce matin la saisie de cassettes vidéo qui pourrait constituer des preuves de vie d'Ingrid Bettancourt.

Il a précisé que ces cassettes vidéo ont été saisies aprés l'arrestation hier à Bogota de trois personnes soupçonnées d'appartenir aux forces révolutionnaires de colombie ( Farc   ).

Ces cassettes sont datées du 24 1O 2007, diffusées sans son, au cours d'une conférence de presse du haut commissaire Restrepo,montrant Ingrid Bettancourt extrêmement décharnée sur fond de jungle.

Maintenant, il ne reste plus à espérer que les médiations reprennent en vue d'une proche libération d'Ingrid Bettancourt.

19.05.2007

Une nouvelle équipe gouvernementale d'ouverture et de parité.

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Si les ministères régaliens ont été confiés à des personnalités d'ouverture, les sarkozystes occupent des postes clés, appelés à mettre en oeuvre les réformes.

OUVERTURE, parité, intitulés des ministères chamboulés, administrations regroupées, nombre de portefeuilles réduit : Nicolas Sarkozy et François Fillon ont d'emblée imprimé la marque de la « rupture » en composant la première équipe gouvernementale du quinquennat.
Pendant sa campagne, Nicolas Sarkozy avait promis « l'ouverture et la parité » : il a respecté son engagement. C'est le gouvernement le plus paritaire jamais formé avec huit hommes et sept femmes, hormis les secrétaires d'État. Deux femmes occupent des ministères régaliens (Michèle Alliot-Marie à l'Intérieur, et Rachida Dati à la Justice). La benjamine du gouvernement, Valérie Pécresse, a 39 ans et le doyen, Bernard Kouchner, 67 ans. Ce gouvernement compte seulement deux énarques (Alain Juppé et Valérie Pécresse) et seule l'avocate d'affaires Christine Lagarde vient de la société civile.
Cinq ministres sortants retrouvent un portefeuille et cinq ministres débarqués par Dominique de Villepin reviennent par la grande porte dont... François Fillon. Bref, un cocktail d'anciens et de nouveaux qui respecte à peu de choses près la répartition géographique même si le Sud-Ouest est le plus représenté (trois ministres) quand le Sud-Est n'en compte aucun. Aucun élu des DOM-TOM n'entre au gouvernement.
Treize ministres UMP
Numéro deux du gouvernement, seul ministre d'État, l'ancien premier ministre Alain Juppé dirige un département très vert : Écologie, Développement et Aménagement durables. Un mini-gouvernement à lui seul et surtout un retour sous les projecteurs pour celui qui avait été humilié par sa condamnation dans l'affaire des emplois fictifs du RPR.
Sur le plan politique, l'UMP constitue l'armature du gouvernement : outre Fillon, treize de ses quinze ministres en viennent. Mais dans le cadre de « l'ouverture », deux ministères régaliens sont confiés à des ministres non UMP : les Affaires étrangères à Bernard Kouchner, l'ex-French doctor qui a bravé sa famille socialiste, et la Défense à Hervé Morin, un lieutenant de François Bayrou rallié à Nicolas Sarkozy entre les deux tours. Deux des quatre secrétaires d'État annoncés viennent de la gauche : Jean-Pierre Jouyet aux Affaires européennes, et le « transfuge » du PS Éric Besson chargé de la Prospective et de l'Évaluation des politiques publiques.
Si l'on ajoute la nomination de Martin Hirsch, proche de Kouchner, en tant que haut-commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté, le nombre de personnalités issues de la gauche et du centre s'élève à cinq ! De quoi assécher la vague orange de François Bayrou, et asphyxier le PS à moins d'un mois des élections législatives. En attendant, cela fait aussi grincer des dents à l'UMP et parmi les sarkozystes historiques.
Mais Sarkozy et Fillon ont veillé à nommer des fidèles aux postes qui correspondent aux engagements forts de la campagne. Bras droit du chef de l'État, Brice Hortefeux hérite du nouveau ministère de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Codéveloppement qui prend des « morceaux » de l'Intérieur, des Affaires étrangères, de la Cohésion sociale, de la Justice et même de Bercy. L'ex-porte-parole de la campagne Rachida Dati atterrit à la Justice pour mettre en oeuvre les peines plancher et la réforme de l'ordonnance des mineurs, deux des promesses phares du candidat. L'autre porte-parole, Xavier Bertrand, s'installe à la tête des Affaires sociales avec pour mission de mettre en oeuvre le contrat de travail unique, le service minimum et la réforme des régimes spéciaux. Le trésorier de l'UMP et de la campagne, Éric Woerth, prend en charge les Comptes publics. Xavier Darcos, qui a beaucoup travaillé sur le programme éducatif avec François Fillon, retrouve le ministère de l'Éducation mais comme seul maître à bord, contrairement à 2002 où il avait dû partager la vedette avec Luc Ferry. Enfin, Valérie Pécresse, porte-parole de l'UMP, aura la lourde tâche de mettre en oeuvre la réforme de l'Université, un chantier très difficile.

16.05.2007

Nicolas Sarkozy s'installe à l'Elysée,Jacques Chirac s'en va.

Actulalité du 16 Mai 2007 .Le Figaro. 

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La passation de pouvoirs entre le président élu et le président sortant a lieu ce matin. 
Suivez en direct et en vidéo la cérémonie, à partir de 11h sur lefigaro.fr (avec Public Sénat)

NICOLAS SARKOZY dans les pas de Jacques Chirac. La cérémonie de passation de pouvoirs entre le président sortant et son successeur ressemblera largement à celle qui s'était déroulée en 1995 entre François Mitterrand et Jacques Chirac. Douze ans plus tard, la transmission de pouvoirs devrait se passer dans une même ambiance républicaine et apaisée. Nicolas Sarkozy, qui n'a pas ménagé le chef de l'État sortant depuis cinq ans jusqu'à ne pas citer son nom le soir de son élection, tient à ce que ce rite de la Ve République se déroule de la meilleure des manières.
Les deux équipes ont réglé ensemble et dans les moindres millimètres cette cérémonie. Début des opérations à 11 heures. Jacques Chirac accueillera Nicolas Sarkozy sur le perron de l'Élysée. Juste avant, le nouveau président aura traversé la cour d'honneur et passé en revue une unité de la Garde républicaine. Ensuite, les deux hommes auront un entretien dans le bureau présidentiel. C'est là que le sortant confiera à son successeur le code d'engagement du feu nucléaire. À l'issue de ce tête-à-tête, Nicolas Sarkozy raccompagnera son prédécesseur qui devrait quitter le palais en voiture. Le nouveau président gagnera dans la foulée le palais en seul maître des lieux. Là, probablement dans le salon des ambassadeurs, le général Jean-Pierre Kelche, grand chancelier de la Légion d'honneur, lui remettra les insignes de grand croix de la Légion d'honneur.
À midi, la première allocution
La cérémonie se poursuivra dans la grande salle des fêtes de l'Élysée pour l'investiture proprement dite, à laquelle assistent le premier ministre démissionnaire (Dominique de Villepin a présenté sa démission hier), les présidents du Sénat et de l'Assemblée nationale. C'est à cet instant qu'il entendra pour la première fois un huissier annoncer « Monsieur le président de la République ». Le président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré proclamera alors les résultats de l'élection présidentielle, investissant Nicolas Sarkozy 23e président de la République française. Le général Kelche lui présentera le collier de l'Ordre, qui symbolise qu'il en devient le grand maître.
Vers midi, il devrait prononcer sa première allocution (une dizaine de minutes) en tant que président puis saluer les personnalités (corps constitués, doyen du corps diplomatique et ses invités personnels parmi lesquels il y a sa famille et quelques élus proches). Après avoir écouté la Marseillaise, une salve de 21 coups de canon sera tirée des Invalides. Nicolas Sarkozy déjeunera à l'Élysée entouré de sa famille. Comme Jacques Chirac en 1995, Nicolas Sarkozy a décidé d'aller ranimer la flamme du souvenir sous l'Arc de triomphe. Il remontera l'avenue des Champs-Élysées à bord d'une voiture décapotable. Pas la SM Citroën comme son prédécesseur mais à bord d'un prototype 607 Peugeot qui appartient à la présidence de la République. Le nouveau chef de l'État devrait ensuite déposer une gerbe au pied de la statue de Clemenceau et de celle du général de Gaulle, en présence de l'amiral Philippe de Gaulle.
Le soir à Berlin avec Angela Merkel
Dans l'après-midi, le président rendra un hommage inédit à des jeunes fusillés en août 1944, à la veille de la Libération de Paris. Sarkozy saluera la mémoire de ces 35 résistants massacrés par les Allemands, près de la cascade du Bois de Boulogne, aux confins de Paris et de Neuilly, ville dont il a été le maire et le député. Il achèvera sa première journée de président à Berlin où il aura un entretien suivi d'un dîner avec la chancelière Angela Merkel. Un geste qui ressemble à celui de son prédécesseur qui avait rencontré Helmut Kohl à Strasbourg le lendemain de son investiture.

07.05.2007

Nicolas Sarkozy a été plébiscité par les Français.

© Reuters 

 

lundi 7 mai 2007, mis à jour à 07:37

La victoire de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle a déclenché liesse et ferveur en France parmi ses partisans et des milliers d'entre eux ont exulté place de la Concorde, à Paris

Le choix clair de la France va pousser Nicolas Sarkozy à agir.La France a effectué un choix clair en portant à la présidence de la République Nicolas Sarkozy, dont la large victoire l'autorise, l'oblige même, à engager rapidement les réformes promises tandis qu'elle plonge la gauche dans une nouvelle crise d'identité, commente lundi la presse française.

Les traditionnels clivages partisans se retrouvent en une des quotidiens de la presse nationale généraliste. Le Figaro salue "L'Eclatante victoire", Libération exprime son abattement d'un "Dur...", tandis que Le Parisien-Aujourd'hui en France s'exclame plus sobrement "C'est lui!".

Une victoire "haut la main", pour Le Progrès, "confortable" pour Libération, "sans appel" pour L'Humanité... La presse française s'accorde d'abord sur l'ampleur du succès de Nicolas Sarkozy, vainqueur du second tour de la présidentielle avec 53% des suffrages contre 47% à Ségolène Royal.

"Les Français ont choisi. Leur message est clair", confirme Dominique Quinio dans La Croix.

Pour expliquer cet écart, Libération se plonge dans l'arithmétique électorale pour découvrir que Nicolas Sarkozy a bénéficié "d'un meilleur report des voix disponibles", notamment parmi les électeurs de François Bayrou au premier tour.

"Les partisans du dirigeant centriste (...) sont revenus, pour une bonne part, dans le giron de leur famille politique d'origine à l'heure du choix final", relève le quotidien, alors que "Ségolène Royal n'a pas réussi à créer la dynamique qui lui aurait permis de combler son retard" du premier tour.

Au-delà de ces calculs, la presse française insiste sur la bataille des idées remportée par la droite.

"Nicolas Sarkozy vient de faire gagner une droite décomplexée, qui s'était donné l'objectif de la reconquête idéologique, et qui a incontestablement marqué des points sur son terrain dans cette bataille", constate Pierre Laurent dans L'Humanité.

"La droitisation de la société française n'est plus une hypothèse (...) c'est une réalité criante", insiste Renaud Dély dans Libération.

À GAUCHE, "LES COUTEAUX SONT TIRÉS"

Les électeurs ont porté à l'Elysée "un homme qui revendique, assume et transcende même les valeurs de la droite française", renchérit Roger Antech, dans le Midi-Libre.

Si elle partage cette analyse, la presse économique en conclut surtout que Nicolas Sarkozy peut et doit désormais appliquer ses réformes d'inspiration libérale.

"S'il y a bien une chose que l'on peut reconnaître à ce candidat, c'est avoir annoncé la couleur. Celle d'une droite enfin décomplexée, modernisée, débarrassée de la peur tétanisante de l'électeur ou de la rue, cette sourde crainte qui, peu à peu, a enserré Jacques Chirac dans un filet à la fois d'immobilisme et de versatilité", analyse François-Xavier Pietri, dans La Tribune.

Erik Izraelewicz emploie quasiment les mêmes termes pour défendre, dans Les Echos, l'aspiration de la France au "changement": "Après des années d'immobilisme chiraquien, c'est incontestablement le message le plus fort qui ressort de ce scrutin."

Pour engager des réformes, "Nicolas Sarkozy dispose (...) d'une légitimité tout à fait exceptionnelle, historique même - à laquelle aucun corporatisme n'est en droit de s'opposer", prévient-il.

"Nicolas Sarkozy a parfaitement le droit de (...) mettre en oeuvre (son programme) pour rapprocher, comme il le veut, la France de la norme dominante du libéralisme conservateur", admet pour sa part Laurent Joffrin dans Libération, selon qui "la France a fait un choix net".

Le nouveau président dispose de "la légitimité pour agir", confirme La Tribune en une.

Avec une telle victoire, cette légitimité est même une obligation, selon François Régis Hutin, qui, dans Ouest-France, juge Nicolas Sarkozy "condamné à réussir" sous peine d'engendrer une déception "considérable".

A gauche, en revanche, le Parti socialiste est "entré en zone de turbulences" et "va devoir tenter de sauver les meubles aux législatives", d'après Les Echos.

"A moyen terme, le PS doit réaliser ce qu'il n'a pas fait de 2002 à 2007: repenser sa doctrine et sa stratégie d'alliance", ajoute le quotidien économique.

Après une telle "déculottée idéologique", la gauche va devoir se rénover, avertit pour sa part Renaud Dély.

Or, ce processus ne se fera pas sans mal et déjà, "les couteaux sont tirés", observe Laurent Joffrin, également dans Libération.

04.05.2007

Nicolas Sarkozy promet de rassembler "sans haine".

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Reuters

Jeudi 3 mai 2007, mis à jour à 22:06

Nicolas Sarkozy promet de rassembler "sans haine"

Nicolas Sarkozy a opposé sa volonté de construire la majorité présidentielle "la plus large" à la "coalition hétéroclite" et "sectaire" qui soutient selon lui son adversaire socialiste, Ségolène Royal.

"A la coalition hétéroclite de l'extrême gauche, des Verts, des chevènementistes, des communistes, des socialistes, qui voudraient bien s'élargir vers le centre et qui n'est soudée que par le sectarisme et le sentiment de haine à mon égard (...), je veux opposer le rassemblement ouvert, tolérant et respectueux du peuple de France", a lancé le candidat de l'UMP à l'Elysée devant une dizaine de milliers de personnes à Montpellier.

A trois jours du second tour de l'élection présidentielle et au lendemain d'un débat télévisé houleux face à Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy, qui tenait son dernier meeting de campagne, a cependant assorti cette attaque d'un appel à l'apaisement.

"Je le dis à ma concurrente, nous ne devons jamais oublier que nous avons en commun une même histoire, une même culture, une même langue", a-t-il déclaré. "Nous ne devons jamais oublier que notre destinée est commune (...) Nous ne devons jamais confondre la politique avec la guerre. Pour aucun Français un autre Français ne devrait jamais être un ennemi."

Nicolas Sarkozy a dit vouloir défendre son projet "sans haine, sans mépris, sans arrogance, sans violence" et rassembler le peuple français "au-delà des clivages partisans".

"Je veux rassembler sur des valeurs, sur des convictions parce que pour moi les valeurs et les convictions c'est plus important au générique que les étiquettes", a-t-il dit. "Voilà pourquoi la future majorité présidentielle sera la plus large possible pour faire sa place à tous les Français qui veulent construire l'avenir de la France."

Il avait été précédé à la tribune par l'ancien secrétaire national du Parti socialiste Eric Besson et par le député UDF des Alpes-Maritime Rudi Salles, qui se sont montrés presque plus durs que le candidat à l'égard de Ségolène Royal.

Rudi Salles, qui a fait campagne au premier tour pour le président de l'UDF François Bayrou et a dit soutenir Nicolas Sarkozy en "homme libre" au second, a déclaré que le pays "irait à l'aventure" si la candidate du PS l'emportait.

"DEUX JOURS POUR CREER LES CONDITIONS DU RENOUVEAU"

Eric Besson, qui a claqué la porte du PS en février, a assuré qu'il lui était plus facile d'affirmer son soutien au candidat de l'UMP au lendemain du débat de mercredi soir que le 23 avril à Dijon, où il avait fait son "coming out" sarkozyste.

"Je n'osais pas dire que l'agressivité, l'arrogance n'étaient pas nécessairement là où (Ségolène Royal) le disait", a-t-il dit. "Il me semble que certaines facettes de sa personnalité sont à présent mieux connues des Français."

L'épouse du président Jacques Chirac, Bernadette, était aussi venue, dans l'avion du candidat, pour renouveler le soutien qu'elle lui a publiquement apporté le 5 avril à Lyon.

Louis Nicollin président du club de football de Montpellier, ville dans laquelle Ségolène Royal est arrivée nettement en tête au premier tour, le 22 avril, était également au premier rang.

Dans son allocution de plus d'une heure, Nicolas Sarkozy a offert un florilège des principaux thèmes de sa campagne.

"Il nous reste deux jours pour dire adieu à l'héritage de 68, deux jours pour renoncer au renoncement (...) deux jours pour que se lève le grand mouvement populaire qui emportera tous les obstacles (...), deux jours pour que soient créées les conditions du renouveau français", a-t-il conclu dans le seul moment d'exaltation de son discours.

"Deux jours, Mme Chirac, pour vous dire merci de votre amitié", a ajouté Nicolas Sarkozy, qui a également cité les ministres Jean-Louis Borloo (Emploi), Michèle Alliot-Marie (Défense), Brice Hortefeux (Collectivités territoriales), et son conseiller François Fillon, qui pourrait être son Premier ministre s'il est élu. "Deux jours (...) pour dire à la France que nous sommes unis car nous n'avons qu'une seule volonté : faire triompher la République et la nation française."

Il fera vendredi au plateau des Glières, haut lieu de la Résistance contre l'occupation nazie, en Haute-Savoie, un ultime déplacement symbolique.

Selon son équipe, il a tenu une quarantaine de réunions publiques depuis son investiture par l'UMP, le 14 janvier, effectué 36 autres déplacements, donné 27 interviews à la télévision, une quinzaine à la radio, une vingtaine à la presse nationale, une quarantaine à la presse régionale, une dizaine à la presse internationale et environ 160 à la presse spécialisée.

03.05.2007

NICOLAS SARKOZY FUTUR PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE.

  

La Tribune. fr- 03/05/07 à 12.03-

La campagne électorale se nourrit du débat présidentiel.

  

Au lendemain du très attendu débat présidentiel opposant NiLe duel entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal s'est déroulé mercredi soir devant plus de 20 millions de téléspectateurs. Au lendemain de cet événement très suivi, les équipes de campagne commentent colas Sarkozy et Ségolène Royal, les réactions vont bon train ce jeudi sur la performance des deux candidats. Si pour la presse comme pour les politologues, la rencontre n'a sans doute pas changé la donne - se soldant pour beaucoup par un match nul -, dans chaque camp on se convainc du contraire, félicitant son candidat et attaquant l'adversaire politique.

A gauche, les cadres du PS salue la "combattante", selon l'expression de Jack Lang, combattante qui a surpris hier par son engagement incisif dans les échanges. "Face à un adversaire qui s'était préparé depuis des années à une telle confrontation, Ségolène Royal a montré la pugnacité et le volontarisme de sa personnalité" a ainsi estimé Jean-Pierre Chevènement. L'ancienne ministre socialiste Martine Aubry a pour sa part relevé la "force de conviction" de la candidate face au "culot" de Nicolas Sarkozy qui "n'accepte pas de reconnaître son bilan".

François Hollande, souvent cité ironiquement par le candidat de l'UMP lors du débat, a défendu la "saine colère" de Ségolène Royal sur le sujet de la scolarisation des enfants handicapés, accusée par son adversaire de s'être "énervée". "Elle s'est mise dans une juste et saine colère" a-t-il dit, reprochant en retour au candidat UMP de promettre ce qu'il a "défait". Mais pour le porte-parole du PS, Julien Dray, Ségolène Royal a surtout acquis "un sacré statut" lors de son face à face avec Nicolas Sarkozy, prouvant qu'elle avait "l'étoffe pour faire une bonne présidente".

Dans l'autre camp, la "pugnacité" de Ségolène Royal est perçue comme de "l'agressivité". Ce matin, le candidat de l'UMP a réagi sur le débat, se disant "un peu étonné d'une forme d'agressivité de Mme Royal", ajoutant que cette colère était "une forme d'intolérance", révélatrice "des réactions d'une certaine gauche qui considère comme illégitime toute personne qui n'a pas ses idées". François Fillon, dont le nom circule comme éventuel Premier ministre de Nicolas Sarkozy en cas de victoire, va même plus loin, estimant que le coup de colère de la candidate socialiste était "une opération préméditée", "à laquelle on s'attendait d'ailleurs".

Enfin, dans un communiqué de presse de l'UMP, les porte-paroles Xavier Bertrand et Rachida Dati jugent que la candidate du PS est restée "floue sur de nombreux points essentiels pour le pays", se montrant "à plusieurs reprises très agressive, au point de perdre son calme", alors que Nicolas Sarkozy " a de son côté démontré de façon constante de la pondération et du respect".

Bayrou ne votera pas pour Nicolas Sarkozy
Dans un entretien au "Monde" daté de vendredi, le président de l'UDF affirme qu'il ne votera pas pour Nicolas Sarkozy au second tour de l'élection présidentielle. Le candidat centriste, qui avait recueilli 18,57% des voix au premier tour, ne précise pas ce qu'il fera le 6 mai, et notamment s'il votera pour Ségolène Royal. Sa position pourrait peser sur le scrutin présidentiel grâce aux 6,8 millions d'électeurs qui l'avaient placé à la troisième place le 22 avril dernier. Le leader centriste estime que Ségolène Royal s'est "plutôt bien sortie" du débat l'opposant à Nicolas Sarkozy.

Je pense fortement que Nicolas Sarkozy a toutes les chances pour l'emporter dimanche soir et soit le prochain Président de la République de tous les Français. En tout cas c'est ma conviction.

30.04.2007

Nicolas Sarkozy,futur Président de la République.

Le candidat UMP remporterait le second tour avec 52% des voix, selon un sondage TNS-Sofres pour Le Figaro, RTL et LCI.

Si le second tour s’annonce toujours serré, Nicolas Sarkozy semble reprendre de l’avance sur Ségolène Royal. Le candidat UMP gagnerait l’élection présidentielle avec 52% des suffrages (+1) contre 48% à son adversaire socialiste (-1), selon le dernier sondage de l’institut TNS-Sofres.
Fait notable : les indécis seraient de moins en moins nombreux. 17% des sondés n’expriment pas d’intention de vote contre 20% lors de l’étude précédente. Au centre des attentions, les électeurs de François Bayrou hésitent encore : 41% voteront pour Ségolène Royal, 32% pour Nicolas Sarkozy, et 27% n’ont pas exprimé d’intention de vote.
Interrogés sur l’influence du débat qui opposera le 2 mai les deux finalistes, les sondés n’attendent pas de coup de théâtre. 37% d’entre eux pensent que l’affrontement final aura une influence importante sur le résultat de l’élection, tandis que 62% estiment qu’il n’aura que peu d’influence.

23.04.2007

Une France des régions dominée par Nicolas Sarkozy.

23/04/2007 - 12h47

 

PARIS (Reuters) - L'analyse du vote dans les régions françaises met en lumière un succès homogène de Nicolas Sarkozy, notamment dans les anciens bastions du Front national comme le Sud et l'Alsace, tandis que le Parti socialiste n'arrive en tête qu'en Bretagne et dans ses fiefs du Sud-Ouest.

NORD - Les bons scores de Nicolas Sarkozy dans cette région de tradition ouvrière coïncident avec un échec de Jean-Marie Le Pen, qui avait réalisé dans cette région en 2002 des scores supérieurs souvent à 30%, mais perd autour de dix points.

Dans la région Nord Pas-de-Calais, fief historique de la gauche, le candidat de l'UMP est en tête avec 28% devant Ségolène Royal (25%), et notamment dans le Pas-de-Calais (13 députés de gauche sur 14), avec un score de 25,68%.

Le PCF, cantonné autour de 3%, est laminé dans ses derniers bastions historiques, comme à Calais, ville qu'il dirige (4,63%).

EST - L'effondrement des scores de l'extrême droite est particulièrement spectaculaire en Alsace, une région qui mettait en tête Jean-Marie Le Pen en 1995 et 2002 et le relègue cette fois en quatrième position avec 13,56% des voix.

L'Alsace, l'une des deux régions de France gouvernées à droite avec la Corse, a préféré Nicolas Sarkozy (36,20%) à François Bayrou, qui n'a le soutien d'aucun grand élu (21,40%). Ségolène Royal, avec 17,11%, fait mieux que Lionel Jospin en 1995 et en 2002.

Le FN se préserve mieux en Lorraine (14,42%) ou en Franche-Comté (13,72%), malgré un net recul.

BRETAGNE - La région, jadis à droite, confirme son virage des années 80 et place la candidate PS en tête de peu devant Nicolas Sarkozy (28% des suffrages contre 27,81%).

Ségolène Royal est en tête dans trois départements bretons sur quatre et dans la plupart des grandes villes comme Rennes (38,02%), Lannion (36,42%), Saint-Brieuc (33,2%) ou Quimper (32,9%). Nicolas Sarkozy devance la candidate du PS dans le Morbihan (29,8% contre 25,13%).

François Bayrou réalise un score supérieur à son résultat national avec 22,55% des voix.

COTE D'AZUR - Nicolas Sarkozy réalise quelques-uns de ses meilleurs scores, en mordant sur l'électorat FN normalement enraciné sur la Côte (43,59% dans les Alpes-Maritimes, 39,74% dans le Var, en tête à Toulon, Draguignan, Nice, Cannes, Antibes et Grasse). Le président de l'UMP double souvent le score de Jacques Chirac en 2002 et passe en certains endroits la barre des 50%.

Jean-Marie Le Pen perd 10 à 12 points et se retrouve derrière Ségolène Royal, en forte progression à 17,9% dans les Alpes-Maritimes et 18,71% dans le Var.

PROVENCE - Le Front national réalise ses plus mauvais scores en 20 ans dans ce qui était son bastion, notamment à Marseille, où Jean-Marie Le Pen, en tête en 1988, 1995 et 2002, finit en quatrième position au profit de Nicolas Sarkozy (34,25 %) et, à un moindre titre, de Ségolène Royal qui gagne 11 points sur 2002.

La tendance est la même sur l'ensemble des Bouches-du-Rhône, dans le Vaucluse et les Alpes-de-Haute-Provence. Le PCF connaît un revers historique. Marie-George Buffet chute à 2,56% dans les Bouches-du-Rhône où Georges Marchais, en 1981, virait en tête avec plus de 25% des suffrages.

MIDI-PYRENEES, LANGUEDOC - Fief historique de la gauche, la région Midi-Pyrénées a offert une nette victoire à Ségolène Royal avec 31,11% des suffrages. Elle réalise son plus beau score en Ariège (35%), obtient 36% à Toulouse, lieu de son dernier meeting, et 34% à Montpellier.

Sur sa terre de l'Aveyron, José Bové n'a pas réussi sa percée (2,89%). Dans les six départements du Languedoc-Roussillon, seul celui de l'Aude a donné sa préférence à Ségolène Royal avec 31% des suffrages, mais partout ailleurs Nicolas Sarkozy l'emporte aisément.

AQUITAINE - Cette région de gauche confirme son inclination pour Ségolène Royal (28,57%), qui devance d'une courte tête Nicolas Sarkozy (27,28%) et le Béarnais François Bayrou (21,40%). La socialiste est en tête avec 31,37% à Bordeaux.

Jean-Marie Le Pen est laminé avec 8,65%. Implanté dans ce département, le candidat CPNT, Frédéric Nihous, y obtient 1,13% des voix (1,15% à l'échelle nationale).

En Gironde, le département le plus peuplé, la candidate socialiste devance Nicolas Sarkozy (29,27% contre 28,05%), François Bayrou y frôlant les 20% (19,75%).

François Bayrou arrive en tête dans "ses" Pyrénées-Atlantiques avec 29,61% contre 26,31% à la candidate socialiste et 24,93% au président de l'UMP.

RHONE-ALPES - Lyon, ville plutôt centriste dirigée par le PS, a plébiscité Nicolas Sarkozy avec 34,46%, devant Ségolène Royal (27,29%). Dans l'ancienne "capitale de l'UDF", François Bayrou arrive en troisième position avec 22,09%.

En banlieue lyonnaise, c'est également le candidat de l'UMP qui réalise les meilleurs scores . Nicolas Sarkozy arrive en tête des candidats dans toutes les communes socialistes (Bron, Saint-Priest, Décines, Rillieux-la-Pape, Meyzieu).

Grenoble et l'Isère restent en revanche fidèles au PS, de même que l'Ardèche et la ville de Privas et Saint-Etienne.

PARIS ET BANLIEUE - Nicolas Sarkozy (35%) et Ségolène Royal (32%) ont écrasé le vote dans la capitale, gouvernée depuis 2001 par la gauche.

Le candidat UMP réalise un raz-de-marée dans les quartiers favorisés, culminant à 64% dans le XVIe et 58% dans le VIIIe, quartier des Champs-Elysées.

La candidate PS dépasse les 40% dans les quartiers plus populaires du nord-est (XVIIIe, XIXe, XXe) et dans le Xe. Les Verts, une des composantes de la majorité municipale, sont laminés avec des scores compris entre 0,7% et 1,9%.

Dans les banlieues, Nicolas Sarkozy réalise un score plébiscitaire de 87% dans son fief des Hauts-de-Seine, Ségolène Royal l'emporte de loin dans les quartiers populaires, avec des scores souvent supérieurs à 40%. Le PCF est en déroute, voire en voie de disparition avec moins de 5% dans certaines des dernières communes qu'il dirige.

OUTRE-MER - Nicolas Sarkozy est en tête en Guadeloupe avec 42,63% contre 38,27% à Ségolène Royal, ainsi qu'en Nouvelle-Calédonie (49,74% contre 23,73%). Sa rivale PS le devance largement en Martinique (48,49% contre 33,76%) et à la Réunion (46,23% contre 25,08%). Les scores sont proches en Polynésie (45,23% pour l'UMP contre 41,68% à la PS), à Mayotte et Saint-Pierre-et-Miquelon.

 

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